lundi 9 avril 2018

Traçages Pays de Sault, deuxième session

Lundi 09 Avril 2018
Pertes de la Vernouze et de Coumeilles
Participants : Boris, Jérôme, Laurent + visite de Jean-Luc et Julie
TPES : 5h

La nature est bienveillante pour les hydros-spéléos ce printemps puisqu'une nouvelle fenêtre météo favorable s'est mise en place entre deux épisodes de pluies. Il est tombé environ 45mm Dimanche et cours d'eau et résurgences ont fortement réagi.

Après pas mal d'incertitudes finalement le protocole prioritaire est défini et le top départ est lancé ce lundi vers midi. Nous avons très peu de temps car la décrue est très rapide cette fois (plus de neige).
A 15h, 5kg de sufo sont injectés dans la perte de la Vernouze.

Injection; le débit est de 20 L/sec environ

Volutes esthétiques

Les derniers écoulements se perdent devant la cavité


L'eau durant la crue de la nuit s'est infiltrée sous la digue, la cavité a été décapée et nettoyée sans la moindre mise en charge. Il faudra prévoir une grille à fin maillage pour la suite.
Vidéo du site :


Ensuite direction Coumeilles; la perte est vraiment spectaculaire avec un débit de 300 l/sec mais qui a largement dépassé le mètre cube seconde dans la nuit. Aucun équivalent dans le département.
Le lien de ce site avec la genèse du  Blau et du Chandelier paraît très probable.
Nous injectons 6kg d'éosine.

Mélange

Injection

Vers l'inconnu



 Les résultats de ces deux traçages seront forcément inédits et sont attendus avec impatience...

Paysage reposant après l'action

dimanche 8 avril 2018





Samedi 7 avril 2018
Josep Herreria à Cibelle
comme en avril 2017, séance photo à Cibelle avec Josep Herrerias et quatre collègues spéléo de Barcelone. Ils n’ont pas hésité à faire un aller et retour depuis la capitale Catalane ce Week-end pour passer 5 heures à mitrailler la cavité. Josep est un inconditionnel et extraordinaire photographe spécialisé dans l’immortalisation des beautés souterraines. Il a parcouru toutes les plus belles cavités de France et de « Navarre ». Il viens d’ailleurs de sortir deux livres de 150 pages. Agréables et variés, il les a baptisé « Delicatessens » et « Sensations ». Ils sont de toute beauté et composés de ses plus belles réalisations. Il travaille actuellement à un troisième volume qui verra le jour prochainement.
 Connaissant la longueur des prises de vues, j’en ai profité pour fignoler un travail commencé l’an dernier. Pour rafraîchir l’air caniculaire qui pénètre dans la cavité pendant nos étés devenus torrides, j’ai construit un sas devant la porte d’entrée . Lors de l’été 2017, il a bien rempli sa fonction mais la construction n’était pas tout à fait étanche. J’ai donc coulé une dalle ciment sur le dessus en remplacement de dalles en pierres. 
 André Rieussec s’est joint aussi à nous et a effectué des mesures de t° et d’hygrométrie. Celles-ci, renouvelées cet été, nous permettrons de quantifier l’impact au fond de la grotte des variations climatiques. Peut-être une explication à la lente détérioration d’une partie des aragonites. Un prélèvement va être amené par André à Moulis à des fins d’analyses pour contrôler la présence ou non de bactéries.
Dans le gour d’entrée, nous avons constaté pour la première fois la présence d’une petite bestiole d’un centimètre environ. Elle était en train de dévorer un de ses congénères. Peut-être un rituel de la femelle après accouplement comme certaines autre variétés d’insectes ? La nourriture doit quand même être rare et précieuse en ces lieux...
                                
                                                                   c'est quoi ?

congrès régional spéléo occitanie Nant aveyron

Samedi ,en Aveyron au congrès régional
Visite des stands matériel,expositions photos et stand livres.
Rencontres , retrouvailles,discussion...
Un peu de tourisme géologique au chaos de Montpellier.
Après l apéro , débute la soirée festive .


samedi 7 avril 2018

Trou en bord 613
Samedi 7 Avril 2018 l'après-midi: Prospection amont massif de Ginoles.
Trou du poljé
Pour une fois sans Aza, qui la veille était revenue...couverte de tiques!
Trou a ciel ouvert
Descente de la vallée temporaire au Nord-Est de Coudons. A priori zone d'infiltration favorable à des entrées. Et bien non, même les zones en beaux calcaire sont bouchées au delà du raisonnable...Je retrouve quand même le PY5 sous la D613. Superbissime porche bouché que je viendrais bien désobstruer....si je trouve un ou des volontaires. Le trou du secteur le plus intéressant est....hélas le petit départ en bord de route non loin en aval du point 836. Très délicat à ouvrir sur un domaine qui relève de l'administration des routes. Pourtant en stockant les remblais juste au dessus en sous bois, ça ne nuirait ni à la s
le PY5
écurité de la route, ni a l'écoulement des eaux du caniveau....Passage dans le superbe lapiaz à l'ouest du point 836. Avec un effondrement, trou à ciel ouvert, qui témoigne d'une belle karstification. Ce massif me fait penser a celui de Missègre en matière de comblements. Le moindre semblant de trou doit être pris au sérieux même s'il est bouché. En matière d'épineux aussi!
Pour finir descente à l'entrée du trou du poljé de Coudons. Je n'ai aucun doute que l'entrée de ce réseau révélé par la coloration soit là! Excellentissime ventilations aux deux entrées. Celle de droite ne fait que souffler un sef froid, alors que celle de gauche fonctionne en courant d'air de volume. A revoir absolument. Avis aux amateurs.TPES:3H
Un gabarit étroitures!
Les touriste Belges sont de retour!!

vendredi 6 avril 2018

Ca creuse bien dans l'Albien

Vendredi 06 Avril 2018
Perte de la Vernouze
Participants : Jean-Luc, Henri, Gaëtan, Laurent
TPST : 7h

On est de retour à la perte pour une deuxième séance. Nous sommes cette fois accompagnés de Gaëtan, un des pionniers de Vignevieille et actuel président du club de "La Cordée". Jean-Luc découvre également le site avec enthousiasme.
La perte coule encore pas mal (6 à 7 l/sec environ) et la météo est de notre côté. On décaisse terre et blocs le matin puis nous devons passer à une méthode de désobstruction plus lourde.
Il faut un peu de temps pour apprivoiser les réactions de cette roche dans laquelle nous n'avons jamais travaillé auparavant, mais on s'adapte vite...

Mais qu'est-ce qu'ils peuvent bien fabriquer là-dedans ?
 Avant d'avoir eu besoin de finir l'élargissement du méandre tout droit, un trou s'ouvre subitement dans le bas du conduit. Dessous c'est pénétrable...
Passage vers le ressaut
Un ressaut de 4 à 5m se présente et se franchit en désescalade. En bas on est debout, le sol est plat. Tout est nettoyé par le passage de l'eau, aucun signe de mise en charge. La suite est évidente, un beau méandre haut d'un mètre cinquante mais encore impénétrable, avec le courant d'air.
On pourrait presque se croire dans du calcaire au niveau des formes...
Il y a du boulot pour atteindre un coude à 90° un peu plus loin. On a démarré les hostilités mais il faudra revenir, bien sûr...
La suite...on devine le virage au fond

La digue prend forme...Jean-Luc est passé par là...

dimanche 1 avril 2018

De mieux en mieux

Dimanche 01 Avril 2018
Perte de la Vernouze

Participants : Henri, Laurent
TPST : 6H30

Sans laisser refroidir après les traçages, nous sommes allés voir ce que le trou souffleur récemment découvert avait dans le ventre.
Pour planter le cadre, il s'agit d'une vaste dépression presque invisible qui draine une vallée et un ruisseau non cartographiés; ruisseau qui se perd brutalement dans un secteur du plateau de Sault non calcaire.
Quand on sait qu'on est le 1er Avril, ça doit laisser songeur...
Pourtant en regardant les choses sous un autre angle et en l'état actuel des connaissances, nous sommes théoriquement à l'aplomb du collecteur venant de Camurac et aboutissant à Font Maure (24 km à vol d'oiseau et 5m3/sec de débit à la source en ce moment). Nous sommes également proches de la vallée fossile menant au Blau (beaucoup plus près que Font Maure), donc sur une entrée haute potentielle du Chandelier, et accessoirement sur le cours du paléo-Rébenty qui a laissé trainer là ses alluvions. Un genre de point-clé dans l'hydrogéologie passée et actuelle du massif, qu'aucune interprétation sérieuse ne solutionne à ce jour.
Ca, ça laisse encore plus songeur...

Mais assez de réflexions, pour l'instant on casse du caillou et on creuse de la terre...
Résumé en images :

Début de chantier après débroussaillage à la pioche

La perte avale encore 15 à 20 l/sec

Vue du chantier depuis la perte active

Le travail avance

La roche encaissante, les marnes de l'Albien, ici karstifiées contre toute attente

Un filon insoluble très dense remonté de la cavité

L'état du chantier en fin d'après-midi; la digue servira à protéger en cas de forte crue

Bilan : malgré la faible amplitude thermique et la quantité d'eau avalée, courant d'air aspirant ++ à la mi-journée, moins fort vers 17h.
Un chenal de voûte de méandre en hauteur sauve la cavité de l'obstruction totale et canalise l'air. Bon espoir d'élargissement quelques mètres devant même s'il reste pas mal de boulot.

La découverte de ce point faible dans la cuirasse terreuse du plateau est le point d'orgue d'une semaine intense en émotions et riche de nouvelles avancées dans les connaissances du massif.