mercredi 13 novembre 2013

Incursion dans la zone rouge

Mardi 12 Novembre 2013
Roc de Nitable
Participants : Henri, Christelle, Laurent
TPST : 8h40


Nous continuons sur notre lancée automnale et profitons d'un sursis météorologique supplémentaire pour tenter de finaliser l'exploration et surtout la topographie des conduits inférieurs du réseau.

En effet, malgré des pluies quasi-quotidiennes sur le massif, la remise en eau des zones profondes ne semble pas encore avoir débuté et le verrou liquide défendant l'accès à cette zone du trou est toujours à sec. Ne connaissant pas le seuil de décenchement, il convient d'être prudent et de ne pas tenter l'aventure s'il y a un risque de précipitations.

Aujourd'hui tout est calme et nous sautons sur l'occasion. Christelle et moi partons au terminus de l'inférieur pendant qu'Henri continue la pose de prises de pied dans les zones verticales du cheminement principal.
Nous arrivons au fond de la branche basse vers midi. Avant d'attaquer la topo je pousse plus avant l'exploration en franchissant l'étroiture qui m'avait arrêté la dernière fois. La suite est un méandre quasi horizontal. Au bout d'une vingtaine de mètres je tombe sur un ressaut, assez vite désescaladé.
En bas ça s'élargit, mais ça continue à plonger en plan incliné. Ceci combiné à l'absence de courant d'air dans ce secteur me fait ressentir une arrivée imminente sur de l'eau...

Effectivement quelques mètres plus loin j'arrive sur une petite terrasse qui surplombe un GROS siphon. Trois mètres de diamètre, subvertical, et le faisceau de la scurion se perd dans ses profondeurs. A tous les coups c'est un regard sur l'énorme zone noyée du massif, de quoi faire baver notre plongeur local, mais je vous raconte pas l'expédition de dingue s'il faut un jour amener des bouteilles jusqu'ici...

Je tente un passage latéral qui me fait gagner une douzaine de mètres, mais dans la mauvaise direction, cad en revenant sur mes pas. Pour nous ce sera le terminus de la branche...
La sensation d'engagement est assez intense, on a vraiment l'impression de visiter une zone interdite aux humains 95% du temps. Au moindre sursaut du monstre, aucun echappatoire sur plusieurs centaines de mètres, on serait faits comme des rats...

Nous démarrons la longue séance de topographie en mettant cette idée de côté. Petit florilège en photos de la progression :


Conduit déchiqueté : un régal pour les combis !






Siphon de sable noir typique du réseau

Joli gour. Henri qui devait avoir faim y voit une pizza avec une olive...


Une zone de conduits plus larges au milieu du parcours : absence totale de concrétionnement, paysage austère, sable fin au sol


Après plus de 5H de topo, 51 visées et un peu plus de 300m enregistrés sur le carnet, nous jonctionnons enfin avec le cours principal au niveau de la sortie de la TLMC, avec une satisfaction non dissimulée. Henri, qui a farfouillé dans la zone des cheminées après son équipement, nous rejoint avec un timing presque parfait. Il a découvert une suite potentielle supplémentaire en hauteur que je lui laisserai le soin de commenter.
Le chemin du retour se fait en appréciant les nouveaux aménagements.
La partie topographiée de la cavité atteint à présent les 1300m mais il reste encore pas mal de boulot.
On verra si la fenêtre météo se prolonge...

lundi 11 novembre 2013

Pour que vive le Blog....
Samedi 9 Novembre 2013:
Ancien...devant une vielle pierre...

Monika
A défaut d'un compte rendu des responsables de la sortie.....quelques photos de cette belle sortie classique à la rivière souterraine du réseau André,en amont de la grotte de l'Aldéne.
Dominique
Huit participants: Hervé et Denise,Séverine,Laurent,
groupe...monochrome...
Christelle,Dominique,Monika et moi même.
Pas de photos sous terre.....personne apparemment n'avait osé mouiller l'appareil....mais devant l'entrée et après la sortie dans la rivière aérienne,à la recherche de la perte principale.
Belle grotte,avec un débit plus important qu'a Cabrespine,mais....c'est là que l'on ce rend compte que l'on a beaucoup de chance d'avoir justement Cabrespine....5 fois plus longue...mais surtout si bien concrétionnée!
Et en plus d'accès extrêmement facile. TPST:5H

dimanche 10 novembre 2013

Sauvetage de la chienne Miki


Le 6 et 7 et un peu du 8 novembre 2013
Participants du SCA : Alain M. JPP et l'équipe de chasse de Villeneuve
TPST : 10h30
             Ce mercredi 6 novembre, au cours d’une banale journée de chasse, un drame se joue. Une petite chienne de race Jag Terrier a disparu subitement des écrans radars du GPS. Cet instrument spécialisé est destiné à localiser les chiens de chasse et les ramener plus facilement au bercail le soir venu. Sa course derrière un renard, tracé sur la carte IGN, cesse brusquement par manque de contact satellite. La nuit arrive, et nous nous mettons à la recherche de la cavité dans laquelle a dû se glisser la petite bête. La précision de l’appareil est telle que nous localisons sans mal l’entrée du terrier. Là, des grognements lointains confirment bien sa présence. Mais le problème est l’étroitesse de la galerie et la dureté de la roche. Le trou est situé dans les calcaires bleus de l’ère primaire, un kilomètre au nord de Villeneuve Minervois, en bordure de la rivière « La Clamoux ». La nuit arrive et nous décidons de remettre au lendemain une quelconque investigation. Nous espérons aussi la sortie de Miki lorsqu’elle aura calmé ses ardeurs contre ce malin renard.
           Dédé et Christine, les propriétaires de la chienne sont dans un état déplorable. Il faut dire que la petite Jag, au demeurant excellente à la chasse, est plutôt du genre canapé et partage parfois leur lit. Ils vont scruter inlassablement l’écran du GPS qui reste désespérément muet. Le lendemain à quatorze heures, nous décidons d’intervenir. Une grande partie de l’équipe de chasse s’est mobilisée. Le terrain est défriché et nous nous mettons à creuser pour essayer d’élargir cette entrée, juste de la taille d’une tête. Heureusement, le sol couvert de terre permet de descendre de manière conséquente. Mais la roche se rétrécit et freine la progression. Le recours à l’explosif devient obligatoire. Je téléphone à Alain qui est au travail. En véritable chef d’équipe, il donne le ton et les directives. Je laisse les compagnons chasseurs continuer le travail et je pars chercher les fournitures nécessaires.
          A mon retour, à ma grande surprise, ils ont réussi à agrandir un peu plus le passage. Je pense alors à Etienne qui est en ce moment loin d’ici. Je rêve de sa souplesse pour se faufiler dans les étroitures. Je m’engage quand même dans cette galerie remontante sur cinq mètres qui s’élargit un petit peu. Puis, trois mètres plus loin, en contrebas, un grand cris de joie s’échappe de ma poitrine et se répercute jusqu’à l’extérieur : la chienne est là. Sa tête émerge d’un petit trou et semble me supplier de la délivrer de sa prison de roche. Une étroiture située dans un  point bas a dû se combler après son passage. Malheureusement, la partie restante pour l’atteindre est trop étroite. Une grande lame de trente centimètres d’épaisseur barre le passage. Il faut faire parler la poudre.
           Entre temps, les chasseurs ont amené  un groupe électrogène. Alain vient d’arriver et tout le matériel pour la désobstruction est prêt. Nous avons mis une grosse couverture devant la chatière pour protéger la chienne. Deux tirs de faible puissance sont d’abord effectués pour aménager le passage des seaux. A l’extérieur, la nuit a couvert depuis longtemps les lieux. Dédé et Christine sont là avec tous les chasseurs. La détonation est raisonnable. Personne ne bronche. Le tir suivant destiné à exploser la lame est fracassant. Malgré les paroles rassurantes d’Alain sur le sort de Miki, le groupe blêmit. Une deuxième charge aussi impressionnante achève l’assemblée qui ne se fait plus aucun doute sur la survie de notre chienne après une telle déflagration. Mais Alain, imperturbable, est sûr de son coup.
           L’heure tourne. Nous n’avons pas pris de repas et la fatigue commence à se faire sentir. Le va et viens incessant que nous effectuons avec Alain dans cette longue étroiture est épuisant. La chaleur qui règne en haut de la cloche est très éprouvante. Nous ressortons chaque fois exsangue. Nous enlevons les couvertures pour aérer un peu et la chienne ressort sa tête. Ses pleurs nous fendent le cœur et nous interdisent tout repos. Parfois, comprenant notre manège, elle gratte le sol ou saisit un cailloux dans sa gueule pour nous encourager. Puis épuisée, elle ferme les yeux, bercée par le son du burineur.
           Il ne reste que quatre vingt centimètres pour l’atteindre. Il est prés de minuit. Voilà dix heures que nous bataillons sans arrêt. Je commence à me décourager mais Alain ne faiblit pas. Il remonte faire un dernier tir. Celui-ci a bien travaillé et me permet de m’approcher un peu plus. Hélas, la chienne apeurée a disparue. J’en profite pour nettoyer le sol de l’étroiture. Les poignées de cailloux sont remontées à l’énergie, pour ne pas dire à l’agonie. Le trou en contrebas est monté couché, à reculons. Je suis au bord de l’épuisement. mais surtout exaspéré car la chienne ne réapparaît pas.
          Dédé entre alors en scène et ses puissants appels portent enfin leurs fruits. Miki sort maintenant la moitié du corps et se met à hurler. L’instant est tragique. Je suis impuissant car lorsque j’essaye de la cramponner, elle me montre les dents et fait mine de me mordre. Désespéré, je sors du trou. Alain enfile un énorme gant scotché avec la veste. Il a l’intention de l’extraire de force. Tout à coup, un bruit bizarre se fait entendre. C’est le genre de bruit tout à fait anodin que fait un chien lorsqu’il s’ébroue de la tête à la queue. Jamais un tel bruit ne m’avait procuré autant de plaisir. Je viens de comprendre que l’animal vient de s’extraire de la faille. Alors là, je ne vous raconte pas les cris de joie et les pleurs. La vedette bien involontaire de cette journée semble défiler, toute fière  dans la haie d’honneur formée à sa sortie.
           Mais cette sacré Miki nous aura fait passer de biens mauvais moments et nous espérons que l’expérience restera gravée dans sa mémoire pour éviter à l’avenir de tels désagréments.

                  Une partie de l'équipe des sauveteurs et la chienne Miki dans les bras d'Alain

mardi 5 novembre 2013

Mystère et boule de gomme

Dimanche 03 novembre 2013
Salle du mystère Trassanel 4
participants : Jean-Marie, Sylvain
TPST : 8h30


 Toujours partant pour un bain de boue, et encore sale (en ce qui me concerne) de la sortie de la veille au Nitable, nous repartons au Mystère explorer les lieux plus sereinement.

Après un casse-croûte rapide (même si ici l'espoir est mince de laisser la bouffe loin derrière), nous nous engageons dans l'infâme cloaque, équipé pour ma part d'un Kway mis à l'essai...

L'aspect répulsif du fond nous incite d'abord à revisiter la partie haute de la faille. Nous creusons aisément une bonne trentaine de centimètre dans de la boue sêche ce qui me permet de m'engager dans un conduit redescendant, mais qui semble assez rapidement bien colmaté et impossible à creuser vu son pendange. Pas de courant d'air en point bas, celui ressenti lors de la dernière sortie provenant très certainement d'un bouclage avec un petit conduit débouchant en haut de la faille.

Plus le choix, il faut retourner au purgatoire. Pendant que JM patauge dans la fosse de "la botte à Bonnel", je retourne dans le laminoir creusé au courage par nos anciens. Le courant d'air, bien qu'assez faible est très net et provient d'une fissure d'une dizaine de centimètres en bout de conduit, dans un espace qui s'élargit légèrement. Les derniers tirs semblent avoir seulement fracturé la roche mais travailler à la massette, tête en bas, dans un conduit si étroit relève du contorsionnisme.
Pendant que JM s'enlise et jure qu'il ne reviendra plus, j'effectue mon baptême de tir en solo, guidé par la voix de mon maître en tentant un élargissement côté droit, dans des positions acrobatiques.

La remontée est abominable, et la ligne juste assez longue pour arriver dans l'entonnoir du mystère.
Vu l'état du matos de tir, je suis tout surpris d'entendre la déflagration caractéristique au contact de la pile. Les gaz remontent rapidement jusqu'en haut.

On abandonne les combis lestées et sortons sans encombre en 2h. La corde du Ribéro est laissée en place pour une sortie prochaine visiblement prévue.

Le bilan de la journée est faible, mais on sait maintenant exactement ce qui nous attend et il faudra être plus efficace par la suite. L'objectif est à présent bien ciblé mais passe par 2-3 séries de tirs d'élargissement (en espérant bénéficier 'un courant d'air plus marqué), avant d'espérer voir du nouveau...


dimanche 3 novembre 2013

De l'enfer au paradis, chronique d'un pompage réussi...


Samedi 02 Novembre 2013
Roc de Nitable
Participants : Isabelle, Christelle, Jean Michel, Sylvain, Laurent
TPST : 9h

Troisième offensive pour tenter de franchir le verrou terminal de l'axe majeur du réseau, avec une équipe efficace et gonflée à bloc.
Les travaux antérieurs (premier pompage et élargissement de la voûte) nous ont bien rapproché de l'objectif. L'eau n'est pas remontée et il reste quelques centaines de litres à vider.

Nous sommes à pied d'oeuvre au fond du trou vers 11h.
On teste une nouvelle technique sur une idée de Sylvain avec deux bidons de 25l et une navette de corde entre la voûte mouillante et le barrage. Pendant qu'un équipier remplit le premier, le second est en train d'être vidé dans la Ganguise. Les tractions permettent de ne pas se refroidir.

 
Après une vingtaine de voyages, le niveau d'eau est bien descendu et le passage s'assèche progressivement. Jean Michel continue de l'élargir manuellement pendant que Christelle fignole le vidage à l'aide d'une bouteille d'eau décapitée. La boue liquide apparaît au point bas.
 



Sylvain a la bonne idée de manger avant d'attaquer la suite. La suite...qui va lui donner raison. Nous rentrons dans le siphon à sec proprement dit. Enfin, proprement, le terme est plutôt mal choisi...
Après une courte remontée, le conduit s'élargit et redescend vers un entonnoir glaiseux. A première vue un piège à con, mais il y a un coude en bas avec une lucarne impénétrable et derrière, la fameuse résonnance maousse...ousse...ousse...


Au coeur du siphon...
 
Une cloche d'air en plafond bien matérialisée
On s'attaque à la lucarne au marteau burin. Il ne s'agit pas de roche mais de concrétion en chou fleur formées en régime noyé. Lentement, le passage s'agrandit et l'obstacle cède au bout d'une demi-heure.

Je sors dans une belle conduite forçée rectiligne et remontante linéaire sur une vingtaine de mètres. Il faut traverser auparavant un court plan d'eau où l'on se mouille jusqu'aux genoux.


la sortie du siphon, les combis ont pris la couleur locale...
 


Mais le plafond laisse augurer une suite plus accueillante


 
Le niveau d'ennoyage temporaire de la cavité est marqué au cordeau et la transition est brutale. La roche bleue et propre apparaît. Il y a deux passages : le premier entre coulée et paroi semble redescendre vers un nouveau plan d'eau; le second, dans la conduite, remonte de plus en plus fortement jusqu'à la subverticalité. Nous grimpons...

Nous nous élevons de 20m environ et Jean Michel repart chercher les cordes pour sécuriser le passage. Il y a une faille qui continue à gauche mais à droite c'est un départ de galerie horizontale qui s'ouvre. Au sol, du sable qui témoigne de crues ancestrales antérieures au concrétionnement.
La galerie est cupulée et mène à un ressaut de 3m super lisse. Un nouvel écho se fait entendre au loin.

Nous descendons le ressaut, puis une étroiture vite franchie nous mène à une galerie inclinée qui descend elle aussi. Le concrétionnement devient riche et il faut faire attention à la casse. Nous sommes aux antipodes de l'environnement dans lequel nous étions il y a une heure à peine.


De la brosse à dent dans les Corbières, qui l'eut cru !

Excentrique suggestive

La descente se poursuit jusqu'à l'arrivée en plafond dans une belle galerie avec amont et aval. Du tube, de l'eau, des cristaux, le bonheur est au rendez vous de cette première. Nous en oublions les obstacles rébarbatifs que nous venons de franchir.
Je parcours rapidement l'aval pour vérifier l'hypothèse d'un bouclage avec le bas du grand toboggan. Après avoir franchi un premier plan d'eau, je tombe sur un deuxième assez large avec à peine quelques centimètres d'air au plafond. Je pousse un cri et Isabelle, qui équipe avec Jean Michel, me répond de plus loin de l'autre côté. Une interrogation vient d'être levée...

Retour au carrefour. Nous partons en première vers le coeur du massif, plein sud ouest. La suite est belle et facile, nous prenons un pied non dissimulé...
Dommage que ce soit le moment choisi par mon appareil photo pour rendre l'âme sur les prises de vue avec un peu de profondeur de champ. Je poste ce qui est exploitable comme photo d'explo...









 




Dans un dédoublement supérieur de la galerie, un subtil mélange de calcite et d'aragonite qui n'a rien à envier aux belles cavités du Minervois...






Et une galerie en forme de coeur



Toute l'équipe se rejoint. La galerie quasi-horizontale finit par redescendre légèrement et le sable fait son apparition au sol. Il semble fossilisé et parfois induré par de la calcite. La galerie tourne soudain à angle droit et recoupe un actif temporaire sortant d'un petit siphon. La suite se transforme en laminoir à cause du sable induré en grès. Plus moyen d'avancer pour aujourd'hui sans plusieurs heures de piquetage au sol mais il y a un bon espoir de suite.

De tout évidence, cette portion du trou qui faisait transiter de puissantes crues est fossile à présent.
La première du jour s'élève à environ 200m, mais d'une richesse minérale indiscutable sachant que nous sommes dans les Hautes Corbières habituellement assez stériles dans ce domaine. Une bonne explo, récompense après l'effort, comme on en vit trop peu...

Un dernier coup d'oeil, et on fait demi-tour


De retour au siphon pompé on mange enfin le repas de midi alors qu'il est 17h30, et puisque j'ai amené le perfo jusqu'ici, je perce la voûte en prévision des futures explos. Selon toute probabilité, elles n'auront pas lieu dans cette portion de la cavité avant 2014. Il est en effet annoncé plus de 50mm de pluie sur le massif d'ici à jeudi prochain.

Sortie de toute l'équipe plus ou moins entamée vers 19h sans encombres et décrassage rituel dans le Sou. Un coup de chapeau aux filles qui n'ont pas démérité aujourd'hui étant donné les conditions d'engagement.
Mission accomplie...
Formation....again and again....Trabanet par l'entrée 2:

Samedi 2 Novembre 2013:
Malgré la publication sur le calendrier (un peu tardive,je l'avoue),et l'envoi de mail aux membres potentiellement intéressés....je ne retrouve que Jean Luc et Julie au col de Coudons à 9H.
Toujours très motivé pour ce former,Jean Luc prend en charge l'équipement de cette entrée N°2,que j'ai localisé quelques temps plus tôt.Météo France c'est trompé....et il ne pleut pas,ce qui nous permet sur le parking de préparer les kits dans les règles.ça aussi ça fait partie de la formation:ne pas attendre que les "gentils animateurs"spécialistes du matos....fassent tout le boulo!
Descente à 10H20 dans cette entrée de 1967,qui avait mobilisé plusieurs clubs de l'Ariège.J'en profite pour noter les concordances entre la fiche d'équipement publiée dans "spéléaude"...et la réalité.C'est correct,mais...il ne faut pas oublier de prendre des plaquettes pour spits...bien que le trou soit broché depuis 1994.Puits étroits et sombres au début,typiques du Pays de Sault,puis après une belle galerie,arrivée sur du plus en plus gros à partir du tobogan de 20M.Toujours appliqué et consciencieux,Jean luc prend le temps de bien faire, et je le suis de près.Je prend les commandes dans le tobogan,ou j'anticipe des passages plus techniques.Il faut croire que la SSP était fauchée au moment du brochage....vue l'amusant scellement au plein vide du P23: une grosse clef à oeil de mécanique, noyée dans la résine!!Magnifique ultime descente plein vide dans l'imposante grosse galerie du Trabanet.Il y a 6 millions d'année,il y a vraiment eu de gros creusements dans ce secteur!Les deux ressauts qui agrémente cette descente sont vîtes équipés....malgré le brochage parfois mal conçu...Et vers -165 un sol plat nous incite à nous remplir le ventre qui commençait à gargouiller.
Ici il fait presque froid, et l'on ne traîne pas pour finir d'équiper les ressauts terminaux en faille.Puis ce qui me trottait dans la tête depuis un moment:repister soigneusement le terminus.Bonne intuition....puisque dans cette hyper classique-historique,l'on repère au moins 3 endroits....à travailler,dont un avec une inexplicable aspiration....que j'avais déjà pistée il y a des années.Courant d'air de convection interne,comme souvent sur le plateau....rien n'est moins sur!!!Ces passage d'après la topo,ce dirigerait vers le dessous du terminus des grosses galeries!Et j'ai toujours pressentis une suite importante dans ce trou...
Trou historique s'il en fut,puisque sa première exploration fut la deuxième sortie officielle du SPELEO CLUB DE L'AUDE le 18 Octobre 1934,deux jours après la création du Club dans un café de Quillan!....et en compagnie (plutôt sous les ordres!)des deux célébrissimes spéléologues:Robert de Joly et Bernard Géze.
faille sud-ouest terminale
Ces deux pionniers symbolisaient ce que la spéléo allaient devenir par la suite:  Le coté activité sportive organisée à la paramilitaire, et le coté recherche scientifique des Sciences de la terre....
attention....frottement!
Pour les 80 ans du Club,ce serait quand même quelque chose.....de trouver la suite de ce trou!Soit par là,soit par la perte du Tournier plus à l'est,que je soupçonne faisant partie du même collecteur.Bien que les géologues pensent que le coeur du synclinal sous jasent soit
de la théorie à la pratique

 constitué de marnes.....l'on a eu plusieurs exemples de découvertes importantes dans ce type de terrains: Aven de vidorles,Caudières....et j'en passe..
Remontée sans problèmes....mais pas sans sueurs,pour Julie qui appréhendait un peu les P24 et P23 plein vide...et moi même,qui me coltine deux gros kits! TPST: 6h35
Descente à refaire,mais cette fois ci par le P68 originel (fractionné 6 fois!),avec par exemple deux équipes:Les plus dégourdis équipant et descendant travailler au fond,les autres suivant plus tranquillement...

Affaire à suivre....