jeudi 18 août 2011


Jeudi 18 Aout




Hier soir Fred Anto et Fredo sont rentrés à 2 heures du mat. Inutile de dire que personne ne dormait. Zhang Jia Yan Kou Keng s’est terminé une centaine de mètres au dessous du dernier terminus dans une faille impénétrable ou s’engouffre l’eau et tout le courant d’air. Ils ont été pris par la crue lors du retour : l’eau est devenue marron, le niveau est rapidement monté. La galerie était assez large mais le retour dans la rivière a été long ; le P60 arrosé en totalité…


Ils ont décidé de déséquiper ce qui les a encore retardés. Bon, à partir de 2 heures on a pu enfin dormir.


Ce matin Claire et Lulu font visiter la grotte de Rocher (maintenant du Lotus) à 2 chinois (local leaders…), la progression de l’un d’eux a été rude, ce qui est exceptionnel. Bernard et Vincent les ont accompagnés sur une partie, puis sont allés équiper le réseau actif pour y envoyer une équipe demain (arrêt 2006 à –280) s’il y a moins d’eau.


Fredo s’est reposé à l’hôtel.


Jo et Antho sont partis voir une nouvelle cavité : 300 mètres de topo (cavité terminée)


Avec Fred et Julie on va à la résurgence découverte hier (Da Shui Dong = Grotte des Grandes Eaux). Les niveaux de crue sont impressionnants. Arrivés à la première cascade (il y en a trois) on repère une vire possible sur la droite. Fred équipe. Après 20 mètres de vire on rejoint le bas de la seconde cascade. Pendant que Fred goujonne je passe une escalade et suis un diverticule qui permet de shunter la C2, mais pour voir la C3 encore plus haute et surplombante. J’appelle Fred qui lance un regard découragé. Je lui propose de poursuivre mon escalade, peut être auront nous la chance de trouver un nouveau shunt. Notre vœux a été exaucé ; nous voilà au dessus de 3 cascades. Devant nous 2 petits ressauts que Fred passe en libre, puis rivière calme dans un couloir pas très large. Nous rentrons sur manque de temps et laissons équipé pour revenir demain, s’il ne pleut pas.


photos de Da Shui Dong



chemin d'accès



mousse de crue plusieurs mètres au dessus de la rivière



cascade 1









equipement de la vire




la suite




porche d'entrée





Mercredi 17 aout




Il a plu toute la nuit, et ce matin encore c’est des trombes d’eau…Les diverses équipes se préparent :


Claire reste à l’hôtel pour récupérer de la journée de hier, avec Lulu qui a mal au genou.


Julie, Vincent et Jo partent pour une possible résurgence dans la vallée (à gauche de la route en montant). Ils découvrent un magnifique porche avec un courant d’air soufflant exceptionnel vu les dimensions. Ils remontent des galeries en partie actives et stoppent sur une cascade de 8 mètres environ. Soudain l’eau monte nettement et ils décident de ressortir. En effet la résurgence déborde et les traces de mises en charges ne laissent guère de doutes sur le fait de ne pas s’y faire prendre par une crue.


Je pars avec Bernard pour 2 cavités topotées en 2006 (Duo Bing Dong) mais réunies lors de leur aménagement. Nous descendons en 1° un puits non passé en 2006 et découvrons un étage inférieur avec une belle salle concrétionnée (ossements, crâne de singe). En bout de galerie, en haut d’une escalade je tombe nez à museau avec un gros rat (certains disent que ce n’est pas un vrai ratus ratus)…


Le réseau se termine par une lucarne donnant sur l’extérieur (impassable).


Le porche accessible par une vire extérieure que je n’avais pas voulu passer en 2006 est désormais atteint par une passerelle en béton (Jean Marc et Gérald, vous reconnaissez ?)


Au retour nous repassons par la grotte de la forêt de pierre explorée avec Rémy…


Les concrétions sont constituées d’un cristal extrêmement rare sous terre, ce n’est pas de la calcite. Mais quoi ? Celui qui trouve la réponse gagne… un panier de bao-tze !


Fred, Fredo et Antho sont repartis pour une pointe dans Zhang Jia Yan Kou Keng. L’objectif est de poursuivre l’explo de la rivière au-delà des –320. Ils doivent rentrer tard et nous les attendons avant d’aller nous coucher. Il vient de faire un orage terrible avec coupure d’électricité et donc de cuisine… Diner aux gâteaux secs




Da Shui Dong, l'entrée



cascade temporairement terminale (8m)



ratus?







crâne de singe




Duo Bing Dong : le porche




Duo Bing Dong : salle de l'étage inférieur




puits d'accès à la salle




passerelle du porche, en verre pour voir le vide en dessous




concrétions de ???



mercredi 17 août 2011

Le SCA en grande forme

Lundi 15 Août : aven du roc de l'aigle et trou de la Pause


participants : Jean Luc, Jean Michel, Jean François, Henri, Guillaume, Sylvain, Félix, Laurent




Une bonne partie des forces vives du club sont au rendez vous de ce lundi férié : 8 personnes. On se paye donc le luxe d'avancer plusieurs chantiers en même temps :


Jean Michel, Sylvain, Guillaume et Félix filent dans la matinée pour déblayer les gravats de la dernière séance à la Pause.


Henri et Jean François élargissent l'entrée du nouvel aven pendant qu'une troisième équipe (Jean Luc et Laurent) s'attaque au terminus


Les Hautes Corbières en plein été : chaînes indispensables !




pause de midi pour la deuxième et troisième équipe



Tout le monde se retrouve vers 14h pour un premier bilan : le chantier de la Pause est purgé, vue sur deux à trois mètres dans la suite où de petits élargissements sont nécessaires pour passer jusqu'au ressaut detecté au son. A priori plus besoin de tirer des gamattes, si les remblais sont fins ils resteront en bas du méandre. Au retour du trou la voiture de Guillaume s'enbourbe et il faut sortir les chaînes...


Au roc de l'Aigle, le sommet du puits est aménagé tandis qu'au fond, après une énorme purge matinale (deux blocs de 200KG chacun en équilibre dans la suite), un pont rocheux empêche à présent de voir plus loin.


pont rocheux de plusieurs mètres de long au milieu du passage




travail à la chaine




Dans l'après midi tout le monde se relaye au turbin au point bas de l'aven. Deux conceptions de la désob et de l'équipement s'affrontent et il n'est pas rare de voir une corde et une échelle pour équiper le même obstacle. L'aspiration permet d'annuler les temps d'attente entre les tirs et nous avancons assez vite, nous gagnons plusieurs mètres jusqu'à un petit toboggan et nous nous arrêtons devant un coude prononcé à ouvrir défendant un ressaut de quatre ou cinq au sondage : un bon objectif pour la semaine prochaine !


taupe d'1m90


Chine : quelques news de la nouvelle zone


Lundi 15 Aout




Bien entendu rien ne s’est passé comme prévu. L’avion de Fredo a eu du retard ; il est coincé à Pékin et n’arrivera qu’à 18 heures ! Je poursuis mon initiation « Illustrator » et réussis en fin de matinée à sortir ma 1° topo complète !


Hier l’équipe restée en ville est allée dans un magasin de sport et a trouvé du matos « Petzl » même des cordes et des pantins. Il y a donc des spéléos à Chengdu. Une vendeuse nous donne le n° de tel d’un client qu’elle connait. Nous le contactons et décidons de l’inviter pour le repas de midi. Il s’agit de 2 anglais, Duncan et Mathew, travaillant à la fac. Ils sortent souvent vers Chongquin ou ils ont une cavité qui dépasse les 100 km avec un puits de 500 mètres… Vincent qui attend Freddo passera l’ap-midi à discuter avec Duncan.


Jo, Bernard, Fred, Anto, Claire et moi partons pour Beishuan. La clim à fond on arrive à 35°. Nous y arrivons après 3 heures de route. L’hôtel est terminé (ni fait ni à faire dirait Marc) et plutôt luxueux. Le prix de l’expé risque fort d’exploser !






Mardi 16 Aout




Avec Fred et Jo nous descendons le trou ou nous avions retrouvé les ossements d’un chinois tombé il y avait plus de 30 ans : Lin Feng Dong. Nous topotons un petit réseau au bas du 1° puits qu’Anthony avait découvert quand on remontait il y a 2 ans : arrêt sur puits remontant.


Vers le bas nous passons le terminus de 2009 (ressaut de 5 mètres et manque de cordes) , la galerie s’élargit nous desecaladons pour arriver dans une petite salle. L’autre extrémité est éboulée. Le courant d’air assez fort s’infiltre entre les blocs. Nous trouvons un papillon signe assez probable d’un proche accès à l’extérieur. En remontant nous topographions un petit réseau annexe ventilé (arrêt sur puits remontant. Retour sans histoire. Fred a râlé comme je ne l’avais jamais entendu sur ce « trou de chiotte ». effectivement nous sommes sortis tartinés de bouillasse (Style Aven Yves pour les connaisseurs).


Au retour à l’hôtel nous passons plus d’une heure à tout nettoyer.


Nous retrouvons le Pr Wan, Vincent, Julie et Lulu qui avaient attendu Fred à ChengDu (retard du premier vol et ratage de correspondance puis orage et détournement sur Chongqing, soit 33 heures dans les avions et aéroports !). Freddo m’a ramené un descendeur ; le mien était usé au tiers de la vis…


La deuxième équipe (Bernard, Claire, Anthony) arrive enfin ; je commençais à me faire du soucis. Ils ont équipé Zhang Jia Yan Kou Keng : P30 d’entrée, galerie horizontale, P50, P60, puis descente de rivière sur plus de 100 mètres. Au terminus Bernard et Anto poursuivent la topo pendant que Claire se repose. La galerie continue avec fort courant d’air, arrêt sur manque de temps, retour tardif dans la soirée.


Cette nuit : orage terrible avec coupure de courant. Le bruit de la foudre nous a tous (ou presque) réveillés, l’impact ne devait pas être loin.




notre hôtel : il y a 5 ans on ne pouvait venir qu'en moto sur un sentier, il n'y avait que deux maisons en bois







Fred dans Lin Feng Dong



Zhang Jia Yan Kou Keng : brouillard au dessus du puits d'entrée



Zhang Jia Yan Kou Keng : Anto au dessus du P60



Zhang Jia Yan Kou Keng : qq part au bord de la rivière vers -300



part : JM, Claire

Samedi 13 Aout




Lever à 6 heures. On enfile 10 heures de fourgon pour arriver à Chengdu en fin d’après midi. Le même trajet demandai 3 jours il y a moins de 10 ans…


La cuvette Sichuanaise est une véritable étuve : 40°, 89% d’humidité !


Vers 18 heures Raph part pour l’aéroport. Nous récupérons toutes les cordes oubliées ici et aménageons notre résidence universitaire.






Dimanche 14 Aout




Journée de repos (nous attendons Fredo qui doit arriver demain). Visite du centre ville de Chengdu. Un enfer : toujours aussi chaud et humide. Nous nous trainons d’un magasin climatisé à un autre. Accagnassat dirait Jean Claude.


Claire et moi, rentrons plus tôt pour piquer une tête dans la piscine universitaire. Ce bain nous ranime un peu même s’il était difficile de trouver de l’eau, vue la densité de la population…


En fin d’après midi je débute mon initiation à la topo sur illustrator avec l’envie récurrente de balancer mon ordi dans le canal !


Le soir nous retrouvons nos petits vendeurs ambulants : grillades de magrets, raviolis, crêpes, ce qui nous change de notre restau habituel.


Demain nous récupérons Fredo et cap sur Beshuan.










vendredi 12 août 2011

Vers un nouveau grand trou ?

Jeudi 11 Août 2011


participants : Gaëtan, Olivier, Laurent




30m de première environ






Nous avions prévu de finir l'été sur le trou de la Pause mais une découverte en chasse provisoirement une autre. L'énorme intérêt du nouveau trou s'impose petit à petit dans le mental de l'équipe.


En fait nous ne sommes plus ici sur le bassin versant de l'Agly mais bien sur le synclinal des Tourtes seulement 1 km au nord et déjà se profile l'idée d'un réseau inconnu qui pourrait se livrer au coeur de la charnière...




La journée commence par la découverte d'un petit passage en lucarne dans le puits exploré Dimanche dernier. Gaëtan trouve une conduite forçée rétrécie par de la calcite très ancienne qui redescend emportant avec elle une partie du courant d'air aspirant.


Nous délaissons ce passage pour se consacrer au point bas : deux volées de trous viennent à bout de l'étroiture. Nous sortons manger, mais rerentrons bien vite, impatients de voir le résultat. Nous descendons un nouveau ressaut de quatre mètres; à droite une lucarne impénétrable mais c'est noir derrière : nouvelle volée...






le passage s'ouvre et le contentement est visible

Instantanément la fumée est dissipée et nous passons presque debout; deux mètres plus loin on arrive latéralement dans une galerie de 3X3m de section. On descend tant bien que mal en libre.




désescalade dans l'inconnu prise sur le vif


Celle-ci remonte en forte pente sur une quinzaine de mètres. En haut, coulées anciennes mais du zef nous vient dans la figure : la correspondance avec la conduite forçée de ce matin est très probable.



tronçon de galerie fossile


L'intérêt est ailleurs : en bas contre la paroi un pertuis s'ouvre et on a vite fait de comprendre que c'est là que ça se passe : notre vapeur est suçée au travers en faisant des tourbillons. Le courant d'air est supérieur à celui des autres cavités connues du massif et nous laisse interrogateurs sur son point de restitution; probablement très bas dans les vallées. Les hypothèses vont bon train pendant que l'on s'attaque à l'obstacle.



turbine vers la suite




Nous descendons de deux mètres mais un grand nombre de lames d'érosion empêchent de voir au delà d'un tournant à droite avec un nouvel echo assez lointain. Les accus sont épuisés, il faudra revenir et ça ne tardera pas...


Nous ressortons enthousiastes et frémissants et au retour je découvre le nid de la bestiole (et c'est bien un loir!) qui m'a guidé dans la terre jusqu'à la cavité. Je la remercie chaleureusement et lui ferais une offrande à mon prochain passage...


















Mercredi 10 juillet 2011


Prospection ruisseau du Soumarel, commune de Caunes Minervois


Ce ruisseau, parallèle au ravin d'Ourdivieille, n'a pas de cavité connue. Pourtant, en longeant la rive gauche, j'ai découvert deux trous souffleurs. Il est vrai que la grosse chaleur facilite les courants d'air. Ils sont malheureusement impénétrables en l'état. Un est du genre trou de rat, et l'autre, trou de blaireau. Pourtant celui-là, en forçant un peu... Ils sont trés proches d'une ancienne mine argentifère oubliée par les liquidateurs du BRGM.


Pensant la communication possible entre les trous souffleurs et cette mine, je me suis engagé dans les galeries creusées dans les années 1838/1840, à la recherche de plomb argentifère. Une quarantaine de mètres ont été creusés dans les calcschistes, porteurs du précieux minerai. Mais il n'y a pas de jonction avec une cavité naturelle. Par contre, de nombreux indices laissés par les anciens mineurs permettent d'imaginer leur pénible labeur et leur technique d'extraction.


Archéologie, quand tu nous tiens !

















trou de blaireau ventilé

















entrée de la mine




une galerie de la mine jeunes concrétions en dents de requin