jeudi 12 février 2026

Les Oliviers n'ont plus soif !

Mercredi 11 février

Participants : Solène, Gilles

TPST : 5h / Grotte des Oliviers, Cabrespine

Je voulais profiter des récentes pluies pour voir à quoi ressemble le lac terminal de la grotte des Oliviers, car je ne l'avais jusqu'à présent qu'avec un peu d'eau boueuse.
Il justifie actuellement son nom de lac !


Nous nous garons vers 9h15 à l'aire de pique-nique au bas du gouffre géant de Cabrespine et après une marche d'approche humide, je retrouve du premier coup le trou, quelle chance ! La pluie cesse juste à l'entrée du trou, re-chance. 


Pour l'occasion j'ai pris le perfo car l'équipement de la première tirée du P25 dans le plan incliné avec ses 3 déviations successives ne me plaît guère, et ces déviations ne peuvent être transformées en frac monopoints (ce qui serait tolérable en terme de sécurité) car le frottement serait immédiat. 
Finalement je trouve un AN pour doubler le spit de la première dév et orienter la corde convenablement. Arrivé sur le petit palier, une belle lame s'offre à moi pour faire un nouvel Y sur le spit en place et un nouvel AF. C'est reparti, même plus besoin de la dév suivante et on arrive directement sur les deux fracs de la verticale !

Nous franchissons le canyon et arrivons au sommet du P12. C'est très actif, c'est beau !

Sommet du P12

Je profite d'avoir le perfo pour remplacer la dév sur goujon qui obligeait à dépoiler une plaquette de sa vis en plein vide par une dév sur AF. 

Un peu de musique

Nous arrivons au sommet du R4 que d'habitude nous passons en désescalade. J'y installe une petite corde par sécurité et je me demande si on va réussir à aller plus loin car un petit actif coule et remplit le passage. Mais finalement pas de soucis !

Le bas du R4

La suite devient plus aquatique pour atteindre le départ de la trémie, nous nous mouillons jusqu'à la taille. Heureusement l'eau est plutôt chaude. 
J'engage l'escalade après avoir hésité car avec les chaussures trempées sur l'argile, l'adhérence est plutôt faible ! Je parviens à rejoindre la lucarne et j'installe la corde pour Solène.

À partir de là nous quittons les baudriers et démarrons la partie crapahut. Par chance nous ne galérons pas trop sur le cheminement dans la salle de la trémie calcitée où la dernière fois que je suis venu nous avons tourné en rond une demi-heure avec Odile !

Nous retrouvons l'eau et le méandre bien rempli. 

Arrivée dans le méandre

Une zone où il y a environ deux mètres d'eau nous oblige à faire des oppositions. Je monte trop haut, j'ai frisé le plongeon !! 😂

Pfiou j'ai eu chaud !!

Les abords du lac sont bien plus agréables, le niveau ne dépasse pas les genoux.

Vue du lac


Un joli filet d'eau tombe dans le lac

Quitte à être mouillé, je longe le bord du lac pour aller prendre la pose.


Il est 12h30, l'appel du ventre se fait sentir. Nous retraversons la trémie, renfilons nos baudrier, déséquipons l'escalade en rappel et prenons la direction de la surface.

Sortie à 14h30 sous un grand soleil ! 


Fiche d'équipement

P25 
1 AN (arbre) → 3 m, 2S ↓ 1 m, 1 dév/sangle en fixe ↓ 2 m, 1S + 1 AN ↓ 8 m, 1S + 1 AF ↓ 5 m, 2S ↓ 3 m, 2S (dont un AS) ↓ 5 m
C45

P12
2S → 4 m, 1 AN → 1 m, 2S (dont un AS) ↓ 6 m, 1 dév/AF (dans une lame de calcite) ↓ 4 m
C22

R4 (non topographié)
1 AN ↓ 1 m, 1 AN ↓ 4 m
C9

E4
En libre. 2S pour installer une corde pour les seconds.
C12 pour déséquiper en rappel en utilisant la lucarne.

mercredi 11 février 2026

Braquage à gain substantiel au Trou de la Barre

Mardi 10 février 2026

Participants : Daniel M., Alary

TPST: 6h / Trou de la Barre


Vingt-quatre sorties que Daniel a imposées au trou de la Barre suivant un rythme de plus ou moins 3 jours de travail par semaine. Autant de sorties lui ayant permis de creuser un tunnel sous une coulée de calcite obstruant l'entièreté de cette ancienne galerie devenue un porche de belle dimension (4m de large au sol actuel), elle-même reposant sur une épaisseur importante de débris de gélifraction. Un commentaire sous l'un de mes articles, une réponse rapide, puis presque instantanément après, un appel : je serai présent pour cette vingt-cinquième sortie !

Rien d'exceptionnel à l'horizon, c'est une sortie comme de nombreuses autres avec Deniel : on creuse un tunnel, on sort des dizaines de sacs (...), et on tente de lire le terrain pour deviner le cap à prendre... Un peu avant 9h, nous arrivons sur le parking à l'est du Pujol, au niveau de la haie de cyprès. Il fait beau, il n'y a pas de vent. Pour l'occasion, j'équipe un bleu de travail adapté au climat désob du Minervois sec. Nous cheminons vers l'entrée du trou. Daniel me montre un petit orifice non loin de notre chantier d'aujourd'hui, qu'on attaquera peut-être un jour... chaque chose en son temps.

Nous voilà sur la terrasse en construction du trou de la barre. Plutôt bien orienté, nous avons le soleil, mais aussi l'ombre des chênes verts. Nous commençons par sortir ensemble 24 sacs d'environ 10/12kg chacun, puis prenons rapidement nos postes définitifs. Je vais au fond creuser et m'approprier le chantier. Daniel lui remonte les sacs, les vide et travaille la terrasse. Les quelques moments où Daniels me retrouve pour récupérer mes sacs permettent d'échanger quelques mots. Autrement, ce n'est vraiment pas la cohue. À mon poste, je suis à ma droite une paroi ou un pendant de voûte qui oblique sur la gauche. Les matériaux à enlever sont des cailloutis de gélifraction entremêlés d'argile poudreuse sur 50 centimètres, avec dessous des faibles dalles de gravier et de sables dolomitiques calcités. Grâce au piqueur plat de Daniel, le boulot est fabuleux, défoncer le front de taille comme une pelle mécanique est un vrai régal. Ce qui l'est moins par contre, c'est le plafond très friable. En réalité et simplement en bougeant, je creuse aussi en hauteur avec mon casque, et comme celui-ci a des trous, il se retrouve rempli de graviers, qui me tombent par moment dans la combinaison... Par chance, c'est suffisamment humide pour limiter la poussière, c'est au moins ça ! Et par chance encore, ce plafond friable reste en place, ne laissant que rarement quelques kilos de gravier s'écraser au sol, ou avec moins de chance, dans le col de la combinaison !

Front de taille en début de journée et sable induré
Pendant ce temps, Daniel effectue sa séance de muscu. Et autant dire que ça envoie ! Les sacs pèsent entre 10 et 12 kilos chacun, pas le temps de souffler... Sauf quand vient l'heure pour moi de manger en extérieur, après avoir vidé un premier accu du piqueur et avancé d'un bon mètre. Je ressors en emportant avec moi un bloc d'une vingtaine de kilos extrait des graviers. Daniels prend ma place, je profite du beau temps.
Juste avant de sortir manger
Retour sous terre. Daniel tient à continuer de sortir les sacs, qu'il comptabilise au fur et à mesure. Rapidement, nous approchons les 70 sacs de sortie. La paroi de droite qui me guide bifurque brusquement à droite. Continuons ainsi. 84 sacs, il est 15h. Daniel a son quota de muscle, alors je lui cède ma place sur le front, et m'occupe de gérer les sacs. L'énergie est encore présente, trouvant ressource probablement dans cet objectif un peu absurde qui m'a traversé la tête : sortir 100 sacs (au moins...) ! Enfin, lorsque le centième sac est compté, je commence à subodorer un parfum de fin de chantier. Je retrouve Daniel au fond pour lui redonner une fournée de sacs vides, quand il me propose d'en rester là pour aujourd'hui. La proposition est acceptée, les objectifs sont remplis. Nous avons avancé de deux mètres et sorti puis vidé 113 sacs (89 par l'excavation du jour), soit un peu plus d'une tonne de matériaux !
Braquage
Très chouette journée, il ne reste plus qu'à faire l'habituelle vidéo de fin de chantier, et c'est ciao ! Sauf que pendant que je finis de vider les sacs dehors, j'entends Daniel qui m'appelle hâtivement depuis l'intérieur du trou... Petit coup de flip, je pense à un effondrement... Je me presse à l'intérieur. Et stupéfaction, ça s'est effondrer ! Mais rien de problématique, bien au contraire... Ce qui vient de se produire est tout simplement à peine croyable !

Daniel, plantant ici et là le burin pour sonder, le fit traverser soudainement le plafond, avant que ce dernier ne s'effondre, laissant une lucarne par laquelle il détecta au-dessus un laminoir horizontal de 2m50 de large dans lequel il nous est possible de nous faufiler !
L'intuition de Daniel a été très bonne sur le cap à suivre. Et à cela j'ajoute le fait qu'il avait prévu de creuser en plafond pour essayer de remonter... Coup de chance ? Expérience ? Manifestation divine ? Probablement un peu de tout ça... Allons voir plus loin. Je me faufile, déplace les stalagmites juste posées sur le sol, mais en brise une au plafond qui immédiatement manifeste son mécontentement en sifflant ! Elle aspire de l'air. Je l'obstrue momentanément pour confirmer que c'est bien elle, après quoi elle restera silencieuse... Ce laminoir se poursuit sur 3m devant. Complètement à gauche, le plafond est proche de notre tunnel en revenant vers l'extérieur. En prenant à gauche directement sous la coulée, on serait arrivé ici presque immédiatement ! Dans ce petit volume, directement sur la droite, un orifice semble plonger. Je m'y avance mais recule instantanément voyant que ça descend de plusieurs mètres sans savoir si c'est creux sous moi. J'envoie le téléphone, les images me rassurent. Je défonce un peu le sol pour passer dans la suite, par cet orifice ayant percé une bonne épaisseur de remblais, eux-mêmes posés sur des planchers de calcite. Quelle chance que le sol ait été soutiré de la sorte !
Je descends un peu dans ces formes d'érosion. Des cupules de quelques centimètres de diamètre agrémentent les courbes du conduit. Des dalles de calcides et de sable indurés se baladent, je purge, et descends de 4 à 5 mètres, avant que le conduit ne se verticalise davantage. Entre deux pentes de remblais d'argile, un puits s'ouvre, c'est noir, les cailloux chutent en silence avant de dévaler dans un écho qui perdure. C'est excitant ! De l'autre côté, ça remonte dans les remblais et semble s'arrêter dans une cloche.
Je traverse pour tout de même m'en assurer. Mais par un autre orifice remontant, j'accède à une petite pièce qui donne dans un fin passage horizontal débouchant sur un conduit descendant. C'est plus humide ici. Ça ne raisonne pas. Je descends de 5 mètres puis me stoppe sur un plancher de calcite, colmaté 50 centimètres dessous par de l'argile retournée.
Je ne tarde pas plus et remonte pour investiguer davantage ce puits juste survolé mais identifié comme la suite directe de la cavité. J'y envoie une belle pavasse, c'est de bon augure ! La première verticale paraît taper les 10 mètres, puis se poursuit par un plan incliné sur au moins tout autant de distance, dans ce qui ressemble depuis le haut à une diaclase. Le bon caillou permettra de l'équiper sans trop de souci.
Rempli de joie et excité comme jamais, je remonte raconter ça à Daniel, tout autant conquis. Nous pouvons quitter le chantier sur une note encore meilleure que celle des 100 sacs du jour. Nous reviendrons très prochainement explorer ce qui se cache là-dessous, et qui pour le moment, nous fait rêver de tout et n'importe quoi !

La vidéo visite complète de Daniel : 

mardi 10 février 2026

Relevage et bricolage à Cabrespine

Mardi 10 février 2026

Participants : Jean-Claude G., Henri M., Alary

TPST: 2h / Gouffre de Cabrespine


Ce matin encore, nous descendons dans le gouffre rejoindre la rivière pour effectuer un jaugeage, relever les données de la sonde hydrométrique et récupérer l'échelle limnimétrique en prenant quelques infos pour lui monter un support. Jean-Claude avait également prévu le nécessaire pour faire des tests de transmission, que nous ne réaliserons pas car ce matériel fonctionne avec les antennes relais téléphoniques et pas le réseau Wi-Fi du gouffre (entre autres). Affaire à suivre sur la manière de mettre en place ce système. Après quelques péripéties salées, les résultats concernant le débit nous parviennent, et nous interrogent quelque peu... La hauteur d'eau est mesurée à 123. Les hypothèses fusent sur le pourquoi de ces valeurs qui dénotent avec la courbe de relation niveau/débit. On reviendra expérimenter afin d'optimiser certaines manipulations et espérer tirer quelques explications. J'en profite pour étayer mes notes. 
Malgré l'encombrement de l'échelle à trimbaler dans l'échafaudage, la remontée est rapide. Dehors il pleut toujours, mais les visiteurs du gouffre sont au rendez-vous pour la réouverture, contents de croiser cette drôle d'espèce qu'est le spéléo !

lundi 9 février 2026

Trassanel en (hautes) eaux !

Dimanche 8 février 2026

Participants : Andréa, Gilles

TPST : 5h15  / Grotte de Trassanel

Voilà un passage à Trassanel 4 dont nous nous souviendrons !!


Imaginant qu'il pouvait y avoir de l'eau dans le réseau 4, nous partons avec les deux kits de cordes pour équiper le Ribero et le Puits qui siffle ainsi que le bateau trois places d'Andréa. 
Entrée à 11h15 dans la cavité, direction le P78.

Départ du Ribero

On enchaîne sur le P45 et à 12h30 nous voilà dans le réseau 4

J'aperçois un petit lac, déception, il ne semble pas y avoir tant d'eau que cela... mais quelques mètres plus loin, c'est un tout autre décor qui apparaît ! Le bateau devient alors indispensable vu que nous n'avons pas de néoprène. Youpi ! On ne l'a pas descendu pour rien.

Là, on ne pourra pas se passer du bateau

Il est alors grand temps de faire chauffer les bras et de gonfler le bateau !



Passé ce premier petit lac, on franchit un actif qui se perd. Je me dis alors que la navigation est terminée. Mais quelques mètres plus loin (là où il y a la corde d'environ 1 mètres attachée à une concrétion au sol pour passer un petit plan argileux), le caractère aquatique reprend le dessus. 
On part chercher le bateau ainsi que la pompe, au cas où...

On vous laisse découvrir en vidéo le spectacle qui s'offre à nous !

GRANDIOSE ! 😍

Nous traversons ce grand lac et nous accostons pour manger (et faire des photos). L'argile trempée laisse à penser que récemment le niveau était au moins 1,5 mètres au-dessus de l'actuel niveau.




On porte le bateau une nouvelle fois jusqu'au prochain lac. Les connaisseurs de Trassanel reconnaitront le plafond de fistuleuses.



Le plafond de fistuleuses


Arrivée au moment de débarquer, Andréa entend le bateau siffler, un rapide coup d'œil permet de voir qu'il est crevé. Repli rapide pour traverser le lac dans l'autre sens et atteindre la pompe que nous avions laissée ! 

On remet un coup dans le bateau, Andréa bouche le trou avec son doigt et on parvient sans encombres à traverser le second grand lac. Ouf, on n'aura pas à nager !

Dégonflage du bateau, pliage comme on peut dans le kit de portage, déséquipement et retour à la surface. 

Sortie à 16h30 avec des étoiles plein les yeux !

samedi 7 février 2026

Plongée dans l'Aven d'Argentières

Samedi 7 février 2026

Participants : Thierry, Rowland, Gilles, Alary

TPST: 3h15 / Aven d'Argentières


Cavité désormais bien connue de quelqu'un d'entre nous, toujours vue à sec, nous y retournons pour enfin espérer voir ce lac. La piste vers Argentières est en bon état malgré les dernières grosses précipitations. Rowland nous y retrouve directement. Nous engageons la marche d'approche sous une météo printanière, pour atteindre l'entrée du trou vers 11h45, l'heure de se ravitailler.
Gilles pose la première corde du P7 d'entrée, puis je prends l'équipement. La cavité s'y prête bien, aménagée avec de nombreuses plaquettes inviolables. Nous descendons je crois, avec un rythme acceptable. Je n'ai ni l'impression de me trainer, ni l'impression de me presser. À la base du P38, juste après l'étroiture au pied du R3 à escalader, des traces de mise en charge très récentes sont visibles. L'eau n'est d'ailleurs pas bien loin, à quelques dizaines de centimètres de sortir de son trou. On enchaîne et arrivons au P28. Descente jusqu'au dernier frac (celui à 2m au-dessus d'un palier sur lequel on prend pied), quand sous moi j'aperçois un plan d'eau. Je remarque alors par une lucarne en face, la corde en fixe qui remonte dans les blocs, et qui semble tremper dans la flotte. En faisant au plus direct, je traverse cette lucarne dégoulinante, descends de 2m et prends pied sur des blocs au ras de l'eau, puis surprise ! La corde en fixe en sort et un frac est noyé plusieurs dizaines de centimètres sous le niveau de l'eau...
En fait ce frac au palier aurait dû nous permettre de descendre davantage pour ensuite remonter par ailleurs en suivant la corde en fixe. Ce détour doit trouver sa raison, car il parait bien plus rapide de rejoindre l'escalade directement par cette lucarne... On grimpe un ressaut de 3m par quelques blocs et quittons la corde en fixe, ça redescend derrière, mais pas pour longtemps. À gauche les plaquettes en fixe sont là, mais exceptionnellement, pas de corde à poser, car l'eau est quelques mètres dessous vers -88... C'est assez impressionnant de se retrouver sur des blocs équilibristes perchés au-dessus de 25m de vide désormais remplis d'eau ! Point positif : l'objectif est atteint, on a vu le lac. Au passage nous remplaçons le bout émergé de la corde en fixe de 30 ans par une grosse corde de 18m prévu pour cette effet. Elle est un peu courte dans la configuration actuelle, surtout si on ne veut pas emprunter la lucarne. La vielle corde est encore au fond car en partie sous l'eau. Nous prenons quelques images puis vers 14h15, nous remontons.
Le lac à -88 environ
Gilles déséquipe, et retrouvera l'extérieur et son soleil à 15h15. En bref une sortie expresse sympathique, dans des conditions hydrologiques bien changeantes de nos visites précédentes ! 

vendredi 6 février 2026

Relevé sonde limnimétrique et jaugeage à Cabrespine

Mercredi 4 février 2026

Participants : Jean-Claude G., Henri M., Alary

TPST: 2h15 / Gouffre de Cabrespine


Lors de l'AG du CDS de janvier, Jean-Claude nous avait présenté l'AMEK (Association Minervoise d’Etude Karstique), qui déploie un réseau de suivi hydrométrique sur le Minervois et le Cabardès. Cette présentation était suivie du souhait d'intégrer de nouveaux membres pour le suivi et le relevage des stations sur le terrain. Quelque peu disponible ces temps ci, il m'a semblé intéressant et utile de proposer mes créneaux libres pour donner un coup de main. Ces opérations (relevage, jaugeage, contrôle) demandent d'avoir appréhendé au moins quelques fois la méthode pour pouvoir les réaliser dans le cadre défini.

Alors, n'ayant connaissance de ces méthodes, nous nous retrouvons tous les trois une matinée à Cabrespine pour réaliser les opérations de routine citées plus haut, tout en me formant sur le coup. Certaines des stations de l'observatoire télétransmettent leurs données à intervalle régulier. Ce n'est pas encore le cas de la station de Cabrespine, donc le relevage des données se fait au contact de la sonde. La descente est rapide, il y a de l'eau un peu partout. Nous repérons pendant la descente quelques points clés à étudier et qui pourraient permettre une télétransmission des données. C'est une première aussi pour moi dans l'amont de la rivière, même si nous n'allons pas bien loin.

Deux opérations se déroulent en simultané. Le relevage des données avec un ordinateur et le jaugeage au sel avec un courantomètre pour déterminer le débit. Le relevage des données se fait ici en se connectant directement à la sonde multiparamétrique. Et par l'intermédiaire du logiciel correspondant, il nous est possible de visionner et récupérer les données de la sonde. Nous vérifions également l'ajustement de la mesure de hauteur d'eau entre ce que dit la sonde et ce que montre l'échelle limnimétrique physique. En parallèle, nous préparons une solution avec 500g de sel à diluer et installons le capricieux courantomètre pour qu'il se stabilise aux paramètres de la rivière. Grâce à une vitesse et à une mesure de l'écart entre la concentration en sel initiale de l'eau et la concentration après injection de la solution salée dans le cours d'eau, l'appareil tente d'approcher le débit du cours d'eau. On met plus ou moins de sel suivant le débit estimé du cours d'eau. Caprice de l'appareil, la première mesure ne s'opère pas. Alors nous tentons avec 1kg de sel. Cette fois-ci le pic est capté et enregistré. 126 de hauteur d'eau. En théorie, 500g auraient été suffisants. Une fois ceci fait, nous regardons pour éventuellement modifier l'orientation de l'échelle limnimétrique, qui actuellement fait face au courant et biaise légèrement la lecture.

Et voilà que nous remontons. Je profiterai d'être par le coin pour aller repérer la résurgence du Pestril à Lastours et visiter l'entrée seulement du trou du Guichet (G13).
Vue depuis le ressaut à équiper

jeudi 5 février 2026

Un petit aperçu de mon archivage....:

Mon classeur N°9 de CR en feuilles A4 petits carreaux comprend 225 pages....écrites petites.
Du 15/10/2016 au 15/01/2026 décrivant en détails....528 sorties.
Et en 9 ans de 2016 à 2025 j'ai fait et compte rendufié 590 sorties. La différence avant Octobre 2016 étant sur le classeur N°8.
Et ça depuis....Octobre 1973...Soit 9 classeurs de plus de 200 pages chacun....Donc une moyenne de 1800 pages.
Pour revenir à l'actualité à savoir la plus importante, le réseau du Chant du Loup, et pour un peut "remettre de l'ordre", ou plus exactement en perspective.
- J'y ai fait 32 sorties
- Laurent 31.
- Alary 15.
L'exploration est certes une aventure Collective, mais sans les "locomotives", les choses n'avancent pas vraiment!
Et ce n'est pas qu'en spéléo, mais en fait dans beaucoup de domaines....
Je ne dis pas ça pour me mettre en valeur particulièrement mais pour insister sur l'importance de l'archivage dans notre activité. Un appel aux jeunes notamment, qui tournent comme des avions, et ce qui me fait vraiment plaisir font de supers articles sur le blog. Mais un blog reste un support numérique, avec la fragilité que ça sous entend.....
Regardons un peu avec un esprit d'Historien: les plaquettes sumériennes et les papyrus égyptiens sont toujours là....Quand sera t'ils de nos "disques dures" et autres "clefs USB"dans quelques décennies, pour ne pas parler de siècles!!!!????