vendredi 17 juillet 2026
samedi 11 juillet 2026
Chaleur extérieure, air souterrain, pertes karstiques et traçages : à quelque chose canicule est bonne...
Rattrapage informationnel de quelques travaux et observations en cours depuis le début du climat tropical ...
- Perte des Eychartous :
Il s'agit d'une cavité que j'avais découverte au 20è siècle dans le synclinal d'Arques, chantier à peine entamé et vite abandonné à l'époque pour d'autres horizons à plus fort potentiel.
Retour sur les lieux pour voir l'évolution de la perte : le trou n'est pas entièrement bouché et absorbe totalement un joli ruisseau entre conglomérats et marnes rouges (c'est à la mode en ce moment mais ce ne sont pas les mêmes formations géologiques que sur le plateau de Lacamp, elles sont ici 20 millions d'années plus anciennes et peuvent contenir des débris d'oeufs des derniers représentants des dinosaures juste avant leur extinction).
Deux séances de désobstruction en famille permettent d'ouvrir un départ de méandre ventilé soufflant un air modérément chargé en CO2 (0,8 %). A poursuivre en décaissant le remplissage caillouteux induré, il peut y avoir une cavité de 2 ou 3 km là dessous...
Le site :
- Perte amont de St Pancrasse :
Cavité d'une centaine de mètres de développement (déc-)ouverte lors de la sécheresse de 2024 et pouvant absorber un gros débit. Chantier avec fort courant d'air au fond mais difficile à travailler (conduite forcée très résistante de faible calibre).
J'avais protégé l'entrée avec une double grille en fer goujonnée pour ne pas que le trou se comble avec les crues d'hiver. Bien m'en a pris...
Retour sur les lieux en ce début juillet : la grille semble avoir tenu mais il y a plusieurs mètres cube d'alluvions qui se sont entassées devant. Cependant le trou n'est pas bouché car on entend un peu d'eau cascader et le courant d'air est présent au ras supérieur du barrage :
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| Le site après les crues et avant déblayage |
Grosse séance de déblayage et détournement d'une partie du débit du ruisseau en prévision d'un traçage :
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| Le site après déblayage |
Lancement du traçage quelques jours plus tard, il s'agit de déterminer la fonction capacitive de ce karst combinant circulations classiques et hydrothermales, mais aussi par rebond de connaitre le potentiel de la cavité elle-même :
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| Résultats attendus dans les prochaines semaines... |
- Perte de Camurac :
Autre projet en cours, en partenariat avec l'université de Perpignan : un stage de Master intitulé "CONTRIBUTION À LA CONNAISSANCE DU RÉSEAU KARSTIQUE DU PLATEAU DE SAULT PAR TRAÇAGE NATUREL ET ARTIFICIEL"
C'est dans ce cadre qu'a été réalisé le multitraçage Pas des Brebis - Vernouze de cet hiver, avec des résultats surprenants et très intéressants (ceci est une autre histoire).
Un volet de cette recherche concerne donc les traceurs naturels, et plusieurs campagnes d'échantillonnage d'eau et de sédiments ont eu lieu au printemps et au début de l'été.
Lors de la dernière tournée, en pleine chaleur, je suis allé titiller la perte de Camurac, origine la plus lointaine connue de l'énorme source de Font Maure, située pas moins de 24 km en aval !
Belle surprise puisque après déblayage d'un bouchon de sédiments et branches en marge de la perte, un bon courant d'air s'est amorcé, ce que je n'avais jamais vu malgré un certain nombre de visites. Cela signe l'absence de siphon proche ou de bouchon étanche au moins en étiage...
De plus on entend distinctement l'actif cascader un peu plus loin, il est donc prévu d'y consacrer un sondage en règle avec l'accord de la mairie.
Il serait également possible de détourner le ruisseau lors des travaux d'été pour bosser au sec. A suivre donc prochainement...
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| Etat des lieux avant amorçage du zef à gauche du bloc |
- Perte de St Andrieu :
Dernière partie de ce tour d'horizon des pertes en cours d'investigation, et non des moindres : St Andrieu, accès désormais fléché vers une jonction et la suite des explorations du principal réseau connu du massif de Missègre, le réseau du Chant du Loup, origine avérée du collecteur principal vers Alet (13 km à vol d'oiseau pour rappel).
Nous sommes actuellement freinés depuis plusieurs mois par une mince fissure très résistante sans visibilité : il fallait aller voir le potentiel aérologique de ce chantier en profitant des fortes chaleurs.
Chose faite vendredi 10 en fin de journée : très peu d'air dans la fissure terminale mais grosse ventilation dans la chatière un peu avant.
Avec les conditions météo idéales, je sais que cette énigme ne passera pas la soirée !
Effectivement, un peu avant le fond, découverte d'une fracture presque bouchée au sol qui laisse filtrer pas mal d'air, mais ça ne suffit pas. Je sens sur ma gauche un bon flux glacé sembler arriver de nulle part. En fait le courant d'air recherché vient d'un trou bien caché derrière une lame descendant du plafond, 1m à peine avant le fond.
En déblayant, je vois une petite géode pleine de cristaux un peu au-dessus : tout le flux est là, bye bye la fissure, la suite est trouvée !
Ce chantier devrait donc reprendre très prochainement, deux à trois personnes suffisent pour le moment.
Avec toutes ces perspectives en plus de l'exploration au Septuagénaire, je n'irai pas jusqu'à dire qu'il me tarde d'être à la retraite (pas trop envie d'être plus vieux que maintenant), mais je ne serai pas contre la mise à disposition d'un temps additionnel...
vendredi 10 juillet 2026
Mise au clair et suites identifiées au Septuagénaire
Participants : Henri, Daniel C., Alary ; Daniel M. en extérieur
TPST : 5h15 / Grotte du Septuagénaire
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| Sortie du siphon |
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| La grande salle |
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| La salle du faux terminus |
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| Le boyau méandriforme, au niveau de la fente. Je passe tout juste en largeur d'épaule en partie basse. |
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| La salle avec la coulée en fond |
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| À élargir |
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| Le boyau méandriforme ; la galerie post laminoir |
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| Vue dans la suite à élargir |
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| Vue vers le haut |
jeudi 9 juillet 2026
Les boulets de Damoclès
Participants : Raphael, Pascal, Andréa, Gilles, Alary
TPST : 11h / Damoclès, massif de l'Estélas
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| L'entrée, 8h32 |
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| P25 ; la coulée à escalader |
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| La base du P40 ; vue depuis le bas |
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| Plan incliné argileux ; vue sur le 1ᵉʳ palier acrobatique |
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| Tête du P45 ; vue depuis le bas |
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| Échantillon du miroir de faille ; moumoute vouillante 1 toute propre |
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| Le shunt de la moumoute vouillante 1 |
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| Les bateaux ; le lac calme |
mercredi 8 juillet 2026
Barnache et déambulations coumesques
Participants : Andréa, Alary, Pascal, Gilles
TPST : 10h / Gouffre Barnache (Coume Ouarnède)
Nous parcourons la galerie Ludo, contournons le puits de la Boue puis immédiatement après le puits de la tyrolienne par une grande main courante aérienne.
Quelques dizaines de mètres après, nous arrivons à ce je voulais voir, la base du Puits Momo, un P93 qui nous avait mis en échec il y a un mois.
On continue vers l'amont et nous butons sur un siphon. Malgré la profondeur de nombreux débris végétaux sont présents, il ne doit pas faire bon traîner par là en hautes eaux.

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