Participants : Aude, Sebastien, Léonie, Laurence, Daniel M, Daniel C
TPST : 3h / Grotte du Cinquantenaire, Grotte de Milhés, plateau de Lacamp
Intéressé pour retrouver la grotte du Cinquantenaire, pas
forcement pour y descendre car mon souvenir d’il y a peut-être plus de 30 ans,
c’est une belle galerie et une rivière souterraine, mais une trémie terrifiante
à l’entrée, je vois que Aude et Sébastien sont également intéressés.
Je propose donc à Aude et Sébastien de se regrouper pour une
recherche de la grotte.
C’est une équipe qui se compose de Aude, Sébastien, Léonie,
Laurence, Daniel M et moi-même.
J’avais souvenir de BARTAS, mais là c’est le top BARTAS.
Chacun avec ces outils, serpes, sécateurs, scie électrique, gants
et un GPS qui parfois perd le satellite.
La distance entre le chemin praticable et la grotte n’est
théoriquement pas loin, mais dans les BARTAS, on tourne et retourne.
Sébastien trouve l’entrée, et bien que pas en tenue, je
descends suivi par Aude et en bas environ 6 ou 7 mètres plus bas pas de suites.
La grotte est rebouchée.
Daniel M et Sébastien descendent à leur tour et repèrent la
suite mais il va falloir creuser.
Nous profitons d’aller visiter la grotte de Milhés qui n’est
pas très loin et heureusement moins de BARTAS. Étonné par cette dernière grotte
avec une belle entrée et une salle immense, mais aussi beaucoup de déchets.
Le retour vers les voitures se tente par un autre chemin qui
devient aussi de plus en plus compliqué et Aude descend dans une doline.
Quelques rubalises posées en espérant pouvoir revenir plus
facilement à la grotte du Cinquantenaire.
Une session d’ouverture de la grotte est prévu Vendredi 3 AVRIL,
avis aux amateurs.
Weekend spéléo organisé par Félix, avec au programme l'aven de l'Hydre, et le jour suivant la visite des Canalettes. Le rendez-vous est donné à 8h au début de la piste caillouteuse menant à l'observatoire météorologique d'Opoul-Périllos, non loin du hameau de Périllos. Blair, Fabienne, Félix et Vincent passeront la nuit directement sur le point de rendez-vous. Jean-Michel et Pascal nous y retrouveront au matin. Et moi, venant de la haute vallée de l'Aude, je cherchais un endroit pareil où passer la nuit en me rapprochant de Périllos. En montant, je trouverai au pied des ruines du château un petit bout de piste avec vue sur la mer, parfait pour s'installer. Niveau météo du soir, il fait soleil, mais pas plus de 6°C avec un vent violent constant et des bourrasques à 80/90 km/h... Mais ce vent n'est pas pour décourager Fabienne, qui plantera la tente, sommant quelques obstacles. Difficile donc de trouver un bon sommeil !
6h36 : toujours autant de vent
Heureusement le lever de soleil fut sublime, et à 8h, tout le monde est réuni comme convenu. Les véhicules disponibles étant aptes à grimper la piste dégradée, nous nous économisons 6km de marche bien pénible par ces conditions, et nous parquons devant l'observatoire météo, où il fait maintenant 4°C.
L'observatoire météorilogique
On se change rapidement, seulement abrités des carrosseries et des buissons gambillant, puis nous nous dirigeons vers l'entrée et son bien utile muret de pierre circulaire. Nous la trouvons sans mal. Vite au chaud !
L'entrée en bas à droite
Dedans il fait environ 14°C, avec une bonne circulation d'air. Félix ouvre la voie sur les cordes, en s'assurant de leur intégrité. Même chose pour les amarrages, où nombreux seront les boulons qui devront être revissés et les spit nettoyés. Le début jusqu'à -220 consiste globalement à une succession de grands puits et de grandes diaclases, avec des secteurs très joliment concrétionnés.
Le P53
Le style de concrétions
Après ces belles verticales dans un calcaire gris, nous nous engageons dans le calcaire blanc des conduites forcées jusqu'à -275. Ces conduites sont exiguës et parfois tartinées d'une argile très collante.
Dans les conduites forcées
Nous nous contentons de suivre les cordes, sans savoir si leur destination nous mènera au point -396 du réseau des Coupelles, ou au -400 du nouveau réseau. Les conduites forcées se terminent par un ultime rétrécissement, qui peut causer quelques hésitations aux morphologies les plus grandes ou larges. C'est un passage étroit en chicane qui donne directement en tête du P43. Vu en remontant, apparaître dans ce grand puits par ce petit trou est très comique.
Ce passage vu par dessous
Nous savons alors après ce passage, que nous nous dirigeons vers le fond du nouveau réseau. Quelques mètres sous la tête du P43, un large conduit parallèle remonte. Une corde en pendule s'y accroche mais défense de l'emprunter, un panonceau indique que l'équipement remontant en place est dans un état inconnu. On descend ! Les puits s'enchaînent sans grandes difficultés jusqu'à atteindre le fond topographié du réseau des coupelles à -396. Mais il est possible de descendre encore de 15 ou 20 mètres pour rejoindre le chantier terminal de l'E.S.R, qui bute sur une large fissure souffleuse. Pas facile comme chantier... On descend les uns après les autres, puis nous nous rassemblons pour manger sur les coups de 14h.
La fissure souffleuse à ~ -415 ; repas à -396
Puis nous remontons, j'ouvre la marche. Nous prenons le temps de bien tous nous attendre, en restant au moins à portée de voix, même avec les plus bavards, qui apparaissent ironiquement être les plus difficiles à contacter ! La remontée se fait à petit rythme, déjouant comme à la descente les singularités de l'équipement. Seul le passage étroit en haut du P43 me causera un peu de mal.
Une fois tous en haut, où les cordes se terminent, nous établissons le plan de sortie. Il est 21h30 et dehors le vent s'est encore renforcé. On ne tarde pas à rejoindre les voitures, se changer et à regagner Périllos. Le projet bivouac tous ensemble tombe à l'eau, chacun part de son côté en fonction de ses nécessités et des impératifs. Blair nous quitte ici. Jean-Michel s'en va sur Perpignan. Vincent vise directement la grotte des Canalettes, où nous devons nous retrouver demain à 9h30. Il est 23h passé, nous perdons une heure de sommeil et 1h30 de route nous séparent des Canalettes... Alors on essaie de se rapprocher. Mais il faut bien dormir un peu ! Et au hasard des choses, en cherchant une place de bivouac approximative, je tombe sur Pascal garé près du barrage de Vinça... Super ! Entre temps, la position est partagée et Félix et Fabienne nous rejoignent. En plus d'être presque au complet, la météo est bien plus agréable pour y sommeiller !
En bref, un trou que je qualifierai de technique à cause de particularités d'équipement, de certains passages et de la profondeur atteinte. Il requiert un minimum d'entraînement, bravo à toute l'équipe ! Satisfait d'enfin l'avoir fait ! Même si je n'y retournerai peut-être pas tous les jours, il reste très intéressant à parcourir et appréciable d'un point de vue concrétionnement et morphologie.
Dimanche 29 mars 2026
Participants : Clément et Charlie (du SCA) et Juju, Liam, Clément et jules
TPST : 7h / Trassanel 4
Certains y sont allé il y a quelques semaines déjà, et ils avaient navigué dans Trassanel 4. Moi aussi, j'en avais très envie. Donc ça y est, on arrive à caler la date avec Juju. La question : y aura-t-il encore de l'eau ? Réponse : oui, on a eu de quoi s'amuser !
Nous partons finalement en groupe de 6. La moitié du groupe est peu expérimenté. Charlie nous accompagne, il a rejoints le SCA il y a a peu et a envi de pratiquer de la corde pour s'autonomiser. Jules et Clément on déjà fait plusieurs initiations avec Juju. Mais aucun d'entre eux n'est encore descendu à la profondeur à laquelle nous devrions trouver l'eau. Donc c'est parti on y va, chargé de nos combis néoprène et de nos bouées. On m'avait promis une bouée licorne, mais finalement elle n'est pas là. Je renonce presque à aller dans le trou. Heureusement, une bouée flamant rose est là.
Il est 11h, on rentre dans le trou. On file au puits du Ribero, Liam équipe le puits, Juju et moi accompagnons les trois autres. Au bout de deux heures, nous atteignons le réseau 4. Fin du suspens, il y a de l'eau, moins que ce qu'on pu voir Gilles et Alary il y a 6 semaines, mais il y a de quoi flotter et se balader dans le réseau 4. Quel régal !
Participants : Véronique "notre guide", Odile "l'organisatrice" et les profiteurs : Ella, Samuel, Vincent et Andréa.
TPST : 3h / Trassanel 2
Allez on continue le dimanche après midi pour la deuxième cavité de la journée, quand on aime on ne compte pas !
Après un pic nique à l'ombre des cyprès et à coté des orchidées sauvages (les petites protégées d'Odile), direction Trassanel 2.
Avant d'entrer on s'essaieras aux techniques d'alpinistes dans la rigolade mais sans grand succès!
S'encorder c'est pour les faibles😜
A peine la porte passée, mousquetons sur la main courante et en avant!
Grand jour pour Ella qui va réaliser avec succès et sang froid son tout 1er rappel (maman est fière😉).
Pour le reste de l'équipe ce n'est que formalité!
Dans la grande salle on découvre le crane de renne calcifié, les os ici et là d'ours et les majestueuses concrétions qui font de Trassanel sa renommée.
Véro nous montre les bauges d'ours, dans lesquelles Vincent aurait bien fait un petit somme au retour et la fameuse étroiture abritant un crâne d'ours qu'un seul aura le privilège de voir en vrai: Sam (dit la fouine) qui nous ramènera néanmoins la photo du protégé.
On ira jeter un œil au treuil qui surplombe le puits du Ribéro et on ira "farfouiner" et "ranfougner" dans le reste du réseau 2 jusqu'au départ du réseau 2bis, dont la visite sera pour une prochaine sortie.
La fine équipe remontera sans difficultés jusqu'à la porte d'entrée, accueillie en douceur par une fine pluie de printemps.
Une jolie journée pleine de découverte et de première pour certains et sujet d'évocation de souvenirs pour d'autres.
Merci Véro pour ta visite au top et Merci Odile pour l'organisation parfaite de cette journée cavernicole.
TPST : 2h / Grotte secteur Salleles Cabardes, bientôt appelé peut être trou de la bête.
Cathy avais repéré une grotte dans le secteur de son village et nous y étions allez plusieurs fois y travailler.
Galerie sympa de 10 mètres et un prolongement que nous avions creusé sur la gauche de 3 mètres et s'arrêtant sur un nid de blaireau, et finissant sur un plancher enduré pas facile à creuser.
En voyant ce que Daniel Mas à découvert au trou de la barre ça peut laisser de l'espoir.
La galerie est bien remplie et les dimensions avant comblement pourraient être assez grandes.
Devant cette difficulté, on attaque un passage côté droit de la galerie, les gamates s'enchaines et comme je suis dehors pour vider les gamelles je n'entends rien de particulier, par contre Cathy et Rolland semblent entendre un bruit de bestiole au fur et à mesure de leur dégagement de terre.
Quand je prends le relais, je continue de creuser avec Cathy et effectivement un bruit évident quand je passe la tête et éclaire vers le fond du passage.
Un bruit plutôt plus fort et pas rassurant, du coup Cathy sort de la grotte rapidement et je ne tarde pas à la suivre.
Du coup après discussion, nous décidons de revenir mettre une caméra à l'entrée pour voir la bête en question avant de continuer les travaux.
Lion des cavernes ? Ours ? araignée géante ? la question reste de mise.
Heureusement le plus probable un renard ou un blaireau 😂
Participants : Notre guide Jean-Pierre et ses visiteurs : Marie-Pierre, Odile, Véronique, Leonie, Vincent, Ella, Samuel et Andréa
TPST : 1h / Grotte de Cibelle
Dimanche matin à 9h pendant que certains font la grasse mat ou sont à la messe!!
Dans le Minervois, au parking de la coopérative viticole, les spéléo sont matinaux, non pas pour une dégustation œnologique mais pour une journée doublement grottesque (la faute est volontaire:)
Départ pour Cibelle guidé par Jean-Pierre qui en est le découvreur.
Nichée dans le coteau s'ouvre grâce à la clé de JP la petite porte de Cibelle.
Avant d'entrer, Jean-Pierre nous conte son histoire, sa découverte, son passé de cavité emmurée, la chienne, ses filles, l'excitation de l'exploration!
C'est après s'être délecté de ces récits que la petite équipe se faufile par la porte.
Dés l'entrée le ton est donné! Ici c'est spécial! exceptionnel!
Il y pousse des truffes!
oui oui! a même le sol!
Mais c'est quand on s'avance, doucement, que le terme prend tout son sens.
Aragonite coralloïde, coulée blanche de calcite, gours, plancher de calcite, concrétions en tout sens jusqu'au final ou on aperçoit le nid des écouvillons! (bon ça c'est moi qui le nomme ainsi)
Comment se forment les cavités ? pourquoi ce trou ? pourquoi l'eau dépose et reprend ?
Les enfants et les grands ont pu faire un apprentissage karsto-géologique.
Les Ecouvillons ou Brosses à dents !
Un plaisir pour les yeux des petits et des grands, toujours sous les explications bienveillantes de
Jean-Pierre.
D'ailleurs si vous lui demandez gentiment, il vous racontera l'histoire de la déesse Cibelle habitante jadis de ces lieux, partie un peu trop rapidement sous les cris de joie de ses visiteurs!