Samedi 08/03 : Aven Drigas (Lozère)
participants : Félix, Kathleen (Kat)
TPST : 13h, profondeur atteinte -300
Avec Kathleen, qui prépare aussi le moniteur, on s'était fixé ce week-end là pour s’entraîner au moniteur. On se retrouve le vendredi soir pour bivouaquer pas loin de l'Aven Drigas, en Lozère, où on se rendra de bonne heure le lendemain. Au réveil, le vent est glacial, mais au moins, il ne pleut pas (encore).
Le début de la cavité est assez parcourue, et l'équippement n'est en soit pas trop compliqué, excepté par endroit pour le choix du puits dans lequel descendre (plusieurs puits présentant de l'équipement, sans qu'il soit toujours clair quel est le bon itinéraire).
Vers -100, on a 2 possibilités : poursuivre jusqu'à -120 vers l'ancien fond (l'itinéraire classique), ou partir en vire vers le nouveau fond, ce qu'on fait. À partir de là, l'équipement est bien plus sommaire, et de nombreux spits sont mort : il faut bricoler à de nombreuses reprises, au point de devoir faire à 2 reprises une tête de puits sur le départ de main courante, et une simple dev en tête de puits (n'ayant pas de 2nd point utilisable), et fractionner sur AN un peu plus bas.
On arrive ensuite au "Malheur des gros" ... il semblerait que je sois gros. Ça commence par un petit bout de méandre étroit en trou de serrure, où il faut alterner entre les jambes en bas (mais on n'a pas vraiment moyen d'avancer les jambes) et du "ramping suspendu" dans la partie un peu plus large. Il me faut bien 15 minutes pour autant de mètres de distance. Kat m'attends, et me préviens que devant, en sortie d'étroiture, il y a un ressaut de 2m avec une vasque en bas. Elle me demande d'installer une corde de rab pour sécuriser la descente, et surtout aider à le remontée.
Le temps que je déballe la corde, elle s'impatiente, et fini par descendre en libre (l'étroiture étant parcourue par un joli ruisselet). Kat part installer la corde suivante. Je m'assure à la poignée pour franchir l'étroiture ... les pieds en avant (vu la pente). Par contre, je fais la grave erreur d'accrocher mon kit au bout de ma petite longe, et de le pousser avec mes pieds. Le kit est donc dans le ressaut, et moi, je me coince dans l'étroiture! Pas moyen de continuer à descendre dans ma position. Et le kit se coince, donc impossible de remonter! Et bien sûr, je suis couché dans l'eau. J'essaye de me démener pour sortir de là pendant au moins 10 minutes, sans succès. Je commence à me résigner que la seule solution est de couper ma longe pour me libérer du kit. Heureusement, à ce moment, Kat revient voir ce qui me prend aussi longtemps, et peut me décrocher le kit. Ouf, ma longe est sauvée. Pour ma part, je ressort de l'étroiture, et avec les 2 bras le long du corps (au lieu de un devant un derrière), j'arrive à passer.
La suite redevient plus grand, avec encore quelques puits, puis une jolie galerie active entrecoupée de quelques ressauts pour arriver à -300.
Au retour, tout se passe bien, jusqu'au malheur des gros. Cette fois-ci, c'est Kat qui a le gros kit, et qui est devant. On passe tout les 2 sans encombre l'étroiture mouillée qui m'avait posé tant problème à l'aller. Par contre, dans le méandre, Kat coince son kit, et n'arrives pas à le décoincer seul. Je la rejoins donc, et ne pouvant pas manœuvrer avec mon kit en plus, j'abandonne mon kit pour l'aider. Par contre, ensuite, impossible pour moi de faire un demi-tour tellement s'est étroit : je dois donc sortir du méandre, faire demi tour pour y re-rentrer, dépasser mon kit pour pouvoir à nouveau faire demi-tour, et enfin sortir avec mon kit (avec l'aide de Kat pour la fin).
Bref, je crois que les 40m du Malheur des Gros nous a fait perdre bien 1h30 sur la sortie. Et pourtant, en une demi-journée, on pourrait je penses le mettre au gabarit civière.
Sortie de nuit (ça on s'y attendais), dans un mélange pluie/brouillard/vent horrible. Heureusement qu'on avait le GPS, sinon on errerait encore sur les causses ...
Chacun se réfugie de son coté dans sa voiture. Repas rapide dans le duvet, puis dodo.
Le dimanche matin, en plus du vent, il pleut bien. Kat connaît une petite grotte pas trop loin de la route pour désenkiter. On hésitait à faire encore quelques décrochages et autres manips, mais la météo nous en fait passer l'envie : on préfère aller manger chaud au resto, puis rentrer chez nous.
3 commentaires:
Pas mal cet Aven Drigas!
Me fait vraiment penser à je crois la Sima de los Gorinos, aux Picos, et son méandre "all free"( tout en libre, c'était les début de l'explosion de la grimpe en libre....). Et par dessus le marché....en explo. Méme avec l'acéto dans le sac, et que le harnais pour tenir la combi, une abomination à passer...Avec à la sortie de l'acrobatie pour ne pas tomber dans le ressaut qui suivait! Jean Guiraud, le pionnier de Cabrespine, qui se bricolait son harnais (coutures), avait eu le malheur de garder son torse, et avec les autres ayant filé devant, c'était retrouvé accroché...par derrière sur un becquet!!!!Il avait du batailler longtemps pour s'en sortir...C'était tellement étroit que méme les "kits spécial méandre" ne passaient pas!!!Il fallait dékitcer les cordes avant et les re-enkiter en équilibre au dessus du vide après!!!Engagement total!
Il s'agit du FP 138, Fuente Prieta 138, exploré l'été 1981.
MMhmm, ça donne envie... ♪♪♫♥♥♥
Enregistrer un commentaire