dimanche 24 juin 2018

Premier retour au fond du Chandelier


Samedi 23 Juin 2018
Trou du Chandelier
Participants :
SCA : Denis, Seb, Hélène, Christelle, Elodie, Henri, Christophe, Boris, Fabien, Laurent
SCM : Annick, Guillaume
TPST : 11h50

Grosse équipe, beaucoup de spécialistes et bonne représentation féminine pour cette sortie.
Le groupe se départage à l'aller pour éviter l'effet bouchon sur les obstacles et modifier l'équipement "explo" de certains passages.
L'après-midi est bien entamée quand nous parcourons pour la première fois depuis la découverte la troisième partie entre la grande barrière et le fond actuel.
Cette partie du réseau en métro-canyon facile, avec la sensation d'éloignement, est vraiment incroyable.
Beaucoup de nouvelles observations morphologiques y sont faites dont plusieurs miroirs de faille avec  déplacement et énorme brèche et surtout des banquettes fossilisées à 1,5m du sol contenant des galets de la taille de boulets de canon (le débit de la rivière associée à cette époque laisse songeur).

Arrivés au fond le verdict tombe : 5h de progression sans compter le repas ont été nécessaires, mais il faut dire qu'on est tous en néoprène...
On s'attaque au plus évident et Denis se lance dans l'escalade du barrage de calcite, secondé dans la deuxième longueur par Boris, grimpeur lui aussi

En pleine escalade
En bas on se réchauffe comme on peut : tortue, désobstruction manuelle du trou souffleur situé au pied du barrage.
En revenant 100m en arrière, je parviens à grimper de 15m dans le volume supérieur qui suit en hauteur le surcreusement de la rivière fossile. L'ancienne galerie est superbe, large et concrétionnée mais ne s'éloigne pas du surcreusement qu'elle retrouve régulièrement en coupant les boucles de ce dernier. C'est toujours du développement supplémentaire.
A gauche dans la paroi, une petite conduite forcée sableuse attire l'oeil : peut-être un affluent. Que nenni, après 30m de progression, elle reboucle elle aussi avec la grande galerie sup.

Lutte contre le froid au terminus. On remarque de belles cupules en haut à droite de la photo
Denis et Boris ont atteint le haut du barrage. Ca redescend derrière, mais cette fois pas de miracle, on aboutit dans une petite salle borgne et argileuse : la boucle ne boucle pas...
C'est donc bien en bas du barrage que la suite devra se jouer, exactement comme entre la partie II et la partie III si le shunt n'avait pas existé.
De la bonne vieille désob de trou souffleur dans le moonmilch et l'argile en perspective, le premier obstacle sérieux depuis le début de l'explo. La suite est certaine, la quantité de travail difficile à connaître mais trois mètres à creuser au minimum. Voilà qui va laisser à Jean-Luc ainsi qu'à Dom un répit de convalescence.

Retour sans trop de problèmes malgré un nombre de chutes croissant dans les bassins à présent à mi-eaux, sans doute la configuration la moins confortable pour progresser après 11h dans les pattes.

Plusieurs choses à faire rapidement et du boulot pour plusieurs équipes  :
- balisage dans la partie III
- désobstruction au fond
- finalisation du shunt par le bas de la grande barrière
- suite de la topo

21 commentaires:

riton a dit…

Et finalisation de l'équipement avec du matos définitif: amarrages acier,cordes de 10.5. L'on a bien avancé, mais il reste encore du boulo.
Appel a ceux qui pourraient nous aider a porter le matos...
Mais...quand l'eau auras baissé! Je n'ai jamais fait une progression aussi infernale là dedans...dans la première partie...Ou l'on laisse un jus pas possible...a rester debout! L'impression d'étre sur de la glace vive...sans crampons!

Thierry Bonnel a dit…

Grand bravo à toute l'équipe même si le résultat n'est pas au rendez-vous mais au moins on sait à quoi s'en tenir pour le fond...
Je regrette de ne pas avoir pu partager cette sortie avec vous et je suis content de la participation du SCM qui je pense va dynamiser les explos au fond..

Denis a dit…

Je confirme la progression éprouvante et glissante avec un kit lourd. Il faut aussi bien gérer sa combi : pas de haut, on a froid, haut de 5mm, on a trop chaud et le porter au retour, une horreur... Solution : un haut fin 2 ou 3 mm.
En tout cas une équipe solidaire et efficace, avec une ambiance un peu délirante qui fait du bien.
Pour la suite, c'est le trou qui dicte les impératifs :
- le shunt de la fin du 2 à désober pour gagner 1h
- le balisage du 3 pour préserver le sol
- rééquipement de l'équipement d'explo pour la sécurité
- la topo
- la désob du fond
Du boulot pour tous les motivés, avec la 1ère à partager au bout.

Seb a dit…

S'il y a un ou deux autres amateurs de sorties longues, je suis partant pour attaquer le fond.

Thierry Bonnel a dit…

La solution serait d'attendre la vidange complète des vasques...plus de neoprenes à se trimballer pour la prochaine pointe et gains de temps gagné et autant d'énergie...
Ne serait-ce pas les conditions les plus idéales ?

Etienne a dit…

Je pense qu'il serait judicieux de mettre un bateau ou une grosse bouée dans le lac le plus long et assez profond pour ne pas mouiller les épaules et se contenter de la salopette 3mm. Après c'est pas compatible avec tous les niveaux d'eau, mais en cette saison c'est ce qui me paraît le plus approprié...

laurent a dit…

Ou alors chacun avec une bouée-canard fluo pour flotter au lieu de marcher en aveugle au fond des lacs; ça aurait une sacrée tronche...

Les difficultés augmentent avec la distance, la quête n'en devient que plus belle et plus prenante.

Encore un effort, dans quelques semaines les basses eaux se seront installées...

masdan a dit…

Il y a aussi les pontonières, jusque sous les bras et quand vous sortez des zones aquatiques, par exemple pour la désob, vous la tombez... J' en ai acheté une il y a 2 mois pour 7 euros chez lidl...

masdan a dit…

Je prète(donne la pontonière)Un matelas gonflable de vrait suffire pour le reste ...

riton a dit…

Laurent qu'est qui te fait dire que cette années l'on retrouveras les niveaux bas de l'an passé?
Dans l'édition 2 de la bible de Jo Marbach (1980), il parlait de cette bouée canard avec des sangles dessous utilisée avec une ponto latex.
Peut étre pas si dépassé que ça!

dominique poulain a dit…

Bravo un belle esprit d équipe.
Ça va mieux .ça ne sera que partie remise.pret pour s attaquer au bouchon.
Comme veut la cavité et pas comme on voudrait.ça s est vraiment de la speleo d exploration....

Seb a dit…

Effectivement Daniel la ponto c'est peut-être le bon plan en période de "basses eaux". Pour le moment les plus petits comme moi ont encore ponctuellement de l'eau jusqu'au cou. Sinon, c'est peut-être con mais... avec 50 mètres de tuyau on ne pourrait pas baisser le niveau du grand gour?

masdan a dit…

Si c'est possible de refouler, voilà qu'ine idée elle est bonne :https://www.outiz.fr/manufrance-pompe-a-eau-400w-252175/p/8895482/?gclid=Cj0KCQjwpcLZBRCnARIsAMPBgF2kJZMM4WJzdTiQDFKDyLFv7NWMcSUiBUivAf06tg3mHpXnmjQlwiAaAkEKEALw_wcB

riton a dit…

Figure toi que dés l'automne dernier j'en avait parlé...et on m'a ris au nez! Avec un tuyaux assez long pour aller jusqu'à la partie poreuse de la salle du surintendant. Et vidanger le gour après la vire dans le gour de la vire. Ce sont vraiment les 2 obstacles les plus chiants de tout le trou...

masdan a dit…

Pour le grand guillaume: le siphon du Lauquet ..., j'insiste , en bas c'est tout de même une belle rivière de l'aude...

laurent a dit…

Pour info, la dénivellation entre le point coté au bas du plus grand passage aquatique (300m du bas des puits) et le point coté en bas des puits = 0m !
Dans ces conditions, il faudrait 300m de tuyau rigide + pompe électrique alimentée en 220V par 380m de cable et un groupe électrogène en surface pour espérer vider totalement ces 1000m3 de flotte.
Pour vider le gour après la vire dans le gour de la vire, ce serait plus facile mais ça reste une grosse entreprise.

Pour le moment, environ la moitié du volume d'eau du plus grand gour s'est déjà vidangé tout seul en quelques semaines. A ce rythme, on devrait parcourir relativement facilement le trou fin Juillet.

riton a dit…

La nature est...plus forte que les pompes!
Reste le problème...du chaussage dans cette savonette!
Pour une fois les bottes...du triple zéro. Si quelqu'un a des infos sur de "chaussures spéléos" efficaces et pas hors de prix!

dominique poulain a dit…

Il faut les bottes noires et encore...

masdan a dit…

des crampons ....https://www.raidlight.com/fr/securite/530-yaktrax-pro.html?gclid=CjwKCAjwyMfZBRAXEiwA-R3gM5pTTLMSKL7nXcwkiCP0-mgbtKvdKjR7sbh8ILivj3R2FG2I0efrZxoCh-gQAvD_BwE#/yak-46
ou alors https://www.banggood.com/fr/18-Teeth-Antislip-Ice-Snow-Shoe-Spikes-Mountaineering-Hiking-Crampons-p-969256.html?gmcCountry=FR&currency=EUR&createTmp=1&utm_source=googleshopping&utm_medium=cpc_elc&utm_content=felix2&utm_campaign=pla-all2-fr-pc&gclid=CjwKCAjwyMfZBRAXEiwA-R3gM0xZN6V9ExNQ3bCki5w82CpAJl5hEJ_ChN1ZCm_0u_pDuuS8gbAJUxoCLHsQAvD_BwE&stayold=1&ID=46723&cur_warehouse=CN

Thierry Bonnel a dit…

Il faut se dire que cette année les précipitations sont exceptionnelles et que les conditions de progressions normales devraient être retrouvée pour l'année prochaine...il faut donc rester patient sachant que l'arrière saison risque d'être à notre avantage...

riton a dit…

L'an prochain...avec 1 an de plus au compteur!!
Il ne faut jamais remetrre....ect...