jeudi 10 mai 2012

Camp Italie

Vendredi 27 avril 2012.
           La journée du vendredi sera consacrée au rapatriement, en ordre dispersé, des 14 participants du SCA au camp Italien. Direction les bungalows de Deiva Marina, 60 km après Gènes.
 
Samedi 28 avril, camping de Delli Ulivi.
          Nous avons rendez-vous ce matin avec Marc, notre guide Franco-Italien. Quatre d'entre nous, Jean Michel, Guillaume, Sylvain et Etienne vont au - 1000. Ils seront accompagnés par Marc et un autre spéléo Italien. Nous ne les reverrons pas pendant deux jours.
         Le reste de la troupe, Jean Claude, Jean Marie, Claire, Isabelle, Philippe, Pauline, Violaine et Jean Pierre, direction le massif des Appuanes, grotte du Milazzo, à une heure trente de voiture.
Cette cavité est réputée facile. Elle est creusée dans les marbres blancs, pas trés loin de Carrare. Le rêve de progresser dans des calcaires marmoréens d'une grande pureté va enfin se réaliser.

                         Préparatifs, avec en fond d'écran, le massif enneigé des Apuannes

          A cette période de l'année, les températures extérieures ne sont pas trop élevées car  nous sommes à huit cent mètres d'altitude. Mais dans la grotte, il fait sept degrés toute l'année. L'entrée en matière n'est pas pour nous réchauffer car nous progressons difficilement dans un étroit boyau, sombre et boueux. Le vent glacial et les flaques d'eau refroidissent l'ardeur de la petite troupe.
                                                             Le hors d'oeuvre
                                                       Philippe dans la gueule du loup
                                           
            Malgré tout, aprés trois sévères étroitures, on débouche enfin dans une trés grande salle baptisée salle Obélix. Elle est du style salle des Dômes de Cabrespine (un peu moins longue). La différence, c'est la couleur immaculée de la roche. Des blocs de marbre blanc gisent partout. De quoi faire pâlir d'envie un tailleur de pierres.

           La première émotion passée et le casse-croûte avalé, nous nous mettons à la recherche de la rivière souterraine qui draine le massif. Notre seul guide est la topo que Jean Marie a pris soin d'enregistrer sur son appareil photo. Mais la salle est tellement vaste que nous tournons pendant une heure à la recherche de celle-ci. Nous sommes enfin attirés par un bruit de cascade mais l'eau qui ruisselle avec force déchiquette le marbre et le transperce en des failles impénétrables.
            Nous sommes maintenant dans un dédale de blocs immenses. ils semblent parfois découpés à la scie. Cela fait penser que, depuis l'époque romaine, les carriers ont exploité le marbre de cette région pour sa pureté. Ils devaient aussi profiter d'une certaine facilité d'extraction, grâce à son délitage aisé.
            Tout à coup, nous sommes attirés par les cris d'Isabelle. Là, sur une plage de sable blanc, se dresse un bivouac. Et au pied de celui-ci, serpente enfin la rivière recherchée. Quel bonheur de patauger das cette eau si limpide. La configuration est identique à Cabrespine. La différence, c'est la blancheur des parois érodées par l'eau. Celle-ci prend parfois une teinte émeraude, et scintille sur le gravier blanc de sa litière.



            Nous suivons le cours d'eau sur sept ou huit cent mètres. Celui-ci semble n'en plus finir et nous décidons de revenir en arrière.
             Les trois cent mètres de "ramping-crado" pour atteindre la sortie ne nous feront pas oublier ces instants de bonheur d'avoir pu connaître un lieu si féerique.

1 commentaire:

Jean Marie a dit…

JPP n'a pas trop détaillé les différentes étroitures. La 1° (laminoir très serré) Philippe nous a sorti une technique inusitée : il se couche sur le ventre, les bras le long du corps et reste immobile. En quelques secondes son corps est parcouru de frissons convulsifs. J'ai cru qu'il faisait une crise de palu. Mais peu à peu il descend et franchit l'obstacle frais comme un gardon. Il nous fera une démo lors de la prochaine AG. J'ai vu sur MTV un clip qui lui a certainement fourni l'inspiration.
La 2° (Mate Arnaude avant élargissement) est moitié pleine d'eau. Isa en tête déclare "moi je passe mais je n'ai pas envie d'y aller pour rien" Je vais voir et ne suis pas très inspiré. Nous débattons quand soudain Claire que l'on n'avait pas vu filer nous crie "ça y est je suis passée, ça s'élargit !" Il a bien fallu suivre. Quand je pense qu'il y a peu le moindre passage bas la rebutait...
Quand à la 3° (Gaubeille avec 5/6 cm de moins) le passage en montant a été dur mais à la descente je suis resté coincé et j'ai bien cru me taper une crise d'angoisse...
Bien défendu le Millazzo !