jeudi 2 août 2018

Chocs thermiques à Coume Froide

Mercredi 01 Août 2018
Trou souffleur de Coume Froide
Participants : Jean-Luc, Henri, Seb, Laurent
TPES : 9h

En Mai dernier, lors d'une prospection ciblée à partir de la carte géole, j'avais repéré un éboulis bien placé sur le flanc d'une doline dans la forêt de Coume Froide.
Rien d'exceptionnel à première vue, sauf qu'après un peu de désobstruction, un endroit précis laissait passer un fort courant d'air, du genre très rare sur le plateau de Sault et vraiment pas douteux vu l'endroit...
Ayant entretemps obtenu l'accord du propriétaire, on se retrouve à 4 pour sonder l'éboulis.

Préparatifs de chantier

Etat des lieux en début de journée
Une désobstruction musclée s'engage. Seaux, gamattes et transport de blocs s'enchaînent à un bon rythme et le trou s'approfondit. Le site fait un peu penser au chantier de l'ouverture du Nitable il y a déjà 5 ans.
L'éboulis ressemble à un comblement très ancien mais artificiel d'une entrée de cavité. On y trouve quelques vestiges enfouis dont les propriétaires n'ont plus mal aux dents depuis longtemps, ainsi que quelques restes de plancher stalagmitique.

Jean-Luc en stage intensif de rééducation a retrouvé toute son efficacité !
 La cuvette ainsi créée retient l'air glacé issu des profondeurs. Ceux qui travaillent en bas sont dans un air ambiant à 8°C alors que ceux qui montent la murette extérieure sont proches du coup de chaleur. On alterne donc fréquemment les postes et les organismes n'y comprennent plus rien...
Pour gagner de la profondeur, il faut faire régulièrement tomber les bords, repurger et briser les plus gros blocs à la masse.

Le trou vu du haut dans l'après-midi
Après plus de 8h de travail de bagnard, nous avons probablement établi un record journalier de volume sorti manuellement d'une cavité depuis qu'on fait de la désobstruction. Il faut dire qu'on travaillait souvent à deux de front au fond.
Malheureusement, malgré quelques vides décelés au point bas, toujours pas de signes de la présence de roche en place à proximité.

Si l'intérêt de la cavité ne fait aucun doute (on est probablement sur la suite du Chandelier même si c'est encore loin), ce sont ici des solutions techniques qu'il va falloir trouver si on veut suivre le courant d'air sans devoir vider tout l'éboulis. S'il y a des suggestions on est preneurs, cela fera un bon objectif de mi-saison.

Le travail d'une seule journée


5 commentaires:

masdan a dit…

Faire venir une pelle mécanique et établir avec des pacs grillagés .Ce plateau mérite qu'on y mette les moyens .BRAVO... Mon blog, Speleo rétro, le temps des découvertes, vient d'atteindre les 10000 visiteurs et plus de 15000 pages vues!!! olé.

masdan a dit…

https://www.canalblog.com/cf/my/index.cfm?nav=blog.stat2&zone=z1&bid=1531977

Thierry Bonnel a dit…

Incroyable tous ces remblais et bravo !
Vous vous êtes transformé en véritable machine de guerre !
Est-ce que le trou aspire ?

laurent a dit…

Courant d'air alternatif au mois de Mai (il faisait déjà chaud), soufflant avec accélérations depuis les fortes chaleurs.
Visiblement fonctionne en "soupape" branché sur deux circulations contraires plus bas.
En même temps, le fond du Chandelier est barré par un diaphragme et le siphon du Blau est encore amorcé vers le nouveau réseau. Donc à suivre selon évolutions...

Thierry Bonnel a dit…

En même temps Laurent beaucoup d'énigmes pour ce qui concerne la connexion de l'éventuelle rivière avec le chandelier sémi actif et ces niveaux fossiles...autant de courants d'airs différents à la hauteur de la complexité du réseau à venir!