jeudi 29 janvier 2026

Où sont passés les écoliers de Trassanel ?

Mercredi 28 janvier 2026

Participants : Gilles, Daniel C., Alary

TPST: 2h30 / Grotte du Fumarel, Grotte de l'Émetteur, Trou Blanc (C14), Grotte Jocelyn ; TPES : 3h

Entre deux semaines de pluie, nous saisissons une éclaircie pour aller nous promener sur Trassanel et visiter une série de petits trous. Le premier, la Grotte du Fumarel. Les souvenirs de Gilles et Daniel permettent de le localiser rapidement. Quelques ressauts verticaux plus ou moins traîtres et étroits que l'on désescalade permettent d'accéder à la galerie des gours. Daniels voulait les voir avec de l'eau, c'est chose faite, mais ce n'est pas non plus la crue. Nous poussons jusqu'à la salle terminale joliment creusée et ventilée, butant sur des racines et un cône d'éboulis.

   
La galerie des gours

Après le Fumarel, la Grotte de l'Émetteur. Gilles nous quitte à ce moment là. L'étroiture menant à la suite parait plus étroite que ce qu'elle est réellement, peut-être car elle est très courte. Le passage bas dans les concrétions avant la salle est plein d'eau, et dans la salle, un petit plan d'eau a dû se former temporairement. Le sol est très boueux, et des traces fraiches de ruissellement sont marquées dans l'argile. Ça devait être sympathique avec de l'eau !
   
La salle avec ses concrétions toutes sèches

Après l'Émetteur, nous allons récupérer la caméra trap laissée dans un petit trou d'une barre rocheuse après le ravin d'Escoles auquel nous accédons depuis la Grotte de la marmite. Nous remontons ensuite manger au-dessus de la grotte du Maquis.

Après le repas, nous tentons de rejoindre le chemin pour rejoindre Trassanel par le bartas. Il y fait très bon vivre, quelques abeilles sauvages sont de sortie ! Nous passons proche du Trou Blanc (C14), alors je descends y faire un tour. L'entrée en chicane me laisse tout juste passer en longueur. J'arrive au-dessus d'un P6, avec une petite dyneema en place autour d'une lunule. J'ai pas de matos, mais si ça passe en désescalade, remonter ne devrait pas poser soucis. Je descends donc, et visite rapidement les inférieurs, jusqu'au chantier de désob, la fissure ventilée. Et puis je remonte.
P6 depuis le bas
Après le Trou Blanc, nous rejoignons le ravin de Matte Arnaude, pour le descendre jusqu'aux énigmatiques tombes Wisigothes. Le ruisseau se perd brusquement dans deux bassines. Nous remontons dans le pentu pour trouver plus haut la Grotte des Cordonniers, puis longeons le flanc en direction de la stèle du 8 aout 1944 et passons devant un trou connu mais sans nom.

Après quoi, direction l'autre côté du village, pour essayer de localiser et visiter la Grotte des Écoliers et la Grotte Jocelyn. Daniels avait les deux points GPS. Moi, seulement celui converti de la fiche de cavité pour Jocelyn. Mais en voulant trouver les Écoliers dans l'épais bartas, nous ne trouvons que des lits douillets pour blaireaux et autres bestioles frileuses en pied de barre rocheuse. Nous avons dépassé le point GPS de Daniel sans vraiment le vouloir, la progression par les drailles à cochon est compliquée. On capitule à l'idée de trouver ce trou, puis traversons le bartas vers la Grotte Jocelyn. Nous tournons un moment, sur une grande zone. Puis en remontant par hasard, je traverse un autre épais bartas quand je détecte sous un genévrier une ouverture, voilà notre grotte ! Que de la chance ! Ici aussi dans l'entrée, une bestiole a fait son lit. Il est d'ailleurs plutôt confortable, mais les toilettes sont trop proches de la chambre à coucher à mon goût… Au même moment, un puissant rayon de soleil divin pénètre dans la grotte. C'est de toute beauté.
Un trésor !!!
Nous faisons sans nous presser un rapide tour de la galerie, qui s'élargit de jour en jour. La vieille calcite rend en poussière chacun de ses cristaux qui autrefois recouvraient toutes les parois de la cavité, révélant un calcaire gris bleuté lui aussi rongé sur son premier millimètre.
En image

mardi 27 janvier 2026

Hivernale dans la forêt de Fanges

Dimanche 25 janvier 2026

Participants : Andréa, Félix, Pascal, Flo, Charlie, Gilles.

TPST : 8h30 / Le Mariolle (Aude)

Retour au Mariolle deux ans après. Le trou est situé à 1000 mètres d'altitude et vu la neige tombée la veille, l'accès s'annonce épique. On n'a pas été déçus !


Sur les indications d'Odile venue récupérer sa commande Armytek à Quillan, nous prenons la piste par le nord, au départ de Cavirac. 
Peu avant le col des Cerises, nous chaussons les chaînes sur le Duster 4x4 d'Andréa. Ça monte et surtout la piste n'est pas très large et peu accueillante sur sa gauche...


Lorsque nous arrivons sur le plateau, une épaisse couche de neige est présente (15 à 20 cm) et la piste est blanc immaculé, quel décor !


C'est par où ? Tout droit !


Andréa ouvre le passage sans difficulté malgré l'épaisseur de neige. Flo suit sans chaînes mais avec des pneus hiver.




Terminus !


Avec Pascal nous nous mettons en quête du trou, on le trouve immédiatement, il est bien pointé sur Grottocenter, au fond de sa doline.

L'entrée


Le plan incliné argileux au sommet du P56 est particulièrement dangereux avec l'eau qui ruisselle et qui emporte de gros paquet d'argile, nous passons 3 par 3 pour ne pas envoyer de caillou sur les copains du dessous.

Nous rentrons sous terre vers 10h30. 

Départ du P62

À 15h nous sommes en bas, le ruisselet coule un peu c'est mignon tout plein, par contre l'accès est toujours aussi gras !



Retour en surface pour tout le monde à 19h, il a un peu reneigé dans la journée.

On décide de descendre par la piste au sud car retraverser ce grand plateau enneigé avec les nouvelles chutes de neige et descendre au nord par la piste pas très large ne nous emballe guère.
Erreur !

Le chemin est encombré de nombreux arbres. Certains sont alourdis par le poids de la neige, en les secouant ils remontent suffisamment, nous parvenons à en dégager d'autres en cassant les branches ou en les tirant.
Nous avons bien failli être arrêtés définitivement car un immense arbre se trouve en travers de la piste, à environ 3 mètres de haut stabilisé sur ses branches. À l'aide d'une corde en tirant tous, on parvient à casser d'une des branches, puis à immobiliser la seconde le temps de passer avec les voitures. C'est juste mais ça passe !


Le gros obstacle

Nous finissons par arriver sur une piste plus large et sans obstacles, sauvés ! On aura mis 1h30 à rejoindre le goudron.

samedi 24 janvier 2026

Entre le 29/01 et le 07/02 fin des prévisions...........il pleut sans arrêt!Soit 10 jours non stop....!!!

Il ,y a effectivement un "problème" climatique!!!!

dimanche 18 janvier 2026

Trassanel Réseau 2, initiation

Dimanche 18 Janvier 2026

participants : Thoby, Charlie, Blair, Lya, Stéphane, Daniel C

TPST : 4h ; Initiation Trassanel


Au départ j’avais organisé une sortie sur Coroluna, mais aux vues de la pluie et d’une météo incertaine, je préfère faire le 2 de Trassanel.

Avec l’équipe il faut trouver le moyen de descendre le premier obstacle.

J’avais heureusement prévu corde, sangle, échelle et longes, mais que 2 baudriers.


Descente dans l'entrée

L’eau coule dans l’entrée et aussi sur la coulée entre le 1 et le 2, le reste du réseau est plus humide, mais rien d’exceptionnel.

Visite par les Filles d'un passage que de rares adultes peuvent franchir, mais sans voir l'ours.


Visite des lieux, avec bien sur le chandelier

Chandelier

Après un repas rapide nous ressortons.

Pour voir si j’avais bien fait de pas aller à Coroluna, je passe voir en partant le Rémol sur la route de Cabrespine.

Ça coule de partout, Piche Roc également, mais pas une goutte d’eau dans le Rémol.




 

vendredi 16 janvier 2026

Risque avalanche de niveau 5

Jeudi 15 janvier 2026

Participants : Henri, Daniel M., Jean Michel E., Alary

TPST: 6h15 / Trou du Moulin de Bouisse

La séance hebdomadaire au Trou du Moulin, toujours en eau, on s'acclimate. Descente rapide peu après 9h30. À quatre, on aménage un cheminement de gammates pour remonter les blocs laissés la fois précédente dans le passage du bas. En même temps Jean-Mi pose un pied droit temporaire dans la petite salle terminale, pour soutenir la trémie molle dans ses épreuves du jour. On joue massette / burin et quand ça ne veut pas, la masse fait son entrée. Certains blocs farineux cassent bien dans la longueur de leur chair, quand d'autres, nous stoppent direct sur le noyau dur malgré les fissures recristallisées. Cela vaudra même de briser la pointe d'un burin !

   
À gauche, la salle, la trémie molle et son pied droit. À droite, un petit fossile  

Bien content d'avoir une grande zone de stockage plus haut, des murettes font leur apparition. Les blocs les plus solides ou trop gros pour la gammates sont remontés à la main. Enfin vient le moment de faire un multi-tir : dans des blocs du passage et dans la suite. Ça a travaillé, la trémie mole y à même laissé un peu de soit, ce n'est vraiment pas rassurant... Une fois le maximum dégagé, on tourne sept fois sur nous même dans le petite salle, comme on tournerait sept fois sa langue dans sa bouche pour éviter de dire, et dans ce cas présent, faire n'importe quoi. Réflexion et testes structurels faits, il faut tomber préventivement la trémie. Les blocs petits comme gros se balancent quand remués au pied de biche (l'empilement visible au dessus du pied droit, qui se poursuit plus haut au delà de l'image à gauche et à droite). Mais avant, petit tour dessous pour observer la suite. Je démonte encore un peu plus le seuil. À 1 mètre devant l'eau perce le sol. À 2 mètres l'espace d'agrandit et remonte légèrement, il semblerait qu'il y ait un peu de place là bas au fond. Ceci vu et à l'aide d'une grande barre, Jean-Mi sauve bravement le pied droit de l'ensevelissement et affaisse la trémie, qui descend centimètres par centimètres avant de céder complètement.

80 cm de blocs au sol

La suite est évidemment bouchée, les blocs sont gros, faut percer. Pendant ce temps avec Henri, nous remontons manger en surface. Daniel lui va fureter le courant d'air dans la grande galerie du dessus. À notre retour, Jean-Mi remonte, nous trois dégageons les blocs présents en nombre. Masse, massette, burin et gammates s'enchaineront durant deux heures. Pas le temps d'avoir froid, même en étant mouillé. Le volume remonté est conséquent, la salle a doublé ses dimensions, on tient debout à deux, le plafond de sable et d'énormes blocs semble sain. Seulement, au-dessus du passage de l'eau où nous devons aller, une grosse partie de la paroi / plafond menace d'une large fissure, et un autre gros bloc bouge dangereusement. Le second est écaillé, il paraît reposer sur le sol, on bâtira probablement autour. Pour le premier, un tir de fin de chantier le fera céder en le découpant grossièrement.
Dernier tir de la journée
Bien sûr, cela bouche à nouveau la suite. Il est 16h40, nous remontons. Le déblaiement sera pour la prochaine fois d'ici deux semaines. En bref, pas d'avancée en distance, mais un gros boulot de purge et d'assainissement qui nous sera bénéfique pour la suite.

Compte rendu de Jean-Michel : Gros coups de reins au moulin

La vidéo de Daniel : 


lundi 12 janvier 2026

Trois jours dans la vallée du Landeyran (Hérault)

Mercredi 7 janvier 2026

Participants : Ju, Charlie, Alary

TPST: 9h30 / Grotte de la Boite aux lettres

Après un an et demi sans y avoir mis la lampe, retour à la Boite aux lettres. Pendant ce temps Charlie a travaillé à élargir de nombreux passages et à en équiper d'autres avec cordes et marchons. Nous entrons sous terre vers 9h30, avec comme objectifs de faire une escalade post voute mouillante côté cathédrale, de rééquiper certains accès et de revisiter plus en détail certaines parties de la grotte. De l'entrée jusqu'à la première Grande salle, les élargissements permettent de réduire de plus de moitié le temps de progression. Plus loin, où nous passions sous les blocs, une corde de 15m est en place et shunt tout l'abouli. Nous approchons la zone de la voute mouillante, un bruit de ruisseau se fait entendre, mauvais signe... La vasque est pleine, impossible de passer sans se tremper. De l'autre côté, le ruisselet qui l'alimente cascade. Nous creusons comme nous pouvons le seuil, mais nous n'avons pas les outils. Pas grave, demain peut être la vasque ne sera plus alimentée. Nous reviendrons avec ce qu'il faut pour tenter de s'en débarrasser.

Direction alors une vieille corde qui pend au bout de la Grande salle et qui permet de rejoindre les éboulis du plafond surplombant cette même salle. Nous savons que les deux points en haut sont en sale état, alors deux pulses et les 4m sont avalés. Nous listons les options d'équipement, et tablons sur deux goujons de 12 en plafond suivis par un bout de main courante d'accès où la corde est passée en direct dans un gros AF en butée sur nœud. Pause repas, puis on se met à fouiller tout plein de recoins dans les fractures parallèles et les éboulis de grosses dalles effondrées. À force de tourner en rond, nous finissons par tomber dans une zone plus large de l'éboulis dans laquelle personne n'a trainé ses bottes, correspondant aux parties basses du plafond de la Grande salle. Une belle verticale permet de descendre. Deux pulses de 12 et ce que j'avais pressenti se confirme, nous débouchons dans les plafonds de la salle Pipi... Tout cela supprime néanmoins beaucoup de zones d'ombre. Vers 16h nous allons en direction d'une belle salle sans nom, qui permet à son terme d'accéder à l'actif. On y accède par la salle Pipi, où je trouve au sol mon bloc rouge que j'avais balancé depuis les plafonds. Ici, nous installons de nombreux marchons pour se passer du matériel de cordes. Avoir deux perfos ça aide ! Un léger pour l'escalade, et un lourd pour les marchons. Enfin nous rejoignons une grande fracture dans laquelle une escalade est à faire. Ju s'y colle, atteint le pallier, fouille : il n'y a rien, il redescend pulse par pulse.

   
Pause de marchons et escalade
Vers 18h, demi tour. On laisse le matos lourd au niveau de la voute mouillante pour demain, afin de s'alléger. Au passage, nous remarquons que le ruisseau a perdu en débit.

                                


Jeudi 8 janvier 2026

Participants : Charlie, Alary

TPST: 7h30 / Grotte de la Boite aux lettres

Début de matinée où nous parcourons le bord de route pour repérer quelques endroits clés. Ici et là des concrétions apparaissent à l'air libre, accompagnées de quelques trous à voir et revoir que nous réservons pour demain.

Coulée stalagmitique
Objectif du jour : éliminer la vasque, taper la voute et si possible, filer vers une escalade dans la branche annexe. Arrivé à la voute mouillante, le ruisseau ne coule plus, la vasque n'est plus alimentée. Nous creusons une tranchée de faible pente sur 3m pour diminuer son niveau d'environ 25cm. Le reste de la flaque est vidé à l'écope. Ensuite on attaque la voute d'une épaisseur de 40cm tout au plus avec un premier triple tir efficace aux 2/3. Ensuite, quelques autres tirs par les deux côtés ne feront qu'écailler le verrou sans le faire céder : une voute mouillante active entre deux gros volumes n'est pas restée en place tout ce temps par hasard. En somme, nous gagnons quelques dizaines de centimètres de chaque côté, et avons légèrement remonté son plafond.
La voute avant travaux
Repas vers 13h, puis direction le fond de la branche annexe. Cette branche a été rendue accessible grâce à l'intervention de deux spéléos locaux recrutés par Charlie, et qui ont fourni les moyens nécessaires à l'élargissement d'un minuscule conduit ventilé sur 3 mètres pleine roche. Pour y accéder, on parcourt une sympathique conduite forcée ovale sur 20m qui collecte un actif temporaire en paroi, avec éventuellement quelque chose à tenter par là aussi. Enfin le tunnel ouvert se présente. Le passage légèrement remontant est très étroit, puis bute sur une marche après un encore plus fort rétrécissement ponctuel. Il me faut m'y reprendre à plusieurs fois, c'est très inconfortable.
Sortie de l'étroiture
Après quoi nous y voilà, dans ce qui tend à être appelé l'escalade du chien. Après une petite pièce remontante, nous arrivons à la base d'un grand éboulis de petits blocs, au pied duquel un squelette de chien se présente. Les blocs de cet éboulis sont tout en angle, et de même taille. 

   
Les restes du chien
Des araignées font leur apparition, nous approchons d'une entrée haute. Nous arrivons au pied d'une grande coulée de calcite, escaladée aux 3/4 par Charlie et Mel. En haut, 5 mètres se verticalisant restent à monter. Le sol quasi vertical est une coulée de calcite qui occupe toute la largeur du conduit. Je grimpe, Charlie m'assure depuis un relais. En haut, j'arrive sous un éboulis de gros blocs, un courant d'air frais perceptible filtre à travers (chevelu racinaire qui bouge), les araignées typiques des entrées de grottes sont là. À certains moments, il me semble même entendre des véhicules passer, mais sans être suffisamment net pour l'affirmer. Les os du chien ne sont pas recouverts par les blocs, la bête parait donc être arrivée ici après l'effondrement de l'entrée avant la quasi complète obstruction du conduit remontant. Un chien de chasse pris dans un terrier piégé ? Le trou aspire, l'air parvient à passer entre les blocs de la trémie, mais aucun débris végétaux, hormis quelques racines, ne sont retrouvés. Cela pose question sur les modalités d'obstructions et la position en surface de cette entrée. 

   
Suite à escalader depuis le relais et vu depuis le haut après l'escalade
Une grosse colonne permet de faire un relais. Mais je galère à faire un chaise avec mes 7m de corde en trop sans être dans l'axe et en m'y prenant dans le mauvais sens... Je ne parviens pas à quelque chose qui tient mais que je n'arrive pas à lire. Secondé d'un huit, Charlie me rejoint en récupérant les pulses, et refait le nœud. Nous avons atteint le bout de cette galerie, nous regagnons la sortie en récupérant tout le matériel, les kits sont blindés. Compte tenu des résultats de ses deux jours et de nos envies, demain sera une journée de prospection de surface. 


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Vendredi 9 janvier 2026

Participants : Ju, Curtis, Charlie, Alary

TPST: 3h30 / Grotte de la Bille 

TPES : 4h30 / Prospection de surface et descente rapide dans quelques trous

Début de matinée débroussaillage pour accéder à un petit trou 3m au-dessus de la route. Afin d'aider l'accès, nous plaçons deux pulses en 12 plus haut en paroi. Le sol est rapidement décaissé et un bloc gênant l'entrée raboté au perfo.

Le trou

Curtis s'élance dedans, ça s'élargit au bout de 2m sur la droite et ça bute contre des dalles. Bien que ne me motivant pas plus que ça, j'enfile la combi voir si je passe. J'arrive à avancer au-delà et à me stocker  dans l'élargissement de droite. La suite descendante est obstruée par des dalles décrochées du plafond. En contrebas, un petit trou semble donner dans une petite pièce 4m dessous, les cailloux envoyés roulent au-delà du visible. Pas de courant d'air, hormis le vent qui rentre.

Vers 11h, nous laissons ce trou peu intéressant au regard de sa position et de ce qui l'entoure, et rejoignons un autre orifice placé entre la grotte du Miséreux et la Boite aux lettres. Ce trou s'ouvrant lui aussi en bord de route fait partie des premiers visités par Charlie dans ses débuts en spéléo, il aimerait le revoir. Nous partons à deux avec une corde d'escalade pour assurer les 10m d'étroite désescalade, pensant que cela serait vite vu. Je descends. Au bas de la faille, où Charlie s'était arrêté, une petite pièce pleine de petits blocs, rien à voir. S'enfonçant dans la montagne, une coulée remontante donne sur un bloc qu'il m'a fallu travailler un peu pour passer. Ça redescend, la faille devient impénétrable, des fissures perpendiculaires arrivent par la gauche et filent pleine roche, des traces de passages et des concrétions cassées montrent que cette partie du trou a déjà été visitée. Pas de suite évidente par ici. Revenu en bas de la faille, je retrouve Charlie. La faille se prolonge en direction de la rivière de surface. Je remonte quelques blocs en direction de l'orifice d'entrée mais 10m dessous. Une étroiture ayant été élargie au minimum me mène au-dessus d'une verticale d'une douzaine de mètres plutôt étroite. Un bon courant d'air s'y engouffre. Charlie me rejoint. La désescalade ne donne pas vraiment envie sans corde... On remonte chopper le matos nécessaire à cette descente.

Ju et Curtis nous rejoignent, ils installeront une corde pour l'entrée. Revenu au dessus de la verticale, 3 pulses, une corde d'escalade et une poignée chacun, ça descend. Au 3/4, ça se rétrécit, cela m'oblige à passer par un léger élargissement sous quelques blocs afin que je puisse me décaler de quelques dizaines de centimètres. La combi n'apprécie pas vraiment. Je me demande si je passe... Et ça passe. On met pied sur un lit de gravier encore humide, toujours dans cette même faille. En aval, un étranglement franchissable laisse filer l'actif sous la paroi, le sol est boueux, il faudrait creuser. Vers l'amont c'est plus grand. On arrive sur un bloc avec une draperie dans le passage, derrière une salle de taille convenable avec tout au bout une trémie de gros blocs de calcaire blanc lavés, entre lesquels des galets de rivières se sont immiscés. À sa base, un étrange dépôt blanc solidifié en éclaboussure.
Dépôt indéterminé
Il nous semble être sous une des pertes de la rivière de surface. Entre les blocs, un petit passage simplement écaillé en tapant dessus permet d'avancer encore un peu. Les galets exogènes sont partout. Nous trouverons également une bille de minerai parfaitement sphérique. Il est possible de bien remonter. Descendre par contre, c'est davantage colmaté. La trémie en elle-même ne semble pas si dangereuse.
Encore quelques petites grimpes sans suite ici et là, puis nous remontons. Bien nous a pris de prendre une poignée. Car même avec elle, l'escalade est vraiment très pénible. Sur ces bonnes nouvelles, nous regagnons vers 14h la maison prendre le repas.

L'après midi nous partons essayer de retrouver quelques trous, dont une grotte sépulcrale à deux entrées que nous visiterons. Nous nous quittons vers 16h après avoir relocalisé ce que nous cherchions, un peu précipités par la venue d'un rideau de pluie.

dimanche 11 janvier 2026

Gouffre De Cabrespine, le 10 janvier 2026

Participants : Felix, Romain, Alary et Charly

Objectif : le fond jusqu’à l’Aztèque

TPST : 10h30


Le rendez-vous était fixé à 9h sur le parking du Gouffre.

Après nous êtes équipés, nous sommes rentrés vers 9h15.

La descente et la progression jusqu’à la salle des dôme se sont faites sans difficulté, car nous connaissions tous le chemin jusque-là.


Nous sommes passés à côté de l’entrée du réseau Matte Arnaude au bout d’une heure et demie de progression. L’entrée était sèche et silencieuse.


À la fin de la galerie des dômes (passage des fistuleuses), la progression redescend dans un chaos de blocs. Ici il faut suivre la rubalise sur la droite qui nous mène à une petite échelle qui permet d’atteindre la galerie inférieure. À la fin de celle-ci, il faut rester sur la droite sans trop monter pour pouvoir descendre sous un nouveau chaos de bloc pour atteindre le magnifique Grand Canyon.

gour blanc (entre les fistuleuses et le grand canyon)

 

Au début de celui-ci un pont de singe est équipé sur la droite. Quelques cordes mériteraient d’être changé.

Nous suivons la rivière jusqu’à ce qu’elle parte par un petit passage sur la droite, il nous faudra continuer dans la galerie principale en montant tout droit dans un fossile.

Nous suivons celui-ci qui redescendra jusqu’à la rivière que nous traverserons pour remonter le grand toboggan de Pertusac.

En haut de celui-ci, nous arrivons au premier bivouac où nous décidons de manger, il est 12h20.

Après cette pause repas, nous repartons dans la galerie fossile qui nous amène à la grande dalle, c’est un énorme bloc en travers de la galerie, il faut passer sous celui-ci par la droite. Nous arrivons au début du métro n°1. 

Métro 1

 

Nous le suivons sans difficulté jusqu’à un P5 équipé (à noter qu’un shunt permet d’éviter la corde par une étroiture facile, suivie d’une petite échelle. Nous le prendrons à la remonter)

Nous voilà au métro n°2. Celui-ci est un peu plus aquatique avec de jolis gours.

Nous le suivrons jusqu’à une cascade de 5 m infranchissable. Quelques mètres avant une corde sur la droite, nous permet de remonter vers le fossile supérieur pour la suite de l’exploration.

Nous suivons le chemin évident jusqu’au passage inférieur dans la faille du puits du marteau, c’est une jolie et grande désescalade très facile.

Nous arrivons au métro numéro trois que nous suivrons jusqu’à une grosse flèche rose qui nous indique une sortie sur la droite. Nous remontons dans un fossile pour atteindre l’Aztèque: objectif atteint !

l'Astèque

 

Au loin, nous distinguons la tente du deuxième bivouac. Nous décidons d’y aller en passant par la galerie des Sols lunaires.

Il est 14h15.

Nous décidons de pousser un peu l’exploration jusqu’à la galerie des grès.

Mais après quelques dizaines mètres le passage devient très vite gras et Felix et moi préférons rebrousser chemin et attendre au bivouac qu’ Alary et Charly aillent explorer cette petite galerie très Argileuse et apparemment sans grand intérêt.

Nous repartons du bivouac vers 15h.

Siphon (légèrement en dehors du cheminement)

 

Le retour se fera sans encombre, même si ça commence à tirer sur les jambes : des poses plus régulières seront nécessaires.

À noter qu’au retour nous avons trouvé le passage de Matte Arnaude semi-noyé laissant ainsi passer un joli bruit de cascades.

Nous sommes ressortis du Gouffre vers 19h45.


Note pour la prochaine fois :

– c’est une cavité très chaude, ne pas hésiter à prendre beaucoup d’eau. Pour ma part je suis parti avec une bouteille d’un 1,5L. La prochaine fois, je prendrai 2L voire 2,5L.

Compte rendu rédigé par Romain