dimanche 2 août 2026

Promenade au SP4

Samedi 1er août 2026

Participants : Vincent (CAF Dijon), Andréa, Raphaël, Gilles

TPST : 14h / SP4 (Belvis)

La salle de la Compression

Troisième visite pour moi de ce trou que j'aime beaucoup sur le plateau de Sault, et découverte pour les autres protagonistes. Ce sera l'occasion aussi de faire quelques photos sympas du trou.

Nous nous retrouvons vers 9h à Belvis. Après quelques réglages d'organisation, nous nous mettons en marche et pour une fois la piste est sèche ! À 10h20 Andréa entre dans le trou et attaque l'équipement. 

C'est parti !

Le P10

Le P15 et son rappel guidé

Dans le P15

Dans la goulotte du P9

Nous arrivons entre au sommet de l'escalade avec pour mission de la remplacer, ainsi que les amarrages. Nous parvenons à sortir tant bien que mal les 4 plaquettes en fixe.
Finalement je réutilise les deux spits en place et équipe avec deux plaquettes inox. Le perfo se sera baladé pour rien.



Tout beau, tout neuf

Pendant ce temps-là, Andréa poursuit l'équipement, puis à -120 m, au pied du P18, Vincent prend la relève pendant que les trois autres mangent. 
On parvient à gagner un peu d'équipement en évitant une partie de l'équipement hors crue. 


Départ du P7

Les obstacles deviennent un peu plus complexes à équiper, vire, main courante remontante, et nous finissions par arriver à 16h30 à la salle de la Compression où l'on en profite pour faire une session photo.
Le plafond fait plutôt peur !





On poursuit dans la partie la plus craignos de la cavité pour rejoindre le carrefour de -200 m. D'abord un R7, et puis ensuite une trémie "consolidée" par un étai en bois totalement pourri (il est là pour faire joli). 

On n'a pas envie de s'y éterniser

Nous descendons le P10 pour aller rendre visite au siphon de la pompe à Albert. Malgré l'étiage, il est rempli.


Le siphon

Nous prenons la direction de l'Aval de l'amont. Vincent a la gentillesse de remonter chercher une corde au carrefour de -200 pour y descendre, je ne me souvenais pas qu'il fallait une corde. Finalement l'intérêt est très limité, c'est une salle boueuse.

Remontée de l'Aval de l'amont

On remonte au carrefour de -200 m, on réorganise le kit de corde pour équiper le P29, alias "le puits qui gicle". 

Grande salle avant le P29

Peu avant 20h, nous voici au terminus de -244 m. Les boîtes de maquereaux sont toujours là, en meilleur état que les outils oubliés.

La pelle et la pioche !

Nous nous mettons en ordre de marche pour regagner la surface. 

Déséquipement

Andréa déséquipe deux kits et Vincent un. Finalement peu après minuit tout le monde est dehors sans trop de fatigue. Retour à Villeneuve vers 3h.

Le dimanche sera placé sous le signe du dékitage et du lavage des 517 mètres de cordes embarqués et la centaine d'amarrages, ça occupe.

vendredi 31 juillet 2026

Jeudi 30 juillet. Grotte de Balbonne Christophe Bes, JPP TPST : 6h30 La sortie qui était normalement prévue le 23 juillet a enfin eu lieu le jeudi 30. Je profite de la visite de Christophe qui doit faire des relevés de t°.. dans la zone des aragonites pour me joindre à lui. Sortie assez éprouvante vu mon manque d’entraînement spéléo. Après quelques séances de réinitialisation sur corde, me voila un peu mieux préparé pour affronter la petite succession de puits qui précèdent le paradis. La découverte de cette si extraordinaire profusion d’aragonites me laisse sans voie. La composition des bouquets d’aragonite aciculaire et les différentes teintes d’aragonite massive qui vont du jaune citron au rose bonbon laissent pantois. Je suis pourtant habitué aux excentricités de la grotte Cibelle. Mais ici, le lieu est encore plus propice à la formation de nouvelles aragonites. Les aiguilles des cristaux qui habituellement mesurent 1 ou 2 cm prennent des dimensions beaucoup plus importantes. C’est comme si elles poussaient de manière accélérée et à l’infini. Même les cailloux en sont recouverts. C’est un immense trésor dévoilé sous nos pieds.
La découverte de tant de beautés n’est quand même pas anodine. Cela confère au découvreur de grandes responsabilités. C’est un peu comme si vous m’étiez au monde un nouveau né. Il va falloir le bichonner, le protéger et l’accompagner tout au long de sa nouvelle vie au contact des humains. Ce ne sera pas chose facile mais c’est le prix à payer pour que ces beautés réalisées pendant des milliers d’années ne soit pas salies et foulées aux pieds en peu de temps

jeudi 30 juillet 2026

P1 des Mijanes ou Caousous n°1 – Fontaine de Fontestorbes

P1 des Mijanes ou Caousous n°1 – Fontaine de Fontestorbes

Dimanche 26 juillet 2026

Participants : du SCA : Andréa, Sam, Gilles et Odile ; du SSAPO : Flo, Marine, Lambert et Benoît

TPST : 6 heures

Marche d'approche : 5 minutes.

                                                

Succession de petits puits qui s’enchaînent sans grande difficulté jusqu'à -70 mètres.

La galerie en bas des puits se séparent en 2 parties.

Vers l'amont, un toboggan conduit à un beau siphon (Benoît l'a équipé pour les plus débutants – 

Merci !).

Vers l'aval, la galerie est un peu plus longue ; elle mène à un ressaut qui nécessite de s'aider d'une corde. Les deux siphons sont situés à – 90 mètres.

Même si la galerie n'est pas concrétionnée, l'originalité des siphons intermittent font de cette sortie une cavité originale. L'eau monte doucement mais la vidange est plus rapide, bruyante et impressionnante.


Sam (9 ans), pour qui c'était une première aussi profonde, n'a pas quitté son sourire de toute la sortie. Lambert, pour qui c'était une première sortie spéléo, a adoré et a même déséquipé la cavité avec Marine.

Andréa a photographié ce magnifique crapaud dans le dernier puits, mais, elle ne lui a pas fait un bisou... dommage, il paraît que cela peut devenir un prince charmant !!!

Une partie du groupe s'arrête ensuite à la fontaine de Fontestorbes pour visualiser le phénomène de l'extérieur.

mardi 28 juillet 2026

Gouffre de l'Apocalypse (Coume Ouarnède)

Mercredi 22 juillet 2026

Participants : Paul, Benoît, Sébastien (SSAPO), Gilles

TPST : 10h / Gouffre de l'Apocalypse (Coume Ouarnède)

Suite du mini-séjour à la Coume...

La nuit n'a pas été bonne, je me suis rendormi sur le matin. Levé à 8h35, Benoît et Sébastien sont censés  arriver vers 9h30, il ne faut pas traîner. Les bougres, ils seront même en avance de 15 minutes !

La marche d'approche est plus longue que prévu, le GPS de Benoît ne fonctionne pas bien et le mien ne fonctionne pas du tout ! Malgré tout on finit par cerner la zone et Paul trouve le trou par hasard.

Une galerie confortable mène au sommet du P18 qui s'enchaîne avec un P26.

L'entrée

Départ du P18

Le P18 suivi du P26

Au bas du P26, les difficultés commencent. Un méandre de 80 mètres étroit, glissant qui nous oblige à faire plein de contorsion.

Départ du méandre

Avec un kit pour donner l'idée de la taille

Le méandre s'élargit un peu et petit à petit le vide sous nos pieds devient de plus en plus, jusqu'à faire 70 mètres, puisque nous sommes au sommet du puits Galou, un P71. 
Benoît équipe une première petite verticale très étroite de 4 mètres, puis nous finissons par dégoter le frac qui va permettre de descendre plein pot !
Petite tension pour Benoît au moment partir, il vérifie et revérifie son descendeur. 😁 Arrivé une quarantaine de mètres en-dessous, je balance la corde pour l'aider à atteindre le palier où il faut sortir. Au bout de tour de balançoire, il parvient à attraper la corde en fixe.

Le P71

Un très court méandre conduit à une nouvelle succession de puits que Benoît équipe. Ensuite c'est à nouveau méandre pas commode avec comme difficulté de trouver le départ des verticales... Paul nous offrira une belle désescalade pour descendre les 4 premiers mètres du P17, il n'avait pas vu les spits. Chaud l'artiste !!

Laaaaarge !

Nous parvenons enfin dans le réseau Larregola que nous allons visiter en direction de Pont de Gerbaut. Une longue main courante en fixe nous amène au sommet du fameux passage du puits de l'Ogre. Il s'agit de traverser un immense P107 en le descendant d'une vingtaine de mètres et en se décalant d'autant à l'horizontal grâce à un rappel guidé. 
Paul ouvre le bal, je le suis. Sébastien qui n'est pas habitué des grandes verticales et pour qui c'est le premier rappel guidé sent une belle poussée d'Adrénaline, d'autant plus que le départ se fait sur un frac plein vide ! Je lui installe la poulie puis descend. C'est Benoît qui ferme la marche.

Frac plein gaz départ du rappel guidé

Le rappel guidé avec près de 100 mètres sous les fesses

De nombreux puits équipés en fixe nous amène enfin dans les galeries Michel Juhle. Nous faisons un rapide tour à la salle Élisabeth Casteret puis à l'immense salle PCBM.

Salle PCBM

Nous remontons le Larrégola, franchissons le rappel guidé, chacun avec sa méthode, voire son imbroglio de longes puis on se met en ordre pour le déséquipement de l'Apocalypse. Je déséquipe le premier kit et j'ai la joie de le traîner dans tous les méandres de ce magnifique trou ! Paul se chargera de déséquiper le reste. 
Sortie vers 21h45, le retour sera plus facile, il suffit de prendre la direction de la Coume Auère, après je connais. Encore une fois le GPS nous sauve la mise, la direction n'est pas commode à trouver.

Retour en Ariège pour Paul, Benoît et Sébastien, quant à moi direction l'Aude que j'atteindrai à 3h30 après avoir fait une sieste de deux heures dans la voiture au sud de Toulouse. 

lundi 27 juillet 2026

Collecteur de Gándara

Vendredi 17 avril 2026

Participants : Bob (SSAPO), Andréa, Félix, Alary, Gilles

TPST : 5h30  / Collecteur de Gándara (Cantabrie, Espagne)

Nous terminons notre séjour en Espagne par une petite au sortie au collecteur de Gándara. L'entrée est facilement trouvée, c'est par là que nous sommes sortis la veille.

Alary équipe le Pozo del Oro que nous avions contourné par une main courante la veille. La descente est censée être fractionnée quatre fois sur des plaquettes en fixe, easy ! Sauf quand on ne sait pas où démarre l'équipement... Visiblement on n'est pas les premiers à se tromper, il y a un mix de goujon de 8 mm, de spits qui permettent d'arriver tant bien que mal en bas.

Nous laissons notre photographe Bob au pied du P49 et nous partons en direction du collecteur. 

La visite commence par une très belle salle où coule une petite cascade de 5 mètres.


Pour le reste c'est essentiellement du très grand, avec quelques passages ponctuels étroits.



Alary dégote quelques beaux fossiles.





Après une grosse heure de crapahut, nous arrivons au collecteur.



Nous mangeons sur une sable de plage fin, il ne manque que les cocotiers.


Il y a même des dunes vierges de tous pas, il semblerait que nous soyons les premiers à passer par là depuis la dernière crue.



Avec Félix nous nous mouillons jusqu'aux genoux pour aller voir l'immense siphon terminal. Alary ne veut pas se remplir les bottes et Andréa a froid, tant pis pour eux !

Siphon terminal (-33 mètres)

Gándara est connue pour abriter une espèce endémique qu'Alary trouve facilement au bord de l'eau.

Cantabrodesmus laurioli

Retour vers la surface au pas de charge. Nous tombons sur une belle boîte de chocolat !!

Original

Dans un recoin très ventilé, on trouve encore quelques concrétions se développant à l'horizontal.


Nous retrouvons Bob au pied du P49 qui replie son matériel à notre arrivée. 

Retour au gîte vers 16h, ce qui nous laisse le temps de nettoyer le matériel grâce au puissant jet d'eau du gîte et de remballer tout le matériel.