Participants : Félix, Alary
TPST : 11h30 / Réseau Vieux Lion - Chandelier, Plateau de Sault
La liste d'objectifs patentée au réseau du Vieux Lion / Chandelier est telle, que j'ai dû finir de l'écrire directement sur la table... Heureusement, et pour éviter qu'elle ne se prolonge jusqu'au carrelage, nous nous retrouvons avec Félix à Festes, direction ensuite le parking du VL. Les objectifs que nous essayerons aujourd'hui de rayer de la liste sont les suivants :
- Dimensionner la quantité de matériel nécessaire au rééquipement de la traversée et voir comment l'optimiser.
- Dimensionner la quantité de matériel nécessaire au balisage du cheminement de la traversée.
- Repérer d'éventuelles escalades à entreprendre dans le secteur entre la Murène et la jonction Réseau I - II (hypothèse d'une jonction aérologique Trou du vent du Blau - Réseau I).
- Rendre visite au siphon de sable (vu en eau le 14/12/2025).
- Rendre visite au siphon d'eau (dernière visite le 11/12/2025).
- Ressortir du matériel du boyau du vent et refaire un check matos au stock direction des disques intriqués.
Bref, il y a du boulot !
À 10h, nous entrons par le Chandelier et commençons les mesures. Félix devant fait une fiche d'équipement détaillée et repère s'il y a des pistes d'amélioration. Derrière, je récupère le matériel vacant et estime avec une cordelette de dix mètres les longueurs de cordes. Le processus est long. À 11h30, nous sommes à la base des puits. C'est là que s'ajoute l'estimation des besoins pour le balisage. Félix estime le nombre de piquets et moi, les longueurs de ficelle en se basant sur mon nombre de pas. Nous prenons des notes sur un carnet et sur la topo.
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| Extrait du carnet et de la topo |
Nous passons la zone des grands gours temporaires et nous arrêtons juste avant que la galerie ne bifurque à droite, au niveau de deux points d'interrogation (la bifurcation est suivie sur la topo d'une MC et d'un R4). Dans cette zone, je m'en vais escalader pour repérer deux départs rive droite, tous deux colmatés par de l'argile. Seulement au-dessus du cheminement principal, une diaclase s'élève et de là où je suis, je la vois se poursuivre encore plus haut avant de bifurquer. Tout en haut, les parois semblent érodées. La diaclase est perpendiculaire à notre galerie. Je redescends. Quelques mètres plus en amont, une autre cheminée mériterait d'être escaladée. Je ne vais pas énumérer toutes les cheminées curieuses à escalader comme celle-ci, nous en avons repéré plein… J'en ai escaladé certaines, mais pas jusqu'en haut. En général elles sont plutôt accessibles, des portions se grimpent bien.
Un peu plus loin en amont, donc après la MC et le R4, une cheminée rive droite est indiquée sur la topo. En y jetant un coup d'œil, nous observons une chauve-souris en sortir, puis aller et venir. En avançant davantage, il m'est possible de grimper. L'escalade restante de 5/6 mètres demandera du matériel. En essayant de gratter la meilleure vue, j'observe que le chenal s'horizontalise. Peut-être seulement un effet de perspective...
Nous arrivons à la murène, j'en profite pour aller dans le boyau jusqu'à ce que ce dernier remonte en se rétrécissant. Je m'arrête là ("Je suis pas venu ici pour souffrir, ok ?"). Mais les désobeurs sont allés plus loin, pas d'air. Par contre, la soufflerie se franchit plein vent ! Juste après l'avoir franchi et avant la première arrivée d'eau, le chenal de voûte au plafond s'enfonce dans le mur, visibilité faible. Mais des traces hautes me font penser que quelqu'un est déjà monté (point d'interrogation rive gauche, cheminée en face rive droite sur la topo). Concernant la première arrivée d'eau, j'escalade la coulée. En haut rien. En face, une fissure en méandre commence. En me déplaçant sur la coulée, j'y accède : elle cut complètement au bout d'un mètre.
Ensuite est indiquée une seconde arrivée d'eau (juste avant la section B - B' sur la topo). Ici une main courante contourne un large gour. Et pendant un instant de silence, il me semble entendre un bourdonnement... En quelques instants l'impression se confirme, j'arrête Félix, qui détecte aussitôt lui aussi le bourdonnement ! Nous sommes dans le secteur supposé de la jonction aérologique avec le Trou du vent du Blau, on stoppe tout. Nous nous mettons en quête de trouver la source de ce bourdonnement, sachant combien l'acoustique sous terre peut être étrange et nous jouer des tours... Nous commençons par borner les limites d'audibilité du son, rapidement réduites à un secteur de 5m² au sol autour de cette fameuse coulée "arrivée d'eau". Le son paraît englober la totalité du volume, donnant même l'impression qu'il provient de l'intérieur des murs... Finalement, il me semble entendre avec plus de netteté ce son quand j'approche la coulée. J'escalade trois mètres, le son devient de plus en plus net. Il me semble venir de devant moi, dans la coulée. À son sommet, plein de petits trous pourraient être à l'origine de ce sifflement et de ce bourdonnement superposés, absolument attribuables à un flux d'air qui circulerait dans un goulot d'étranglement. Seulement, je ne trouve rien, aucun flux... Je mets la main partout, on écoute, on se déplace, on teste en faisant fumer une boîte d'œufs mais rien... J'ai déjà eu le cas d'un flux d'air passant par l'intérieur d'une fistuleuse. Mais le son était bien plus discret.
Ci-dessous la coulée et la vidéo (montez le son...), le son semblait provenir du petit secteur où j'ai placé le "X" rouge.
En regardant bien depuis le bas, Félix localise quelques endroits qui pourraient également être à l'origine de ce son dans le plafond rive gauche. Y accéder demandera du matériel, ce sera pour une prochaine fois ! Aviez vous déjà détecté ce son à cet endroit ?
Après avoir passé une bonne heure là-dessus, nous reprenons nos mesures. L'heure tourne bien trop vite, à 18h nous sommes au choc des titans. Nous arrêtons de regarder le plafond, puis petit à petit, nous laissons les détails d'équipements pour ne prendre que les longueurs de cordes et le balisage. Nous tenons à aller voir les deux siphons. Dans le Réseau III, nous nous arrêtons au trou souffleur, duquel un bruit similaire à celui entendu plus tôt en haut de la coulée est nettement perceptible sans être aussi fort. Pour autant, il n'y a presque pas d'air... (montez le son).
Après le passage inférieur entre le Réseau III - IV, Félix me propose d'aller seul voir le siphon d'eau pour éviter de se retrouver limite sur l'horaire de secours. Je le laisse alors poursuivre les notes pour le balisage (d'ailleurs en bien meilleur étant que dans le I et le II) et file d'abord au siphon de sable. À ma grande surprise, le fond est toujours noyé. Les outils et les gamates qui étaient là sont ensevelis...
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| Le siphon de sable |
Le niveau est légèrement plus haut que le niveau observé en décembre dernier. Ensuite, direction le boyau du vent. Je laisse mon kit à l'entrée, Félix doit m'y attendre. Dedans le courant d'air est net mais pas décoiffant. Les graviers au sol sont disposés comme dans le lit d'une rivière, la base des ressauts est creusée, ça a dû circuler fort ici ! Quelques pissettes sont actives et plus j'avance, plus j'aperçois des suintements. La base du puits du Flo dégouline même, l'espoir de voir le siphon autrement que plein me quitte, d'autant qu'il n'y a aucun courant d'air dans le conduit descendant au siphon. Le conduit d'ailleurs a été lavé, mais est globalement toujours aussi glaiseux. La ligne blanche est coupée à plusieurs endroits. J'approche du ruisseau, mais ne l'entends pas… Et effectivement, l'eau n'y coule quasiment plus ! J'approche la première vasque, l'eau y est magnifique (comparé à la turbidité terrifiante observée le 11/12/2025). Le niveau d'eau est habituel.
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| La première vasque |
En d'autres termes, ne serait-il pas le moment d'envoyer une plongée ?? Après ces intéressantes observations, je remonte tout aussi rapidement. Depuis l'entrée du boyau du vent jusqu'au siphon, j'ai mis 12 minutes avec les observations. Et dans l'autre sens, en récupérant la pompe orange, un peu d'inox et une corde poilue, j'ai mis 13 minutes : nous serons sortis à l'heure !
Nous entamons la remontée, notant bien sûr les longueurs de cordes. Il est bientôt 21h, nous n'allons pas en direction du stock matos des disques intriqués (on y passera normalement avec Charlie le 19 ou le 20, en allant au fond voir le méandre). Notons dans les puits d'entrée du LV, à l'endroit du R4+R4 que le soutènement en bois arrive en fin de vie. Les branches commencent à casser (nous avons enlevé la marche qui était prise entre), le bois est fortement attaqué.
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| Le soutènement |
À 21h30, nous sommes dehors. En résumé, nous avons complété les objectifs qui concernaient le rééquipement et le balisage. Il reste maintenant à comptabiliser le tout. Les deux siphons ont été vus, il serait peut-être déjà le moment d'engager une plongée. La constatation de ce son d'air contraint interroge, il faudra lever la question !














































































