vendredi 16 janvier 2026

Risque avalanche de niveau 5

Jeudi 15 janvier 2026

Participants : Henri, Daniel M., Jean Michel E., Alary

TPST: 6h15 / Trou du Moulin de Bouisse

La séance hebdomadaire au Trou du Moulin, toujours en eau, on s'acclimate. Descente rapide peu après 9h30. À quatre, on aménage un cheminement de gammates pour remonter les blocs laissés la fois précédente dans le passage du bas. En même temps Jean-Mi pose un pied droit temporaire dans la petite salle terminale, pour soutenir la trémie molle dans ses épreuves du jour. On joue massette / burin et quand ça ne veut pas, la masse fait son entrée. Certains blocs farineux cassent bien dans la longueur de leur chair, quand d'autres, nous stoppent direct sur le noyau dur malgré les fissures recristallisées. Cela vaudra même de briser la pointe d'un burin !

   
À gauche, la salle, la trémie molle et son pied droit. À droite, un petit fossile  

Bien content d'avoir une grande zone de stockage plus haut, des murettes font leur apparition. Les blocs les plus solides ou trop gros pour la gammates sont remontés à la main. Enfin vient le moment de faire un multi-tir : dans des blocs du passage et dans la suite. Ça a travaillé, la trémie mole y à même laissé un peu de soit, ce n'est vraiment pas rassurant... Une fois le maximum dégagé, on tourne sept fois sur nous même dans le petite salle, comme on tournerait sept fois sa langue dans sa bouche pour éviter de dire, et dans ce cas présent, faire n'importe quoi. Réflexion et testes structurels faits, il faut tomber préventivement la trémie. Les blocs petits comme gros se balancent quand remués au pied de biche (l'empilement au dessus du pied droit, qui se poursuit plus haut au delà de l'image à gauche et à droite). Mais avant, petit tour dessous pour observer la suite. Je démonte encore un peu plus le seuil. À 1 mètre devant l'eau perce le sol. À 2 mètres l'espace d'agrandit et remonte légèrement, il semblerait qu'il y ait un peu de place là bas au fond. Ceci vu et à l'aide d'une grande barre, Jean-Mi sauve bravement le pied droit de l'ensevelissement et affaisse la trémie, qui descend centimètres par centimètres avant de céder complètement.

80 cm de blocs au sol

La suite est évidemment bouchée, les blocs sont gros, faut percer. Pendant ce temps avec Henri, nous remontons manger en surface. Daniel lui va fureter le courant d'air dans la grande galerie du dessus. À notre retour, Jean-Mi remonte, nous trois dégageons les blocs présents en nombre. masse, massette, butin et gammates s'enchaineront durant deux heures. Pas le temps d'avoir froid, même en étant mouillé. Le volume remonté est conséquent, la salle a doublé ses dimensions, on tient debout à deux, le plafond de sable et d'énormes blocs semble sain. Seulement, au-dessus du passage de l'eau où nous devons aller, une grosse partie de la paroi / plafond menace d'une large fissure, et un autre gros bloc bouge dangereusement. Le second est écaillé, il paraît reposer sur le sol, on bâtira probablement autour. Pour le premier, un tir de fin de chantier le fera céder en le découpant grossièrement.
Dernier tir de la journée
Bien sûr, cela bouche à nouveau la suite. Il est 16h40, nous remontons. Le déblaiement sera pour la prochaine fois d'ici deux semaines. En bref, pas d'avancée en distance, mais un gros boulot de purge et d'assainissement qui nous sera bénéfique pour la suite.

Compte rendu de Jean-Michel : Gros coups de reins au moulin

La vidéo de Daniel : 


lundi 12 janvier 2026

Trois jours dans la vallée du Landeyran (Hérault)

Mercredi 7 janvier 2026

Participants : Ju, Charlie, Alary

TPST: 9h30 / Grotte de la Boite aux lettres

Après un an et demi sans y avoir mis la lampe, retour à la Boite aux lettres. Pendant ce temps Charlie a travaillé à élargir de nombreux passages et à en équiper d'autres avec cordes et marchons. Nous entrons sous terre vers 9h30, avec comme objectifs de faire une escalade post voute mouillante côté cathédrale, de rééquiper certains accès et de revisiter plus en détail certaines parties de la grotte. De l'entrée jusqu'à la première Grande salle, les élargissements permettent de réduire de plus de moitié le temps de progression. Plus loin, où nous passions sous les blocs, une corde de 15m est en place et shunt tout l'abouli. Nous approchons la zone de la voute mouillante, un bruit de ruisseau se fait entendre, mauvais signe... La vasque est pleine, impossible de passer sans se tremper. De l'autre côté, le ruisselet qui l'alimente cascade. Nous creusons comme nous pouvons le seuil, mais nous n'avons pas les outils. Pas grave, demain peut être la vasque ne sera plus alimentée. Nous reviendrons avec ce qu'il faut pour tenter de s'en débarrasser.

Direction alors une vieille corde qui pend au bout de la Grande salle et qui permet de rejoindre les éboulis du plafond surplombant cette même salle. Nous savons que les deux points en haut sont en sale état, alors deux pulses et les 4m sont avalés. Nous listons les options d'équipement, et tablons sur deux goujons de 12 en plafond suivis par un bout de main courante d'accès où la corde est passée en direct dans un gros AF en butée sur nœud. Pause repas, puis on se met à fouiller tout plein de recoins dans les fractures parallèles et les éboulis de grosses dalles effondrées. À force de tourner en rond, nous finissons par tomber dans une zone plus large de l'éboulis dans laquelle personne n'a trainé ses bottes, correspondant aux parties basses du plafond de la Grande salle. Une belle verticale permet de descendre. Deux pulses de 12 et ce que j'avais pressenti se confirme, nous débouchons dans les plafonds de la salle Pipi... Tout cela supprime néanmoins beaucoup de zones d'ombre. Vers 16h nous allons en direction d'une belle salle sans nom, qui permet à son terme d'accéder à l'actif. On y accède par la salle Pipi, où je trouve au sol mon bloc rouge que j'avais balancé depuis les plafonds. Ici, nous installons de nombreux marchons pour se passer du matériel de cordes. Avoir deux perfos ça aide ! Un léger pour l'escalade, et un lourd pour les marchons. Enfin nous rejoignons une grande fracture dans laquelle une escalade est à faire. Ju s'y colle, atteint le pallier, fouille : il n'y a rien, il redescend pulse par pulse.

   
Pause de marchons et escalade
Vers 18h, demi tour. On laisse le matos lourd au niveau de la voute mouillante pour demain, afin de s'alléger. Au passage, nous remarquons que le ruisseau a perdu en débit.

                                


Jeudi 8 janvier 2026

Participants : Charlie, Alary

TPST: 7h30 / Grotte de la Boite aux lettres

Début de matinée où nous parcourons le bord de route pour repérer quelques endroits clés. Ici et là des concrétions apparaissent à l'air libre, accompagnées de quelques trous à voir et revoir que nous réservons pour demain.

Coulée stalagmitique
Objectif du jour : éliminer la vasque, taper la voute et si possible, filer vers une escalade dans la branche annexe. Arrivé à la voute mouillante, le ruisseau ne coule plus, la vasque n'est plus alimentée. Nous creusons une tranchée de faible pente sur 3m pour diminuer son niveau d'environ 25cm. Le reste de la flaque est vidé à l'écope. Ensuite on attaque la voute d'une épaisseur de 40cm tout au plus avec un premier triple tir efficace aux 2/3. Ensuite, quelques autres tirs par les deux côtés ne feront qu'écailler le verrou sans le faire céder : une voute mouillante active entre deux gros volumes n'est pas restée en place tout ce temps par hasard. En somme, nous gagnons quelques dizaines de centimètres de chaque côté, et avons légèrement remonté son plafond.
La voute avant travaux
Repas vers 13h, puis direction le fond de la branche annexe. Cette branche a été rendue accessible grâce à l'intervention de deux spéléos locaux recrutés par Charlie, et qui ont fourni les moyens nécessaires à l'élargissement d'un minuscule conduit ventilé sur 3 mètres pleine roche. Pour y accéder, on parcourt une sympathique conduite forcée ovale sur 20m qui collecte un actif temporaire en paroi, avec éventuellement quelque chose à tenter par là aussi. Enfin le tunnel ouvert se présente. Le passage légèrement remontant est très étroit, puis bute sur une marche après un encore plus fort rétrécissement ponctuel. Il me faut m'y reprendre à plusieurs fois, c'est très inconfortable.
Sortie de l'étroiture
Après quoi nous y voilà, dans ce qui tend à être appelé l'escalade du chien. Après une petite pièce remontante, nous arrivons à la base d'un grand éboulis de petits blocs, au pied duquel un squelette de chien se présente. Les blocs de cet éboulis sont tout en angle, et de même taille. 

   
Les restes du chien
Des araignées font leur apparition, nous approchons d'une entrée haute. Nous arrivons au pied d'une grande coulée de calcite, escaladée aux 3/4 par Charlie et Mel. En haut, 5 mètres se verticalisant restent à monter. Le sol quasi vertical est une coulée de calcite qui occupe toute la largeur du conduit. Je grimpe, Charlie m'assure depuis un relais. En haut, j'arrive sous un éboulis de gros blocs, un courant d'air frais perceptible filtre à travers (chevelu racinaire qui bouge), les araignées typiques des entrées de grottes sont là. À certains moments, il me semble même entendre des véhicules passer, mais sans être suffisamment net pour l'affirmer. Les os du chien ne sont pas recouverts par les blocs, la bête parait donc être arrivée ici après l'effondrement de l'entrée avant la quasi complète obstruction du conduit remontant. Un chien de chasse pris dans un terrier piégé ? Le trou aspire, l'air parvient à passer entre les blocs de la trémie, mais aucun débris végétaux, hormis quelques racines, ne sont retrouvés. Cela pose question sur les modalités d'obstructions et la position en surface de cette entrée. 

   
Suite à escalader depuis le relais et vu depuis le haut après l'escalade
Une grosse colonne permet de faire un relais. Mais je galère à faire un chaise avec mes 7m de corde en trop sans être dans l'axe et en m'y prenant dans le mauvais sens... Je ne parviens pas à quelque chose qui tient mais que je n'arrive pas à lire. Secondé d'un huit, Charlie me rejoint en récupérant les pulses, et refait le nœud. Nous avons atteint le bout de cette galerie, nous regagnons la sortie en récupérant tout le matériel, les kits sont blindés. Compte tenu des résultats de ses deux jours et de nos envies, demain sera une journée de prospection de surface. 


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Vendredi 9 janvier 2026

Participants : Ju, Curtis, Charlie, Alary

TPST: 3h30 / Grotte de la Bille 

TPES : 4h30 / Prospection de surface et descente rapide dans quelques trous

Début de matinée débroussaillage pour accéder à un petit trou 3m au-dessus de la route. Afin d'aider l'accès, nous plaçons deux pulses en 12 plus haut en paroi. Le sol est rapidement décaissé et un bloc gênant l'entrée raboté au perfo.

Le trou

Curtis s'élance dedans, ça s'élargit au bout de 2m sur la droite et ça bute contre des dalles. Bien que ne me motivant pas plus que ça, j'enfile la combi voir si je passe. J'arrive à avancer au-delà et à me stocker  dans l'élargissement de droite. La suite descendante est obstruée par des dalles décrochées du plafond. En contrebas, un petit trou semble donner dans une petite pièce 4m dessous, les cailloux envoyés roulent au-delà du visible. Pas de courant d'air, hormis le vent qui rentre.

Vers 11h, nous laissons ce trou peu intéressant au regard de sa position et de ce qui l'entoure, et rejoignons un autre orifice placé entre la grotte du Miséreux et la Boite aux lettres. Ce trou s'ouvrant lui aussi en bord de route fait partie des premiers visités par Charlie dans ses débuts en spéléo, il aimerait le revoir. Nous partons à deux avec une corde d'escalade pour assurer les 10m d'étroite désescalade, pensant que cela serait vite vu. Je descends. Au bas de la faille, où Charlie s'était arrêté, une petite pièce pleine de petits blocs, rien à voir. S'enfonçant dans la montagne, une coulée remontante donne sur un bloc qu'il m'a fallu travailler un peu pour passer. Ça redescend, la faille devient impénétrable, des fissures perpendiculaires arrivent par la gauche et filent pleine roche, des traces de passages et des concrétions cassées montrent que cette partie du trou a déjà été visitée. Pas de suite évidente par ici. Revenu en bas de la faille, je retrouve Charlie. La faille se prolonge en direction de la rivière de surface. Je remonte quelques blocs en direction de l'orifice d'entrée mais 10m dessous. Une étroiture ayant été élargie au minimum me mène au-dessus d'une verticale d'une douzaine de mètres plutôt étroite. Un bon courant d'air s'y engouffre. Charlie me rejoint. La désescalade ne donne pas vraiment envie sans corde... On remonte chopper le matos nécessaire à cette descente.

Ju et Curtis nous rejoignent, ils installeront une corde pour l'entrée. Revenu au dessus de la verticale, 3 pulses, une corde d'escalade et une poignée chacun, ça descend. Au 3/4, ça se rétrécit, cela m'oblige à passer par un léger élargissement sous quelques blocs afin que je puisse me décaler de quelques dizaines de centimètres. La combi n'apprécie pas vraiment. Je me demande si je passe... Et ça passe. On met pied sur un lit de gravier encore humide, toujours dans cette même faille. En aval, un étranglement franchissable laisse filer l'actif sous la paroi, le sol est boueux, il faudrait creuser. Vers l'amont c'est plus grand. On arrive sur un bloc avec une draperie dans le passage, derrière une salle de taille convenable avec tout au bout une trémie de gros blocs de calcaire blanc lavés, entre lesquels des galets de rivières se sont immiscés. À sa base, un étrange dépôt blanc solidifié en éclaboussure.
Dépôt indéterminé
Il nous semble être sous une des pertes de la rivière de surface. Entre les blocs, un petit passage simplement écaillé en tapant dessus permet d'avancer encore un peu. Les galets exogènes sont partout. Nous trouverons également une bille de minerai parfaitement sphérique. Il est possible de bien remonter. Descendre par contre, c'est davantage colmaté. La trémie en elle-même ne semble pas si dangereuse.
Encore quelques petites grimpes sans suite ici et là, puis nous remontons. Bien nous a pris de prendre une poignée. Car même avec elle, l'escalade est vraiment très pénible. Sur ces bonnes nouvelles, nous regagnons vers 14h la maison prendre le repas.

L'après midi nous partons essayer de retrouver quelques trous, dont une grotte sépulcrale à deux entrées que nous visiterons. Nous nous quittons vers 16h après avoir relocalisé ce que nous cherchions, un peu précipités par la venue d'un rideau de pluie.

dimanche 11 janvier 2026

Gouffre De Cabrespine, le 10 janvier 2026

Participants : Felix, Romain, Alary et Charly

Objectif : le fond jusqu’à l’Aztèque

TPST : 10h30


Le rendez-vous était fixé à 9h sur le parking du Gouffre.

Après nous êtes équipés, nous sommes rentrés vers 9h15.

La descente et la progression jusqu’à la salle des dôme se sont faites sans difficulté, car nous connaissions tous le chemin jusque-là.


Nous sommes passés à côté de l’entrée du réseau Matte Arnaude au bout d’une heure et demie de progression. L’entrée était sèche et silencieuse.


À la fin de la galerie des dômes (passage des fistuleuses), la progression redescend dans un chaos de blocs. Ici il faut suivre la rubalise sur la droite qui nous mène à une petite échelle qui permet d’atteindre la galerie inférieure. À la fin de celle-ci, il faut rester sur la droite sans trop monter pour pouvoir descendre sous un nouveau chaos de bloc pour atteindre le magnifique Grand Canyon.

gour blanc (entre les fistuleuses et le grand canyon)

 

Au début de celui-ci un pont de singe est équipé sur la droite. Quelques cordes mériteraient d’être changé.

Nous suivons la rivière jusqu’à ce qu’elle parte par un petit passage sur la droite, il nous faudra continuer dans la galerie principale en montant tout droit dans un fossile.

Nous suivons celui-ci qui redescendra jusqu’à la rivière que nous traverserons pour remonter le grand toboggan de Pertusac.

En haut de celui-ci, nous arrivons au premier bivouac où nous décidons de manger, il est 12h20.

Après cette pause repas, nous repartons dans la galerie fossile qui nous amène à la grande dalle, c’est un énorme bloc en travers de la galerie, il faut passer sous celui-ci par la droite. Nous arrivons au début du métro n°1. 

Métro 1

 

Nous le suivons sans difficulté jusqu’à un P5 équipé (à noter qu’un shunt permet d’éviter la corde par une étroiture facile, suivie d’une petite échelle. Nous le prendrons à la remonter)

Nous voilà au métro n°2. Celui-ci est un peu plus aquatique avec de jolis gours.

Nous le suivrons jusqu’à une cascade de 5 m infranchissable. Quelques mètres avant une corde sur la droite, nous permet de remonter vers le fossile supérieur pour la suite de l’exploration.

Nous suivons le chemin évident jusqu’au passage inférieur dans la faille du puits du marteau, c’est une jolie et grande désescalade très facile.

Nous arrivons au métro numéro trois que nous suivrons jusqu’à une grosse flèche rose qui nous indique une sortie sur la droite. Nous remontons dans un fossile pour atteindre l’Aztèque: objectif atteint !

l'Astèque

 

Au loin, nous distinguons la tente du deuxième bivouac. Nous décidons d’y aller en passant par la galerie des Sols lunaires.

Il est 14h15.

Nous décidons de pousser un peu l’exploration jusqu’à la galerie des grès.

Mais après quelques dizaines mètres le passage devient très vite gras et Felix et moi préférons rebrousser chemin et attendre au bivouac qu’ Alary et Charly aillent explorer cette petite galerie très Argileuse et apparemment sans grand intérêt.

Nous repartons du bivouac vers 15h.

Siphon (légèrement en dehors du cheminement)

 

Le retour se fera sans encombre, même si ça commence à tirer sur les jambes : des poses plus régulières seront nécessaires.

À noter qu’au retour nous avons trouvé le passage de Matte Arnaude semi-noyé laissant ainsi passer un joli bruit de cascades.

Nous sommes ressortis du Gouffre vers 19h45.


Note pour la prochaine fois :

– c’est une cavité très chaude, ne pas hésiter à prendre beaucoup d’eau. Pour ma part je suis parti avec une bouteille d’un 1,5L. La prochaine fois, je prendrai 2L voire 2,5L.

Compte rendu rédigé par Romain

mardi 6 janvier 2026

Petite avancée au trou du Moulin

Mardi 6 janvier 2026

Participants : Henri, Daniel M., Daniel C., Jean Michel E., Alary

TPST: 5h30 / Trou du Moulin de Bouisse

La pluie a laissé place au soleil et aux températures négatives, mais le ruisseau qu'elle alimentait se jette encore dans le trou. Entrée vers 9h45. Aujourd'hui, personne ne veut se mouiller. Alors chacun ramène sa petite technique, de la pontonnière à l'imperméable, en passant par la plastique et la veste de motard. Le trou aspire un air bien froid et exprime dans l'entrée ses talents d'artiste avec des concrétions de glace exposées ici et là. Rapidement le bruit de l'eau nous parvient. Mais son niveau est bas, et permet de progresser sans se mouiller.

Début de journée en deux équipes : les Daniels à la boulevardisation, et nous autres au fond. Le pied droit placé le 10/12/25 a été dégommé par une chute de bloc provoquée par les élargissements au-dessus. Un des blocs qui lui servait d'assise bouge dangereusement. Nous le recalons de sorte à ce qu'il ne menace plus et fasse mur à remblai. En bas, ce n'est pas la douche. Mais à la longue les premières couches non imperméables finiront quand même mouillées. Néanmoins nous avons la forme et la motivation, c'est super. Déblayage au point bas des gravats importés par l'eau, le niveau d'origine d'avant les pluies est retrouvé. Grattage au pied de biche puis préparation de quelques salves qui devraient nous offrir la suite entrevue lors des trois dernières séances. Beau boulot en deux temps, entrecoupé de quelques gamattes, quelques gros blocs à moitié remontés et quelques coups de froid. Ça passe. Côté Daniels, les aménagements arrivent à leur terme, ils nous rendent visite. Un par un, nous visitons cette petite pièce ici décrite et filmée. Dans un volume permettant quelques mouvements sur soi-même, après être descendu de 40cm, au sol une belle flaque, au-dessus de soi des petits blocs de trémie empilés donnant sur une poche vide surmontée d'épais colmatages de sables et de gravier fin, autour de bons gros blocs trois murs sur quatre, l'eau file lentement à l'horizontal par un passage bas sur 2m et cascade modestement dans le P50 qui, nous en sommes certains, recule à mesure que nous avançons. Le courant d'air descend avec entrain et se faufile plus hésitant dans les suites, qui pour nous seront LA suite.

LA suite (grand angle)

LA suite, mesure une trentaine de centimètres et va en s'élargissant un peu, mais est défendue par un bloc descendant bien trop bas au ras de l'eau. En jouant avec le pied de biche à bout de bras dans la suite, on parvient à dégommer le seuil et à vidanger la pièce. Quelques autres blocs dans l'eau, visibles sur la photo, seront sortis à distance. Avant de remonter (il est 14h15), dernier tir dans le passage. Ça travaille pas mal, ça gagne en confort. À 15h passées, nous remontons, c'est une fin de chantier. Les élargissements dans certains passages clés par les Daniels sont bénéfiques. Petit inside du trou en cette saison par Daniel C. :
En bref, la suite est localisée, la séance prochaine si le trou est sec devrait permettre de forcer ce passage étroit en creusant le sol et en pétant les blocs. Il y a peu de place pour stocker sur place, mais au-dessus avec un chemin de gamattes c'est possible. La timide cascade suivante ne semble pas donner dans du grand par le bruit qu'elle produit et par les perspectives que nous avons. Pour autant, les indices de ce jour convergent dans cette direction. La saga continue !

lundi 5 janvier 2026

voeux 2026

Bonne année 2026

de la première... 

de belles sorties ...

et des bons moments ....


 

Gouffre du Mont Caup (Hautes-Pyrénées)

Gouffre du Mont Caup (Hautes-Pyrénées)

Samedi 3 janvier 2026

Participants : Andréa, Yohann (SSAPO), Benoît (AS Cagire), Gilles

Le P167 vu du haut

Encore un trou que j'avais en vue depuis un moment mais dont la réalisation me semblait compliquée vu l'équipement existant. En effet en raison du mauvais caillou, le seul équipement existant était au frottement, avec une impossibilité de fractionner.


Équipement original

Mais c'était sans compter sur une équipe du GSHP qui a repris les explos en 2021 et qui à l'aide de pendule a réussi à rééquiper le puits, nous profiterons de leur équipement en fixe, merci à eux !


L'exploration de ce gouffre a une histoire assez génial, il a eu lieu dans les années 1970 où échelles, puis treuil et enfin cordes ont permis d'en venir à bout. Un bel article ici.

Nous nous retrouvons au bout du monde, à l'extrémité d'une piste forestière à 950 mètres d'altitude dans un brouillard épais et une température nulle, il fera meilleur sous terre !
Yohann et moi arpentons le flanc de la montagne pour trouver le trou, en une dizaine de minutes nous y parvenons.

J'équipe l'entrée et en quelques minutes nous nous retrouvons au chaud, ouf.


Nous descendons le méandre et parvenons rapidement dans l'étroit méandre qui débouche sur ce grandiose P167, appelé Puits sonore. 

Le méandre au sommet du P167

J'ouvre la marche, deux grands pendules permettent de se décaler de la goulotte du puits et de tomber sur du meilleur caillou. 

Les pendules du départ

Les fractionnements s'enchaînent sans difficultés. À l'un des fracs deux cordes pendent dans le vide, l'une permettant de faire un grand pendule et conduisant dans un réseau parallèle et l'autre filant vers le bas et comportant un passage de nœud plein gaz. Vu qu'elles sont emmêlées, je prends l'une des deux au hasard en espérant tomber sur la bonne, par chance c'est le cas !
La descente se poursuit avec un autre passage de nœud et on arrive au bas du P167. 

Dernier jet du P167

Un morceau d'histoire au pied du P167 au nom des premiers explorateurs

J'installe la main courante du P92 et c'est reparti !

Main courante du P92

P92 vu du haut

Un premier frac, un deuxième avec une dév un peu pourrie, puis un troisième... sur un minuscule AF fissuré qui en cas de rupture reporte le poids sur la dév. 
Une des boucles du frac pendant dans le vide m'interpelle. Je trouve alors un beau trou en 8 mm susceptible de recevoir un Pulse, mais je n'en ai pas. Je fais une conversion et part à la recherche d'un AN... J'en trouve un pas très épais 3 mètres au-dessus derrière lequel après une longue bataille je parviens à glisser une Dyneema. Ouf, la descente peut continuer... par un passage de nœud encore plein vide avec la corde frottant légèrement sur de la calcite. Ambiance ! 
J'arrive au dernier frac, celui qui permet par un pendule de visiter la galerie Darboun. La dernière tirée doit faire une trentaine de mètres, j'aperçois encore un nœud à passer. C'est reparti ! Mais en fait le nœud est un nœud de bout de corde, je me retrouve pendu à 15 mètres du sol. Benoît m'envoie le bout de la C77 de rab, et un rabout plus tard on se retrouve tous en bas pour manger.

Dernier jet du P92

Nous remontons partons visiter la galerie Darboun.

Frac dans le P92 permettant de sortie dans la galerie Darboun


Explorateurs historiques

À la remontée du P167 nous essayons de faire quelques photos.




Au pied du puits d'entrée, nous remontons une grenouille et un crapaud égarés.


Dehors la température a encore baissé et le brouillard s'est fortement épaissi.

La sortie

Un magnifique trou appelé à devenir une classique grâce au rééquipement du GSHP ! (à condition de brocher car les amarrages sont des goujons vu la qualité de la roche).

dimanche 4 janvier 2026

Caillante à St Andrieu

Samedi 03/01/2026

Aven de St Andrieu

Participants : Félix, Alary, Laurent

TPST : 7h

Nouvelle séance dans le chantier de la nouvelle branche.

Le trou aspire faiblement le matin mais le zef se renforce progressivement au cours de la journée. Comme il fait à peine 1°C dehors, difficile de se réchauffer.

L'avantage est qu'on ne verra aucun gaz...

Une grosse négociation matinale permet de faire pas mal de place, nous stockons pas très loin en construisant des murettes en hauteur, deux "lignes de défense" étagées dont le soubassement est consolidé par des fers à béton.


La pause nous permet d'aller visiter les pertes dans la vallée. Seule la plus en amont coule et absorbe environ 5 à 7 l/sec. Cet actif doit aboutir en ce moment dans le CDL, branche de la cascade, mais on ne pourra pas aller voir car le siphon temporaire situé 300m en amont doit être en eau...

Retour au chantier, nous avons atteint un verrou vraiment très petit. S'il n'y avait pas le courant d'air aspirant on serait démotivés...
Nouvelle salve mais ça ne bosse pas autant que d'habitude car presque pas de dégagement.
Cependant en travaillant le verrou, la roche fissurée cède et laisse apparaitre la suite, une faille calcitée avec du dégagement et qui s'horizontalise.

On devrait retrouver de l'efficacité et avancer pas mal à la prochaine séance. Le stockage local est presque plein, il va falloir monter en nombre (4) pour stocker ensuite dans la salle amont... 

La suite de la faille aspirante...