Participants : Henri, Laurent, Gilles, Andréa, Etienne, Daniel M., Félix, Rowland, Alary
TPST : 7h30 / Grotte du Septuagénaire (Labastide-en-Val)
Aujourd'hui c'est grosse mission. Les objectifs sont multiples : pompage du siphon amont (prévoir de pouvoir attaquer la voûte) ; escalade dans l'aval ; rééquiper les puits de l'Anéantissement ; aménager deux passages pour faciliter la progression. C'est aussi pour certains d'entre nous une première dans ce trou.
Tous les présents se retrouvent au parking habituel, où le matériel fuse dans tous les sens. Masdan établit son marché de batteries, de pompes et de kits, mais ne descendra pas dans le trou. Il devait initialement descendre au Cinquantenaire en tant que chimiste, mais faute de nombre nous ne pouvons l'accompagner et accomplir les missions au Septu. Il restera en surface pour bartasser jusqu'à la vieille piste sud et mesurer sa décrépitude.
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| Le marché |
Après que le matos ait été distribué plus ou moins en fonction de qui fait quoi, direction le trou. On se change à l'entrée et c'est parti pour descendre pas mal de bordel au fond. On laisse Henri et Rowland au puits de l'Anéantissement, chargés de rééquiper le truc. Nous autres allons au carrefour Synapse (?), démontant au passage des blocs à l'origine d'un ramping ponctuel inutilement pénible.
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| Sous la salle de l'Anéantissement |
Laurent se prépare pour aller examiner la voûte, suivi de Félix, Gilles et Andrea pour l'installation de la pompe. Etienne et moi prévoyons l'escalade de calcite à l'aval. Mais avant de débuter, Etienne s'en va rapidement faire un tour dans le méandre de poudingue. C'est à ce moment précis que la journée prit une tout autre direction.
En arrivant dans le méandre, il détecte immédiatement un courant d'air. Et en arrivant devant le siphon, pas de siphon. Le passage est ouvert ! Etienne abaisse le passage en bougeant la bougnafle du fond de la cuve, derrière il se relève immédiatement, sa bifurque sur la droite, c'est de toute beauté ! Nous le suivons. Quelle dut être la surprise quand Henri et Rowland se sont pointés là après leur rééquipement...
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| Galeries satisfaisantes |
L'actif temporaire emprunte parfois des passages bas et se faufile sous les blocs. Nous ne restons pas dedans mais nous le recoupons régulièrement. Comme c'est habituel ici, beaucoup de choses sont effondrées, instables et altérées, nous avançons avec prudence et légèreté. Après quelques virages et un petit crapahut, nous débouchons dans une vaste salle jonchée de blocs plus ou moins massifs. Au-dessus du plus gros d'entre eux, une escalade se profile au plafond d'où tombent encore quelques gouttes. Derrière, la salle se poursuit : environ 10m de large, 30 de long et 4 de haut. Dans un coin, un puits perce le plafond de poudingue par un méandre suspendu. Pour s'y retrouver, appelons-le "puits de la compote". Nous continuons de remonter vers l'amont, le lit de l'actif se divise en deux mais se rejoint un peu plus loin. Quelques massifs de concrétions tapissent les plafonds.
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| Le plus gros bloc ; vue depuis le centre de la salle ; base du puits de la compote |
Un rapide ramping dans la boue donne dans une petite pièce d'où un beau méandre dans les poudingues s'ouvre à 1m80 du sol. Le méandre est plus haut que ça, mais seule la partie médiane est pénétrable (1m30 de haut sur 45cm de large). Le haut est un impénétrable et le bas s'élargit jusqu'à 2 mètres par endroit, mais impossible d'y accéder en l'état malgré le caillassage. Pourtant cela nous arrangerait grandement ! Malgré tout, le méandre s'élargit facilement. Taper avec un galet sur les autres galets permet de bien l'élargir et de passer. C'est Félix qui ouvre la voie. À plusieurs reprises le méandre bifurque dans un sens, puis dans l'autre. Dessous il se passe des choses, c'est plus vaste et il y a de l'eau (quand on lance des cailloux à l'aveugle).
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| Dans le méandre |
Petite observation à l'entrée du méandre : un niveau de crue avec du dépôt est visible sur les parois, or il n'y a pas d'obstacles hormis le siphon et la trémie tout en aval. Peut-être que les mises en charge actuelles peuvent atteindre ce niveau, atteignant une côte qui pourrait correspondre aux traces de mises en charge de la trémie aval ou encore celles observées dans le Cinquantenaire... Plus on avance vers l'aval, plus les niveaux sont en hauteur sur les parois... Prudence donc. Pendant que nous essayons de passer le méandre, Etienne revient en arrière et réalise l'escalade que nous devions faire initialement. Il arrive très rapidement en haut et fait le tour. Conclusion, rien à espérer de ce côté-là. Retour au méandre, le plafond s'élève, nous rejoignons la strate marneuse supérieure et débouchons après deux pas d'escalade dans une galerie fossile avec un amont et un aval. La galerie est fracassée, le sol est fait de blocs en équilibre au-dessus du vide du méandre.
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| Vue vers l'amont ; vue vers l'aval |
Nous allons d'abord vers l'amont. Ça tourne et l'actif repart de nouveau à contre pendage. Au bout, le plafond est effondré. On passe sous l'attendrisseur à viande et on se scinde en deux. (elle sonne bizarre cette phrase). Sur la droite, un conduit invite Laurent à le suivre. Il s'arrêtera sur un passage bas nécessitant de se mouiller. De mon côté, je suis le cours principal et débouche dans une salle aux limites floues tant elle est sans dessus dessous. De la trémie autour, des gros blocs, un méandre recoupé... J'explore et grimpe, puis atterris dans une pièce toute ronde avec au centre du plafond un trou qui goutte. Contre paroi, on peut redescendre entre les blocs, je n'ai pas fouillé. De l'autre côté, j'arrive sur un monticule d'argile et de roche altérée, un trou de 20cm de diamètre laisse entrevoir au-dessus le noir absolu ! Il y a juste là une très grande salle... Alors je creuse comme je peux pendant une vingtaine de minutes au-dessus de ma tête, mais le tout est bien compacté et mes appuis par moments se font la malle... Impossible pour moi de passer. Il faudra une piquette.
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| Arrêt sur presque rien... |
Laurent et Félix me rejoignent et visitent le coin, puis c'est le moment de revenir en arrière. Avant de redescendre au méandre de poudingue, nous allons vers l'aval. La galerie ne bifurque que très légèrement. La galerie se divise ensuite en deux branches taillées en serrure. À la confluence, le sol est percé et le vide apparait sur une quinzaine de mètres. Ce puits nous parait familier sur quelques traits. Et en effet, nous sommes juste au-dessus du puits de la compote ! Pour en être certain (et pour obtenir l'origine de ce nom...), Félix envoie en éclaireuse une compote, que nous retrouverons bel et bien à la base du puits au retour. À l'horizontale du coup, ça continue. Je ne vais pas dans la branche de droite, mais passe au-dessus du vide et m'engage dans un réseau de conduites forcées. Plusieurs départs étroits recoupent ma conduite perpendiculairement. Je vais jusqu'au bout et après une quinzaine de mètres ça se rétrécit. Un passage en S trop étroit m'empêche de poursuivre, un second m'attend même pas 2m plus loin... Ramping arrière.
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| Conduites forcées cupulée |
Retour en direction du carrefour Synapse, il est 14h, il fait faim ! Nous croisons un peu avant le siphon Henri, qui lui s'est arrêté au pied des deux pas d'escalade poste méandre. Nous voilà rassemblés.
La journée ayant été chamboulée, comment nous organisons nous maintenant ? C'est le repas qui le décidera. La team Laurent, Andrea et Felix attaquera la voûte du siphon. La team Etienne et Henri ira fouiller la trémie aval et perfectionnera l'équipement du trou. La team Gilles et Alary nettoiera les gros blocs du ramping inutile et ouvrira la nouvelle route dans le mur du passe-matos. Toutes ces tâches se passent un peu en même temps. Pendant que la voûte est percée, la ligne est installée. Après quoi je file faire un seul trou dans la grosse dalle qu'on divise en dix morceaux. Gille dégage le bazar et je négocie de manière gourmande l'élargissement du passe-kit, qui devra attendre car la ligne est requise pour la voûte. On est loin mais on se fait tout de même bousculer. Du côté d'Etienne et Henri dans la trémie, ils ont mis la tête dans la vaste salle découverte par Jean-Mi et Sébastien le 07/06. Après quoi les voilà passés à l'optimisation de l'équipement du puits de l'Anéantissement.
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| Salle au-dessus de la trémie aval |
Andrea et Félix nous rejoignent, car là-bas au carrefour, c'est le brouillard. On discute et j'en profite pour fermer les yeux parce qu'un mal de tête me suivant depuis notre arrivée s'est grandement intensifié depuis 14h, avec parfois une petite sensation de nausée. C'est rien, j'ai juste pas assez dormi... Ça me fait quand même du bien. On retourne au carrefour, en déplaçant sur le chemin des gros cailloux restés là. Le brouillard épais est l'occasion de s'amuser un peu avec la lumière.
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| Quelle atmosphère ! |
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| On s'en remettra deux pour le confort et la sécurité |
On se remonte tous un par un, profitant du nouvel équipement. Dans le sens de la remontée, la sortie de puits se fait sur une main courante tendue, aidée par une échelle blanche. Puis on progresse sur la margelle pour accéder à la prochaine tirée. Pour l'instant ce pendule frotte en haut. Une déviation placée à droite sur la paroi toute lisse devrait arranger les choses. Une fois presque tous remontés en haut des puits, nous nous rendons compte que les grandes mèches ont été oubliées en bas. Étant encore sur la corde pour purger davantage la tête de puits à la massette (qui doit encore être purgée au pied de biche !), je redescends les chercher. Une fois remonté et toujours dernier, je fais descendre un paquet de cailloux qui occupaient le méandre mais sans les envoyer par le fond, car impossible d'avoir le contrôle sur la corde du puits, leur chute l'aurait endommagée. Il faudra donc les faire descendre lors de la prochaine visite. Plus haut, Etienne et Felix revoient un bout d'équipement pour remplacer un goujon susceptible de s'arracher... Et effectivement, en tirant par la plaquette je parviens à le ressortir. Il est comme neuf. Ceci fait, nous regagnons la sortie sur les coups de 17h30. Petite note pour Jean-Mi la massette : il y a ta poignée de musée pas bien loin dans le trou.
En bref, une belle journée incroyablement efficace et rebondissante. Tout les objectifs ont été avancés, certains même cochés. Niveau première je l'estime à 400m, avec plein de zones d'ombres encore à fouiller, dont la grande salle terminale à ouvrir. Les objectifs prochains concernent l'élimination de la voûte du siphon, la topographie, la pose du pied de soutènement du bloc de l'entrée (là ou il y a le pied droit), ainsi que des petits aménagements de confort. Et bien sûr, il reste de la première à faire !
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1 commentaire:
Super première, super équipe, super CR.Un sortie Historique sur Lacamp. J'ai l'impression que cet été vas cartonner de partout! Salle aval trémie très impressionnante. On se demande comment tout ça tient en place...au dessus de nos tètes!
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