Participants : Etienne, Alary
TPST : 6h30 / Trou de la Barre, Trassanel
Depuis la grande première du 11/02/26 où nous pensions avoir presque tout vu, à l'exception d'une escalade sur une coulée et d'un trou à ouvrir au sol clairement identifiés, il ne restait plus qu'à lever la topographie pour replacer la cavité dans son contexte. Après quelques mois d'impossibilités calendaires et grâce à un alignement parfait d'évènements, nous parvenons avec Etienne à nous caler un moment pour lever la topographie. L'occasion pour moi d'engager sérieusement le pas sur la pratique du relevé topographique.
Nous nous retrouvons à 11h sous la stèle, Etienne arrive de Toulouse. Nous descendons en posant un regard curieux sur les pentes qui cernent la vallée de Pémol. Nous passons devant le trou dragon vert et trouvons la barre. On commence par un rappel général du processus et des bons réflexes à avoir quand on topographie avec un Disto X et Topodroid. Pendant que nos deux téléphones prennent le point GPS, nous prenons le repas, puis c'est parti ! J'enregistre les visées et dessine, Etienne devant choisit les points et découvre le trou. Nous commençons par l'annexe supérieure où Etienne visitera les recoins inaccessibles aux mortels.
Puis nous descendons le puits. C'est aussi l'occasion de prendre un passionnant cours de karstologie de terrain. Nous cheminons ainsi jusqu'au bout des bouts. De l'autre côté du ressaut du lasso nous avions rapidement sondé un trou, malheureusement encore trop étroit pour qu'Etienne puisse passer. Au plafond, deux cheminées que nous n'avions pas vues seraient à escalader. Elles s'ajoutent à l'escalade de la coulée de calcite qui surplombe le ressaut du lasso. En clair, il y a des zones d'ombre.
Les mesures au Disto sont terminées. Etienne passe devant et remonte avec des techniques de barbare, pendant que derrière j'affine le dessin. En haut du puits il en profite pour se faxer dans un merdier sans nom et sans suite évidente. Difficile de trancher entre un trop léger courant d'air et un mouvement de convection. Au pied de la première corde du trou, Etienne me demande si j'ai fouillé le tout petit amont de gauche. J'y ai effectivement jeté un coup d'œil en février dernier, sans rien y trouver d'engageant. Mais Etienne, parvenant à s'avancer davantage y détecta un net courant d'air ! Le chantier semble quand même difficilement attaquable sans outils, alors on remonte. Mais au détour de la coulée de l'entrée et parce que nous sommes dans un trou à la Mas, nous trouvons le minimum d'outils nécessaire pour tenter un truc... Etienne redescend donc, je termine mon dessin puis le rejoins. Je gratouille dans le laminoir juste au-dessus, c'est bouché. Entre temps, Etienne a fait de la place et miracle, il y a du vide au-dessus entre les blocs !
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| C'est ici que ça se passe... |
On se relaie pour décaisser le sol et sortir des dalles de dimensions inconnues trainant juste au-dessus de nos têtes. Au bout d'une heure, Etienne tente de passer, c'est grand au-dessus. 18h20, il passe.
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| Et c'est par là que ça passe ! |
Debout tout excité il élargit le passage par l'autre côté, je le rejoins. Incroyable... Devant nous une magnifique galerie horizontale d'au moins 2,50m de large sur 1m de haut. Au loin c'est encore plus grand, l'air est là ! Le sol vierge de toutes traces de passage, les cailloux anguleux rangés par taille et cette voûte blanche bien chénalisée. Au bout de la galerie on recoupe un accident, la galerie se décale sur la gauche en restant presque dans l'axe et remonte. Un imposant réseau racinaire descend par une grande et vieille coulée provenant du plafond. Nous contournons l'obstacle et passons dans la salle suivante. En haut à gauche une galerie remontante, des racines l'empruntent. En face à l'horizontal, une belle galerie au sol argileux se profile. Et au loin, tout ce dont nous pouvons rêver.
On s'arrête là, pressés par l'heure de la réunion du SCA qui nous attend et car certains méritent bien d'explorer tout cela avec nous. Avant de partir, on fait une photo et on lève rapidement la topo de cette nouvelle galerie. Quelle journée de fou !
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| Etienne aux commandes |
Côte topo, le point bas est à -45m et le trou développe sur au moins 202m. Il me faut désormais travailler sur le dessin, j'ai beaucoup à apprendre là dessus ! En attendant, voici une petite animation de la 3D et une vue en coupe développée. La nouvelle galerie développe en direction du nord-ouest (330°), la faisant psuivant le flanc du pic du Pemol.
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| Volumes 3D |
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| Vue en coupe développée avec quelques repère. Le point 18 est le sommet du ressaut du lasso. |








3 commentaires:
La magie de la "vielle" région de Trassanel: très ingrate, mais avec des suites très cachées....
C'est cette galerie que je cherchais, la galerie des pas perdus (peut-être...)
Vidéo du jour où on perce : https://youtu.be/dv-Qo1pA9-Q?si=GAiabQEzkDArfTkK
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