Mercredi 11 février 2026
Participants : Jean-Michel E., Daniel C., Daniel M., Alary
TPST: 4h45 / Trou de la Barre
Après deux nuits difficiles à délirer dans tous les sens à cause de cette découverte (j'ai juste mal dormi...), nous revenons explorer les profondeurs du Trou de la Barre, qui s'étaient subitement ouvertes à nous en fin de séance dernière (09/02/2026).
Jean-Mi et les Daniels arrivent sur les coups de 9h15. Ayant un rendez-vous le matin, je les retrouve directement au trou vers 10h45. À mon arrivée, l'accès à la tête de puits est déjà équipé avec corde et échelle. Finalement nous fonctionnerons uniquement avec de la corde. Niveau matos nous avons de tout. Des grandes cordes, des petites, des réformées, des échelles, de la quincaille, du textile... Bref, nous sommes parés ! J'installe un frac avec un goujon et un pulse pendant qu'en haut ça s'impatiente (minute que je m'organise avec tout ce souk !! ), puis je descends. Au bout de 7 mètres j'arrive sur le plan incliné glissant, et installe une déviation sur pulse. D'ici j'ai vu sur la faille qui se poursuit en face par un axe nord/sud développant vers le sud. En contrebas j'aperçois le sol de graviers. Pas de volume gigantesque, la résonance vient seulement des volutes arrondies. Je descends encore de 5 mètres, puis dois poser un frac pour les 5 derniers mètres verticaux. Une dizaine de mètres au-dessus de moi un petit conduit collecte tous les remblais de l'étage du dessus et me les envoie sur le coin du casque si mes camarades gesticulent trop. Plus personne ne bouge ! La corde (de 100m ????) arrive pile-poil au fond.
Pied à terre, l'excitation s'apaise. C'est un puits borgne d'une quinzaine de mètres de haut, avec une flaque, une coulée de mondmilch, une lucarne haute impénétrable donnant vaguement vue sur la suite de la faille et juste au-dessus un faux plancher perché à 7m de haut. Ce n'est pas ce que je voyais dans mes rêves tourmentés... Jean-Mi me rejoint. L'unique possibilité de continuer est de monter sur ce faux plancher pour passer dans la suite. Un lancer de corde fera le travail après presque 30 tentatives.
Monter sur ce brin accroché un peu par la force du hasard ne me tente pas trop, c'est Jean-Mi qui s'y colle, ayant préalablement nettoyé un peu le point d'impact au cas-où... En haut, rétablissement acrobatique, mais le lasso s'est enroulé majestueusement autour d'une concrétion. Puis deux autres spéléothèmes en paroi accueilleront notre corde, qui fait là aussi pile la bonne longueur. On monte sous le goutte à goutte, glissant sur la paroi de mondmilch. Quelques concrétions molles y pendent également (racine couverte de mondmilch ? La coulée est couverte de veines).
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| Le ressaut du lasso avec Jean-Mi presque en haut ; la coulée de mondmilch et ses filins ; amarrage naturel ; vue du plafond depuis le haut du ressaut |
Depuis ce point, on peut redescendre d'autant que nous sommes montés. Jean-Mi ouvre en purgeant ce qu'il faut tout en donnant quelques leçons.
La corde a encore une fois été taillée à la bonne longueur... Soudain il annonce : "C'est un piège à con." Effectivement, mis à part une escalade finissant dans le mur et une mini lucarne impénétrable donnant dans une petite pièce au sol plat, c'est un piège à con. Il faudra revoir cette lucarne cependant. Aucun courant d'air perceptible aujourd'hui pour nous en bas. Mais dans le laminoir d'entrée, Daniel déclarera avoir détecté 4 aspirations bien nettes. Je descends à mon tour et sonde à gauche un petit puits parallèle de 4m de profondeur dans le beau calcaire vif et sculpté paraissant borgne. Comme il n'y a rien en bas, je remonte pour accéder à ce puits et le désescalader.
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| Le "piège à con". JM est à la lucarne, le puits vif est en haut à gauche. |
En bas ça continue en deux branches, une remontante et une descendante, le tout dans des conglomérats argileux. Je vais en bas, puis Jean-Mi me rejoindra rapidement après et ira en haut. En bas une petite purge s'impose.
Après quoi une petite pièce argileuse signe la fin de cette branche. Quelques conduits remontent mais se terminent en cloche. Pour la branche du haut, pareil, sauf qu'il a des racines un peu partout. On approche du versant. Retour en arrière en récupérant le matos qui doit être sorti. Les cordes restent, équipement en mode explo. Daniels C. nous retrouve à la base du premier puits. Nous ressortons tous vers 14h, nos rêves fabuleux douloureusement ramenés à la réalité... En résumé, nous avons trouvé une chaussette. Niveau boulot, il reste éventuellement une escalade pour remonter une coulée, ainsi que la lucarne qui on l'espère, sera le trou dans la chaussette (sans trop d'espoir). Ces deux points constituant la lettre manquante... Ensuite, la topo, que j'aimerais faire. Masdan lui reviendra pour continuer à creuser ici et là dans l'entrée, toujours intrigué par cette coulée obstruant la galerie.
La vidéo de Daniel :







6 commentaires:
Un peu prévisible: je l'avais dit: un jalon déconnecté de toutes suites!Karts trop vieux et démantelé....
Belle explo avec la version Jean Mi, le tarzan du 21 -ème siècle!!
Je suis allé aménager le départ des puits. Comme je le pensais, il y a du CO2. En haut, ras des plafonds : 0.18 pour cent. En bas des marches faites ce jour :0.30 et 1m plus bas 0.33. 30m plus bas ? Ensuite je suis allé sur la coulée de calcite dans le boyau de droite, en haut, et j'ai commencé à percer l'obstacle.Je n'y crois pas trop,Mais sait -on jamais. Il est évidant que les fauves , âgés de 100000 ans ne sont pas passés par les puits.Il y a un point commun entre le trou de la Barre et la Marmite du Maquis, c'est un formidable soutirage.
Du CO2 ? Peut être pas suffisamment pour en ressentir la présence. Nous aurions du descendre avec un détecteur, simple sécurité...
Donc aucune ventilation!!
J'ai assisté a 4 ou 5 aspirations courtes, mais puissantes. Il pourrait même y avoir des souffles avec Co2...
Un tube à vent?
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