Mercredi 4 février 2026
Participants : Jean-Claude G., Henri M., Alary
TPST: 2h15 / Gouffre de Cabrespine
Lors de l'AG du CDS de janvier, Jean-Claude nous avait présenté l'AMEK (Association Minervoise d’Etude Karstique), qui déploie un réseau de suivi hydrométrique sur le Minervois et le Cabardès. Cette présentation était suivie du souhait d'intégrer de nouveaux membres pour le suivi et le relevage des stations sur le terrain. Quelque peu disponible ces temps ci, il m'a semblé intéressant et utile de proposer mes créneaux libres pour donner un coup de main. Ces opérations (relevage, jaugeage, contrôle) demandent d'avoir appréhendé au moins quelques fois la méthode pour pouvoir les réaliser dans le cadre défini.
Alors, n'ayant connaissance de ces méthodes, nous nous retrouvons tous les trois une matinée à Cabrespine pour réaliser les opérations de routine citées plus haut, tout en me formant sur le coup. Certaines des stations de l'observatoire télétransmettent leurs données à intervalle régulier. Ce n'est pas encore le cas de la station de Cabrespine, donc le relevage des données se fait au contact de la sonde. La descente est rapide, il y a de l'eau un peu partout. Nous repérons pendant la descente quelques points clés à étudier et qui pourraient permettre une télétransmission des données. C'est une première aussi pour moi dans l'amont de la rivière, même si nous n'allons pas bien loin.
Deux opérations se déroulent en simultané. Le relevage des données avec un ordinateur et le jaugeage au sel avec un courantomètre pour déterminer le débit. Le relevage des données se fait ici en se connectant directement à la sonde multiparamétrique. Et par l'intermédiaire du logiciel correspondant, il nous est possible de visionner et récupérer les données de la sonde. Nous vérifions également l'ajustement de la mesure de hauteur d'eau entre ce que dit la sonde et ce que montre l'échelle limnimétrique physique. En parallèle, nous préparons une solution avec 500g de sel à diluer et installons le capricieux courantomètre pour qu'il se stabilise aux paramètres de la rivière. Grâce à une vitesse et à une mesure de l'écart entre la concentration en sel initiale de l'eau et la concentration après injection de la solution salée dans le cours d'eau, l'appareil tente d'approcher le débit du cours d'eau. On met plus ou moins de sel suivant le débit estimé du cours d'eau. Caprice de l'appareil, la première mesure ne s'opère pas. Alors nous tentons avec 1kg de sel. Cette fois-ci le pic est capté et enregistré. 349 l/s (344 l/s après correction en surface). En théorie, 500g auraient été suffisants. Une fois ceci fait, nous regardons pour éventuellement modifier l'orientation de l'échelle limnimétrique, qui actuellement fait face au courant et biaise légèrement la lecture.
Et voilà que nous remontons. Je profiterai d'être par le coin pour aller repérer la résurgence du Pestril à Lastours et visiter l'entrée seulement du trou du Guichet (G13).



3 commentaires:
Il fait tout Alary, spéléologie sportive et engagé, scientifique et specialiste des araignées etc.. 😊
C'est quoi comme trou la dernière photo ?
Le trou du Guichet à Lastours
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