mercredi 22 avril 2026

Le Cinquantenaire est réouvert !

Mardi 21 avril 2026

Participants : Jean-Michel E., Daniel C., Daniel M., Alary

TPST : 3h30  / Grotte du Cinquantenaire

Troisième séance dans ce trou en espérant que celle-ci soit la bonne. Arrivés vers 10h15, Jean-Michel, Daniel et moi passons sous terre. Masdan lui s'en va en amont creuser une doline repérée la fois dernière avec Aude. Nous débutons par nettoyer le chantier de la dernière fois en brûlant ce qui doit l'être, puis Jean-Mi reperce avec gourmandise la semelle. Boulot formidable et observation positive : cette semelle s'avère en fait être un énorme bloc triangulaire épais duquel nous n'avons rien à craindre. On dégage les gravats, mais une pavasse trop lourde se coince plus bas dans le passage où nous planifions d'aller depuis les deux dernières séances... Je propose de le percer. Jean-Mi repasse devant pour voir ce qu'il en est, et s'engage directement à l'horizontal entre les blocs. Le trou semble s'être ouvert.
Entre ces blocs
Dernière, il y a de l'espace et ça descend. Alors, avec le minimum d'outillage, nous le rejoignons et suivons la descente en colimaçon dans ce dédale de dalles. Enfin nous débouchons dans une salle de bonne dimension, sous laquelle nous reconnaissons le R6 et que nous pourrions nommer la "salle de la pierre tombale" pour la raison suivante : Jean-Mi en avance sur nous désescalade le R6 et je vais pour le rejoindre. Mon cheminement entre les blocs m'amène à arriver au-dessus d'un très gros bloc d'au moins une tonne avec un joli conglomérat dessus. Mais au moment de m'accroupir pour le regarder, ce dernier sous moi bascule en avant en descendant d'un mètre et m'éjecte. Jean-Mi quelques mètres en dessous, est instantanément prévenu et s'écarte comme il peut. Le bloc emporte avec lui deux autres pavasses d'une centaine de kilos chacune. Heureusement aucun des vides sous-jacents n'est assez gros pour les laisser tomber plus bas... Rappel à l'ordre simple mais efficace, nous pouvons repartir... 
   
Poudingues et molasses typiques du secteur
Après un passage bas engravillonné que nous décaissons, nous débouchons au-dessus d'un petit actif qui clapote et par-dessus lequel le passage a vraisemblablement été élargi, nous menant à -48 dans le réseau principal. Nous prenons vers le nord, le ruisseau coule, toutes les traces de pas ont été effacées.
   
La galerie nord puis la salle juste avant le R8 et son méandre
Nous allons au pied du R8. L'escalade aurait pu se tenter en opposition si la coulée n'était pas recouverte d'une calcite ultra glissant. Il faudrait équiper. Retour à -48 en direction de l'aval, où un niveau de crue assez haut nous saute aux yeux. Le siphon semble représenter un sacré frein à l'écoulement.
Matériaux organiques déposées en hauteur
On recoupe l'affluent puis on tombe au-dessus du lac créé par le barrage. Pas trop envie de se tremper aussi tôt ! Alors on envoie quelques assiettes dans la flotte pour faire une marche. Et voilà le barrage bien calcité, et absolument comblé de sédiments. Nous sortons quelques sacs pour faire baisser le niveau, puis allons voir le siphon. On aurait dû faire l'inverse car là c'est chocolat chaud (il y a même la mousse), on voit rien... On en profite pour ressortir une bobine de fil téléphonique bien raide et quelques bouts de bâche en plastique.
   
Le barrage et le siphon
Maintenant direction l'affluent, qui débite plus que le cours considéré comme le principal. Nous passons à travers l'éboulis et sortons dans une belle salle ronde qui s'étire vers l'amont dans un amoncellement de dalles en équilibre. Un coup à gauche, un coup à droite, le plafond s'abaisse et l'eau vient le lécher.
Le coude de l'affluent
Mais Jean-Mi repère un peut-être passage tout à gauche dans la boue sableuse liquide. Et en effet ça passe ! On ressort après quelques contorsions et un peu d'eau dans les bottes dans une grande salle : LA "grande salle". On pousse jusqu'au bout avec les deux petites branches amont, Daniel en profite pour se baigner. 
Juste derrière, le méandre -47
Demi-tour, on se remonte. Revenus au chantier de désob, on fait un dernier tir dans le bloc au milieu de la première photo. Au son, je présume qu'il a volé en éclats un peu partout, il ne devrait pas y avoir grand-chose à dégager. Nous sortons tout le matériel entreposé. Pour les prochaines visites, pensez bien que des choses peuvent encore bouger, tout n'a probablement pas été purgé.

Nous ressortons vers 14h et prenons le repas. Masdan nous y retrouve puis nous passons voir son chantier d'extérieur, et faisons un rapide crochet au Milhés.

Et bien sûr la vidéo de Daniel : 

6 commentaires:

guilhem henri a dit…

Lacamp avec son calcaire très marneux....au moins ...40 ans après la découverte. Il faudra voir les CR pour confirmer les dates.

guilhem henri a dit…

Impossible d'atteindre le site et les liens pour les blogs des autres Clubs!Que se passe t'il donc?

masdan a dit…

Content de revoir ce trou, moins content de voir que le petit, 10 ans d'âge mental (Jean-Michel), continue de jouer aux petits moulins . Mon barrage est détruit, comme c'est drôle !
De mon côté, j'ai commencé à ouvrir la petite doline, trouvée il y a bien longtemps.Il semble y avoir une paroi d'un côté, à moins que ce ne soit un gros bloc, terre, blocs, plein de vides et un bon courant d'air. J'y retourne bientôt.

masdan a dit…

Photos de l'exploration (42 ans):

https://goo.gl/photos/wNSv54acHnKauC9C8

Alary a dit…

Comment ça ?

Alary a dit…

Superbe ces images ! Qui sont les protagonistes ?