Jeudi 05/01/2017
Sortie solo au trou des Paichaires
TPST : 1h30
Avec l'installation (enfin!) d'un temps de saison propice aux courants d'air, et pour inaugurer la nouvelle année spéléo, je suis allé voir le résultat de la dernière purge au chantier actuel, armé simplement d'un jeu de massette-burin et de quoi faire de la fumée.
La dernière fois nous avions tenté un coup de poker en élargissant la lucarne en hauteur, ce qui impliquait de sacrifier le fond du ressaut situé à l'aplomb.
Comme prévu il y a eu du changement : le ressaut n'est plus accessible mais un joli trou s'est ouvert dans la paroi à 2m de haut. Il reste encore environ 150kg de blocs juste posés en pente et qui ne demandent qu'à tomber. Prudemment et un par un j'envoie tout ça par le fond à la pointe du burin, le corps tendu comme une arbalète se repliant à chaque chute dans la diaclase d'accès.
Bientôt tout est assaini, je grimpe et passe dans un petit vide de 2m de haut pour 1,5m de large. A première vue ça semble sans suite.
Pourtant au ras du plafond la lampe détecte un départ horizontal, où je m'empresse de mettre la tête. C'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle :
La mauvaise c'est que c'est étroit, 25cm de large pour 15cm de haut, plein marbre sur 1,5m de long avant un coude plus large virant à nouveau plein Est.
La bonne c'est que le pari de la lucarne a été gagnant : le courant d'air est ici, parcourant avec force cette étroiture. Pas besoin de fumée mais à être là j'allume un kleenex (méthode alternative de la cigarette, très efficace...).
De longues salves aspirantes qui font danser le papier posé au milieu alternent avec de courtes mais intenses phases de souffle. Normal, le trou est censé être branché sur une double circulation d'air dans le collecteur situé plus bas, car le trou souffleur au dessus du siphon "du bout du monde" de Vignevieille doit toujours être ouvert étant donné la poursuite de la sécheresse.
Certes il y a du travail mais il s'agit probablement d'un passage-clé étant donné la concentration du courant d'air. Quatre petits mètres de première pour démarrer 2017, c'est peu, mais après presque 6 ans de pause et de découragement sur cet objectif, la découverte de ce nouveau fil conducteur confirme le retour de l'espoir initié par les découvertes et la topographie d'Octobre dernier.
jeudi 5 janvier 2017
lundi 2 janvier 2017
La dernière de 2016
30/12/2016
Couey Lodge
TPST : 14 h
Participants : Odile, Viviane, Lionel, Rémy, Arthur, Etienne
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Lionel à l'équipement dans le puits d'entrée.
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L'entrée est une succession de puits jusqu'à -250 environ. Cette
zone verticale nous fait traverser le secondaire.
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Odile équipe la dernière grande verticale (P55).
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Ensuite, méandres et boyaux s’enchaînent sur une zone de contact.
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L'équipe dans une galerie plein schistes.
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Cette partie est la plus éprouvante de la cavité. Certains boyaux
sont vraiment très étroits, la progression sportive.
Vers -300 nous débouchons sur un actif. L'ambiance devient sonore,
les volumes plus généreux, mais jamais énormes. Petite collation,
mais sans traîner, avec 10 degrés de moins que dans le minervois,
il faut rester actif ! C'est bien le souvenir que j'avais
gardé de la Pierre Saint Martin, il y fait froid... Mais j'ai quand
même repris les petits gants habituels, quelle erreur ! La
progression devient plus ludique mais pas de tout repos : chaos
de blocs, désescalades, petites verticales...
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Laminoir et actif
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;-)
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| Confluence |
La confluence marque l'arrivée dans des volumes plus généreux.
La fréquence des obstacles reste importante.
Une longue progression dans des petits rapides nous mène à la salle
des Deux-Sèvres vers -500.
Deux compères décident de prendre tranquillement le chemin du
retour.
Au bout de la salle nous franchissons une trémie (apparemment nous
avons loupé un passage plus commode en amont dans la salle) qui
marque un nouveau changement de géologie. La suite est une très
belle rivière creusée dans des calcaires en plaquettes bleu/noir
veiné de blanc. Le dernier tronçon de rivière est plus étroit.
L'eau coule directement sur cette magnifique roche qui m'est très
familière, en effet, elle ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de la rivière de Cabrespine.
Le sol est très sympa, avec des enchaînement de longues goulottes
rectilignes interrompues par de belles marmites remplies de gravier noir.
Une partie des quatre équipiers commence à fatiguer. Nous décidons
de faire deux équipes de deux. Un binome prend le chemin du retour
tranquillement. L'autre doit continuer vers le fond pendant 20 min
puis faire demi-tour. Au bout de 5 min seulement nous arrivons sur un
très beau siphon qui marque le fond de la cavité à -625m.
Demi-tour. Nous rattrapons assez vite le binome abandonné quelques
minutes auparavant. Nous remontons jusqu'à -300. Une petite photo
d'un plafond sympa,
un bout de saucisson, quelques sucreries, le
froid qui guette, on se jette dans la zone étroite, ça réchauffe.
L'arrivée à la base des puits est un moment agréable, on se sent
dehors, la zone qui frotte est maintenant derrière. Bizarrement, la montée est plus longue que la descente. Une fois sortis on se change en
un temps record, les -5°C ambiant doivent y être pour quelque
chose.
dimanche 1 janvier 2017
Samedi 31 Décembre 2016: Pour finir l'année en beauté....
Retour au trou des feuilles, l'après-midi, avec Seb et Elo.
Tout d'abord, bouchage sommaire de l'entrée du Blau avec deux bâches froissées. Ce n'est pas très efficace pour freiner la forte aspiration sensible à ce jour ( ceux qui ont des idées....de génie pour trouver un système....me contacter!). Suffisant cependant pour que seulement...20mn plus tard, une excellente aspiration soit sensible aux feuilles. Les deux extrémités de ces deux réseaux ne doivent vraiment pas être bien loin!
Après un essais infructueux à l'entrée, des retranscription automatique des données topo sur un portable, l'on reviens à du plus classique et éprouvé: la prise de note au crayon sur carnet! Elo, qui est vraiment très motivée, veux reprendre tous les relevés, en s'étant rendu compte au report de grosses erreurs à la précédente séance. Je la conseille et lui trouve les points. C'est à dire à ma façon: simple et efficace. L'on relève aussi la cheminée grimpée le 27 avec Denis, et j'en profite pour la déséquiper.
Pendant ce temps Seb a commencé à décaisser dans le passage terminal repéré le 27. Casse croûte, vite frais, et reprise musclée de la désob. Au paravent, j'avais confirmé à la fumée que c'est bien ce passage qui avale une bonne partie de l'aspiration du trou. Ce qui a bien motivé Seb, qui pensait que tout était bien colmaté....Position éreintantes, qui oblige à ce remplacer souvent. Puis je franchis ce nouveaux pertuis avec Seb: vers en haut une cheminée d'équilibre de quelques mètres. Tout droit:une sorte de laminoir avec le sol décaissable, et environ 4 à 5m devant une belle "noirude" très encourageante....La grande galerie continue bel et bien. L'on pouvait redouter pire...pour le dernier jour de 2017!Seb fait un plan désob extrême, mais malgré son gabarit de souris, n'avance que d'un mètre. Maintenant, il faudra les moyens classiques en équipe.5m de première. Vivement un épisode vraiment froid, et la confection d'un "bouchon de mise en pression" efficace pour le Blau....Et aussi la belle topo que ne vas pas tarder de nous faire Elo!
TPST:5H30
Retour au trou des feuilles, l'après-midi, avec Seb et Elo.
Tout d'abord, bouchage sommaire de l'entrée du Blau avec deux bâches froissées. Ce n'est pas très efficace pour freiner la forte aspiration sensible à ce jour ( ceux qui ont des idées....de génie pour trouver un système....me contacter!). Suffisant cependant pour que seulement...20mn plus tard, une excellente aspiration soit sensible aux feuilles. Les deux extrémités de ces deux réseaux ne doivent vraiment pas être bien loin!
| Mais q'elle est cette tribut qui ne s'arrète méme pas pendant les "fétes"?!!! |
| Mieux qu'à la basilique St Denis! |
| Tests à l'entrée |
jeudi 29 décembre 2016
Trou de ver
Jeudi 29 Décembre 2016
Peyre Fouillère
Participants : Henri, Laurent
TPST/ES : 6h
Une fin Décembre qui ressemble à une mi-Mai, les nappes karstiques et les courants d'air thermiques au plus bas, un anticyclone d'une puissance record, les cèpes qui poussent au Nouvel An, les migrateurs qui remontent en formation vers le Nord-Ouest... L'ambiance est à la science fiction en ce moment dans nos contrées.
Puisqu'on ne peut espérer de ventilation suffisante sur nos chantiers souterrains habituels, autant creuser en surface et bien au chaud, c'était le raisonnement du jour. Direction donc la nouvelle entrée du massif de Peyre Fouillère.
En continuant à décaisser la terre à l'entrée, la piquette rencontre à plusieurs reprises des lombrics d'une taille insensée. Impossible de les sortir en entier, mais la dernière fois, une bestiole de plus d'un mètre (!!!) était sortie d'une fissure 3m en contrebas dans le trou, pour plonger en directon du puits.
Ca semble être donc une espèce commune dans ce coin. Le problème c'est que, recherches faites, il n'existe semble-t-il aucune espèce de lombric de cette taille en France. Simplement une espèce qui qui peut faire 70cm en Allemagne (Forêt Noire), sinon il faut aller en Australie!!!
La science fiction est bien le thème du jour, et le nom de la cavité est tout trouvé, ce sera le Trou de Ver...ce qui nous amène à la célèbre théorie, selon laquelle le trou de ver est un raccourci hypothétique dans l'espace-temps.
Tout un programme surtout quand on est en train de creuser vers l'inconnu...
Partis de ce fait, enthousiastes, pour progresser vers un monde parallèle, la belle et délirante théorie fait malheureusement place petit à petit à la dure réalité.
Après deux heures de mission entre matière et antimatière, le résultat est à la hauteur : nous avons entièrement bouché la cavité...
Mais on ne se laisse pas abattre, et la matière continue à être déblayée dans l'après-midi. Enfin nous réouvrons un orifice. Il aspire à fond.
Suite au prochain numéro : le vide, bien réel, est à quelques mètres devant...
Bon réveillon à tous et à l'année prochaine pour de nouvelles aventures qui promettent d'être pleines de suspense....
Peyre Fouillère
Participants : Henri, Laurent
TPST/ES : 6h
Une fin Décembre qui ressemble à une mi-Mai, les nappes karstiques et les courants d'air thermiques au plus bas, un anticyclone d'une puissance record, les cèpes qui poussent au Nouvel An, les migrateurs qui remontent en formation vers le Nord-Ouest... L'ambiance est à la science fiction en ce moment dans nos contrées.
Puisqu'on ne peut espérer de ventilation suffisante sur nos chantiers souterrains habituels, autant creuser en surface et bien au chaud, c'était le raisonnement du jour. Direction donc la nouvelle entrée du massif de Peyre Fouillère.
En continuant à décaisser la terre à l'entrée, la piquette rencontre à plusieurs reprises des lombrics d'une taille insensée. Impossible de les sortir en entier, mais la dernière fois, une bestiole de plus d'un mètre (!!!) était sortie d'une fissure 3m en contrebas dans le trou, pour plonger en directon du puits.
Ca semble être donc une espèce commune dans ce coin. Le problème c'est que, recherches faites, il n'existe semble-t-il aucune espèce de lombric de cette taille en France. Simplement une espèce qui qui peut faire 70cm en Allemagne (Forêt Noire), sinon il faut aller en Australie!!!
La science fiction est bien le thème du jour, et le nom de la cavité est tout trouvé, ce sera le Trou de Ver...ce qui nous amène à la célèbre théorie, selon laquelle le trou de ver est un raccourci hypothétique dans l'espace-temps.
Tout un programme surtout quand on est en train de creuser vers l'inconnu...
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| Etat des lieux à la mi-journée |
Après deux heures de mission entre matière et antimatière, le résultat est à la hauteur : nous avons entièrement bouché la cavité...
Mais on ne se laisse pas abattre, et la matière continue à être déblayée dans l'après-midi. Enfin nous réouvrons un orifice. Il aspire à fond.
Suite au prochain numéro : le vide, bien réel, est à quelques mètres devant...
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| Sondage de la suite |
Trassanel : rencontres en terre connue
Mercredi 28 Décembre
Participants :
- Trassanel I & II : Jean-Etienne + deux amis belges
- Trassanel IV : Alexandre, Bruno, Élodie, Sébastien
TPST : 9 heures
De retour de la montagne, déserte en cette période de fêtes... Et puis :
- Motivée pour une sortie à Trassanel ?
- Quand ?
- Demain matin ?
Branle-bas de combat. Coup de fil à Jean-Luc puis à Jean-Claude pour les clefs. Le lendemain matin, nous prenons donc la route, cap sur l'Aude. 150 bornes de brouillard plus tard, nous voici chez Jean-Claude, à chercher des clefs fantômes. C'est décidément une tradition par ici. Peut-être ont-elles été prises par d'autres visiteurs ? Détour par le parking et...
Bingo. Un groupe de spéléo finit de s'équiper. Jean-Etienne avec deux collègues belges partent pour les réseaux I et II, Alex et son pote Bruno - et sa combi neuve - tentent le réseau IV et appréhendent un peu. Nous serons donc 7 dans la cavité, dont 4 au fond. Nous nous équipons à notre tour, puis nous les retrouvons en haut du puits Ribéro pour la descente. Séquence émotion pour les moins aguerris face à la grande verticale...
Le courage c'est avoir peur, mais y aller quand même. Un par un les courageux engagent la descente, en silence. Arrivés en bas du puits Ribéro. Pression, stress. Encore une cinquantaine de mètres de verticale à descendre, et surtout à remonter. Le courage c'est... Oui, ça va, on connaît la chanson. L'histoire se répète donc dans le second puits.

Descente en silence, puis soudain les cris de joie des premiers qui touchent le fond. Envolée la pression, parti le stress, et la remontée, on y pensera plus tard. Trassanel IV est à nous.
Nous déambulons avec bonheur dans ces superbes galeries de métro concrétionnées... Que dire de plus... Ceux qui connaissent la cavité savent, pour ceux qui n'y ont pas encore mis les bottes, voir les magnifiques photos d’Étienne. Alex et moi connaissons mal le réseau, mais chacun se souvient d'un passage-clef différent; Élodie et Bruno eux traquent les balisages. Ensemble, nous parcourons ainsi tout le réseau, de la trémie à Mata aux Mystères.
Demi-tour. La stoots d’Élodie faiblit, la fatigue commence à se faire sentir. De retour aux cordes. Alex et Bruno retrouvent la pression là où ils l'avaient laissée... et entament alors un repas aux chandelles pour se donner du courage.
Élodie et moi remontons le puits de cinquante mètres puis attendons dans la pénombre. Des lumières, des bruits de bête, la voix d'Alex qui conseille. Bruno émergera du puits après une demi-heure de lutte, suivi de près par Alex. Il n'a jamais rien remonté d'aussi grand... Et le puits Ribéro qui nous attend fait près du double de celui-ci. Le courage, c'est être fatigué, mais y aller quand même.
Au pied du dernier obstacle. 93 mètres de verticale. Je jette un coup d’œil à la montre... Alex et Bruno seront en retard. Changement d'organisation pour la remontée. Élodie et Alex partent devant. Je reste avec Bruno et l'encadre de très près. Réglage du torse, des pédales, trucs et astuces divers. Je prépare la poulie-bloc et la corde perso, au cas où.
Bruno entame sa remontée. Chaque mètre, chaque fractionnement est un combat. Bruno ne lâche rien. Je l'aide au mieux, d'en bas pour lui tendre la corde, d'en haut pour l'aider à enlever le croll. Je remercie les équipeurs qui ont bossé pour rendre cette remontée plus confortable. La fatigue aidant (?!), Bruno commence à trouver les bons gestes. Le moral tient bon. Des voix au loin là-haut... Encore 1,2 non 3 déviations... 2 fractios... Encore 10 mètres... et Bruno sort du puits sous les applaudissements, après 1h30 d'effort.
Pas vraiment le temps de récupérer. Nous filons vers la surface pour passer le coup de fil libérateur signalant notre sortie. Épilogue heureux sous les étoiles. Un collectif improvisé où chacun a beaucoup donné, à sa façon; une cavité majeure... Une belle journée de spéléo.
Participants :
- Trassanel I & II : Jean-Etienne + deux amis belges
- Trassanel IV : Alexandre, Bruno, Élodie, Sébastien
TPST : 9 heures
De retour de la montagne, déserte en cette période de fêtes... Et puis :
- Motivée pour une sortie à Trassanel ?
- Quand ?
- Demain matin ?
Branle-bas de combat. Coup de fil à Jean-Luc puis à Jean-Claude pour les clefs. Le lendemain matin, nous prenons donc la route, cap sur l'Aude. 150 bornes de brouillard plus tard, nous voici chez Jean-Claude, à chercher des clefs fantômes. C'est décidément une tradition par ici. Peut-être ont-elles été prises par d'autres visiteurs ? Détour par le parking et...
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| Nous ne sommes pas seul... |
Bingo. Un groupe de spéléo finit de s'équiper. Jean-Etienne avec deux collègues belges partent pour les réseaux I et II, Alex et son pote Bruno - et sa combi neuve - tentent le réseau IV et appréhendent un peu. Nous serons donc 7 dans la cavité, dont 4 au fond. Nous nous équipons à notre tour, puis nous les retrouvons en haut du puits Ribéro pour la descente. Séquence émotion pour les moins aguerris face à la grande verticale...
Le courage c'est avoir peur, mais y aller quand même. Un par un les courageux engagent la descente, en silence. Arrivés en bas du puits Ribéro. Pression, stress. Encore une cinquantaine de mètres de verticale à descendre, et surtout à remonter. Le courage c'est... Oui, ça va, on connaît la chanson. L'histoire se répète donc dans le second puits.

Descente en silence, puis soudain les cris de joie des premiers qui touchent le fond. Envolée la pression, parti le stress, et la remontée, on y pensera plus tard. Trassanel IV est à nous.
Nous déambulons avec bonheur dans ces superbes galeries de métro concrétionnées... Que dire de plus... Ceux qui connaissent la cavité savent, pour ceux qui n'y ont pas encore mis les bottes, voir les magnifiques photos d’Étienne. Alex et moi connaissons mal le réseau, mais chacun se souvient d'un passage-clef différent; Élodie et Bruno eux traquent les balisages. Ensemble, nous parcourons ainsi tout le réseau, de la trémie à Mata aux Mystères.
Demi-tour. La stoots d’Élodie faiblit, la fatigue commence à se faire sentir. De retour aux cordes. Alex et Bruno retrouvent la pression là où ils l'avaient laissée... et entament alors un repas aux chandelles pour se donner du courage.
Élodie et moi remontons le puits de cinquante mètres puis attendons dans la pénombre. Des lumières, des bruits de bête, la voix d'Alex qui conseille. Bruno émergera du puits après une demi-heure de lutte, suivi de près par Alex. Il n'a jamais rien remonté d'aussi grand... Et le puits Ribéro qui nous attend fait près du double de celui-ci. Le courage, c'est être fatigué, mais y aller quand même.
Au pied du dernier obstacle. 93 mètres de verticale. Je jette un coup d’œil à la montre... Alex et Bruno seront en retard. Changement d'organisation pour la remontée. Élodie et Alex partent devant. Je reste avec Bruno et l'encadre de très près. Réglage du torse, des pédales, trucs et astuces divers. Je prépare la poulie-bloc et la corde perso, au cas où.
Bruno entame sa remontée. Chaque mètre, chaque fractionnement est un combat. Bruno ne lâche rien. Je l'aide au mieux, d'en bas pour lui tendre la corde, d'en haut pour l'aider à enlever le croll. Je remercie les équipeurs qui ont bossé pour rendre cette remontée plus confortable. La fatigue aidant (?!), Bruno commence à trouver les bons gestes. Le moral tient bon. Des voix au loin là-haut... Encore 1,2 non 3 déviations... 2 fractios... Encore 10 mètres... et Bruno sort du puits sous les applaudissements, après 1h30 d'effort.
Pas vraiment le temps de récupérer. Nous filons vers la surface pour passer le coup de fil libérateur signalant notre sortie. Épilogue heureux sous les étoiles. Un collectif improvisé où chacun a beaucoup donné, à sa façon; une cavité majeure... Une belle journée de spéléo.
mercredi 28 décembre 2016
Dimanche 25 décembre.
Ruisseau de la Jasse. Villeneuve Minervois
Ce
dimanche de Noël, en quête d’un petit décrassage, virée au dessus du ravin de la Minière, au nord-est de Villeneuve. Au cours d’une partie de chasse, j’ai
repéré un petit trou dans le talus du ruisseau. Un léger courant d’air s’en
exhale. Cette zone fait l’objet de recherches depuis de nombreuses des années. En
2007/2008, nous avions décaissé sans succès le ruisseau, à l'endroit d'une perte
importante des eaux. En 2010, lors d’une grosse crue, un cratère de 2m50 de
diamètre et 6 m de profondeur s’est brutalement ouvert, une cinquantaine de
mètres au dessus. Aucune suite n’était visible. Cette excavation s’est
complètement rebouchée lors de la crue suivante. Un soutirage important existe dans
le secteur. Il faut dire que sur le plateau de Saint Martin, 150m au dessus,
existe une énorme doline, la plus grosse du Minervois (dixit Masdan). Il s’agit
d’un cratère d’environ 130m de diamètre et de 20 m de profondeur. Celui-ci a
toujours fait fantasmer les populations locales et internationales Il a été
mentionné sur une bande dessinée « Blake et Mortimer » du belge Edgar
Pierre Jacobs, père de la BD. Il parlait d’un cratère occasionné par une
météorite. Au début des années 70, la découverte d’une grotte dans la bergerie
de St Martin et d’une conduite forcée venant de ce site a effacé ces croyances
et prouvé qu’il s’agissait d’une immense salle souterraine effondrée. Depuis,
les recherches pour accéder à ce réseau sont restées vaines.
L’espoir
d’y parvenir toujours intact, nous creusons avec ma fille Marie pendant 2
heures. Nous réussissons à dégager la zone et mettons à jour une faille. La t°
extérieure est presque en équilibre. Malgré cela, un fort courant d’air
intermittent est présent. Le problème est l’étroitesse de la fissure qui fait
une dizaine de cm. Les cailloux projetés descendent sur plusieurs mètres en
ricochant sur les parois. Ils atterrissent dans un espace plus important sur un
sol meuble. Un détail m’intrigue toutefois : la résonance ne semble pas
compatible avec la taille de la faille. Alors, un élargissement proche sur les
côtés ? Une autre séance de décaissement sera nécessaire pour redonner ou
anéantir l’espoir d’accéder enfin à ce réseau mythique.
mardi 27 décembre 2016
| Plateforme aérienne |
| Steve |
| Vieux singe....intact.... |
| Denis et ces grandes jambes... |
| Début de l'escalade |
| Préparatifs |
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