vendredi 13 mars 2026

Visite de la Grotte Tissière (R18)

Jeudi 12 mars 2026

Participants : Daniel C., Alary

TPST : 1h / Grotte Tissière (R18), Cabrespine

Avec Daniel on se retrouve une après-midi sur les pentes du Roc d'Agnel pour retrouver un trou oublié depuis longtemps. Une description datant de 84, quelques indications de Masdan et un point GPS issu d'une conversion devront nous permettre de le retrouver.

Nous nous garons sur le parking au pied de la route du gouffre de Cabrespine et filons tout droit, remontant la pente par le bartas. Arrivé 150m plus haut en distance, j'aperçois sur le flanc d'en face un paysage qui me rappelle celui de l'Embuc. Avec cette observation et d'après notre fiche, nous ne sommes pas sur le bon flanc. Daniels parcourt les hauteurs quand je redescends un peu retrouver à l'instinct l'entrée de l'Embuc, ce qui me donnera un bon point de repère pour affiner la position de la grotte que nous cherchons. Je mets presque immédiatement la main dessus, me rappelant de quelques arbres et de quelques cailloux annonçant sa position. Depuis ce point, suivant le flanc est, il me faut avancer de quelques dizaines de mètres. La grotte est là, finalement bien pointée par le GPS.
L'entrée
La galerie est de belle dimension, avec des formes de creusement en régime noyer. Comme nous y sommes confortables debout, nous prenons le temps de bien tout regarder. Au bout de quinze mètres, un ressaut de 4m perce le sol. Les parois qui le surplombent sont criblées d'impacts de cailloux, comme si un tir en avait projeté, ou comme si des générations de visiteurs s'étaient amusées à balancer des caillasses partout. Le pied du ressaut est d'ailleurs entassé de blocs. La fiche fait mention dans ce niveau inférieur d'une diaclase de 5cm de large avec un léger courant d'air. Nous la localisons. Pas d'air.
La diaclase vue à l'horizontal
Nous envoyons quelques cailloux mais ils s'arrêtent rapidement soit sur un sol, soit dans une flaque... Mais après quelques autres coups, un heureux ferra le flipper et descendra bien plus bas en faisant raisonner étonnamment la paroi de droite comme si celle-ci n'était qu'une lame.

On remonte pour aller jusqu'au bout de la grotte. Le climat y est très sec, la calcite sur les parois part en poussière et laisse le calcaire bleuté réapparaître, avant de lui aussi, partir en poussière. En bas, dans un étroit renfoncement, je mets la main sur un petit ballon !
La balle
En hauteur en face d'une belle diaclase bien nette, un caillou noir style charbon attire mon attention. Je grimpe en opposition voir ce qu'il en est. En fait c'est une motte d'argile où seule une partie de sa surface a été noircie. Il est plutôt friable. Je le repose là où il était.

Dans sa loge, dans ma main
Dans les plafonds, j'image la trouvaille
Après ça nous prenons quelques photos et rejoignons la sortie. 

Ici la vidéo de Daniel pour en faire la visite virtuelle :

8 commentaires:

guilhem henri a dit…

Pas d'air, donc pas de possibilité de suite?
Ou c'est placé par rapport à l'embuc?

Alary a dit…

J'ai pas de reports de surface, mais je crois que c'est plutôt éloigné

Alary a dit…

Les deux quand même sont sur un axe plein nord. Peut être la partie ouest du réseau serait sou jacente mais c'est pas tout près non plus

Stoche a dit…

La Grotte Tisseyre (nom d'un ancien maire de Cabrespine) se trouve juste au-dessus du fond de l'Embuc, au-dessus de la salle de la Craquette il me semble. Mais 80/90 m au-dessus.

guilhem henri a dit…

Il me semblait bien que l'orthographe n'était pas bonne. 80m ç laisse de la marge pour trouver un étage inconnu! Certainement colmaté car ancien...

Alary a dit…

C'est pourtant comme ça que le nom est orthographié dans la fiche

Anonyme a dit…

Volumes généreux compte tenu de la proximité du flanc. Ca nous donne quoi comme Z ? Embuc comme celui là et d'autres : les volumes et développements sont sur de la fracturation Nord Sud décomprimé et la clé est toujours de trouver le passage vers l'Ouest, passage compliqué pour l'eau et par conséquent pour nous... C'est très intéressant de revoir ces trous, n'oublions pas que 15 kg de fluo et 20 d'éosine ne sont jamais ressorti de la perte sous l'embuc donc le réseau de flanc que nenni ! Juste comprendre cette histoire de fracturation et bien pister les suites vers l'Ouest.

masdan a dit…

Ce que l'on pourrait appeler le V est complètement colmaté. De plus la découverte d'alvéolines en excellent état de conservation pourrait peut-être dire que le V existait avant le tertiaire et a été submergé par la mer (!!!) Ce qui est sûr, c'est que le trou de la marmite du Maquis a été bien rempli puis a subi un formidable soutirage, tout comme le Trou de la Barre.